09 octobre 2011

35 photographes vous parlent

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Grâce à Caroll, un ami, j'ai découvert un article de Sandrodicarlodarsa consacré aux photographes de Magnum, la célèbre agence. En voici un extrait. Enjoy !

35 photographes vous parlent

Parce qu’ils n’ont plus besoin de conseils en photo et parce que les jeunes photographes en ont toujours besoin voici une version française des conseils prodigués par 35 photographes de l’agence Magnum. Après avoir lu tous ces conseils il ressort de façon évidente que le photojournalisme tel qu’il est pratiqué chez Magnum est bien loin de la pratique quotidienne du photographe de presse lambda. On s’en doutait.

Difficile de résumer l’ensemble, vous devrez donc tout lire, entre les évidences et les découvertes ça ne fait jamais de mal même pour les plus expérimentés.

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Abbas’ Magnum Portfolio

“Trouvez-vous une bonne paire de chaussure et… tombez amoureux.”




“Je conseillerais de lire beaucoup de littérature et de regarder le moins possible ceux des autres photographes. Travailler tous les jours sans commande ni argent, travailler, travailler, travailler avec discipline pour soi-même et pas pour des éditeurs ou un prix. Et aussi collaborer avec d’autres personnes, pas forcément des photographes mais des gens que vous admirez. La clef de l’apprentissage c’est la participation !”



“Oubliez le métier qu’est de devenir un photographe. Premièrement, soyez un photographe et peut être que la profession viendra après. Ne soyez pas impatient de payer vos factures avec votre appareil photo. Jimi Hendrix n’avait pas décidé de devenir un musicien professionnel avant d’apprendre à jouer de la guitare. Non, il aimait la musique et il a créé quelque chose de beau et ALORS c’est devenu un métier. Larry Towell, par exemple, n’était pas un photographe professionnel jusqu’au moment où il est devenu un photographe connu. Faites les images que vous sentez obligatoire et peut être que cela mènera à une carrière. Mais si vous essayez de faire la carrière en premier, vous ferez des images merdiques qui vous importeront peu.”



“Mon conseil aux photographes est de sortir des sentiers battus et de prendre des photos. Mais également, si vous êtes étudiants, apprenez autant de langues que vous le pouvez, allez au cinéma, lisez, visitez des musées… Gavez votre esprit !”



“Je crois que la photographie – comme beaucoup d’autres choses que nous faisons dans la vie – est l’expression exacte de ce que nous sommes à un moment donné : à chaque fois que vous composez et déclenchez vous donnez vie à vos pensées et opinions sur le monde qui vous entourent. Au delà d’une patience évidente (la photographie est un medium complexe, une voix qui nécessite du temps pour se développer) et de la persévérance et de l’humilité nécessaire aux échanges avec les autres, je recommanderais de travailler pour devenir un individu plus développé, informé, plus conscient, et d’être un citoyen engagé. Cela se traduira par une compréhension plus complexe et plus profonde du monde qui vous entoure, et alors apparaitra une photographie plus riche et pleine de sens.”

La suite de l'article est à découvrir ici ;-)

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06 octobre 2011

Miles Davis à Nîmes

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Amis nîmois, réjouissez-vous ! Dans le cadre du 20ème anniversaire de la mort de Miles Davis, 9 photographies majeures de l'artiste, prises à l'occasion de concerts par Guy Le Querrec sont présentée au Carré d'Art du 27 septembre au 22 octobre. Pour les avoir vues hier, elles valent le détour !

Le 15 octobre prochain, Guy Le Querrec, membre de l'agence Magnum Photos, et l'un des plus grands photographes de jazz, sera présent à la Fnac lors d'une séance de signature de son livre.

Guy Le Querrec était encore amateur quand il photographie pour la première fois Miles Davis. C'était le jeudi 1er octobre 1964, à la Salle Pleyel à Paris. Il va le retrouver à plusieurs reprises dans son viseur, côté scène et côté coulisse (aéroports, hôtels, loges), notamment le jeudi 19 juillet 1984 au 9e International Jazz Festival de Nîmes.

Il est alors, depuis quelques années, membre de Magnum Photos. Ce photographe autodidacte, fort de son expérience de reportages en Afrique, dans la banlieue populaire de Paris et sur le théâtre de la Révolution des œillets au Portugal, toujours armé de son Leica, développe sa passion du jazz. C'est à la fin des années 1950 qu'il prend ses premières images de musiciens de jazz à Londres. Miles Davis n'a pas échappé à son objectif, dont ses plus beaux portraits sont issus.

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Exposition Miles Davis - Guy Le Querrec

Du Mardi 27 Septembre 2011 au Samedi 22 Octobre 2011

Bibliothèque Carré d’Art Mur Foster


P.S : Miles Davis s’est produit quatre fois dans les arènes de Nîmes, en 1984, 1985, 1986 et 1988 avec des inspirations à chaque fois très différentes, marquant les arènes et le Nîmes International Jazz Festival de sa musicalité intemporelle.

Guy Le Querrec, membre de l’Agence Magnum Photos, est un des plus grands photographes de jazz. Il propose pour cette exposition 9 photographies majeures de Miles Davis, prises à l’occasion de concerts.

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03 mai 2011

100 photos de René Burri pour RSF

Tout frais, tout chaud, tout beau, il est dans les kiosques et sur le net, rien que pour vos yeux :-)




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Quelques mots sur l'Album

« 100 photos de René Burry pour la Liberté de la Presse »







L’apparition du Che en couverture d’un album de Reporters sans frontières ne va pas de soi.

Cette image, emblématique du travail de René Burri, est représentative de ses plus grands reportages.







Après plus de soixante années de carrière, des photographies parmi les plus connues de l’histoire, des reportages publiés dans les journaux les plus réputés, des séries sur Le Corbusier ou Pablo Picasso devenues mythiques, René Burri appartient à la toute petite famille de ceux communément appelés les « monstres sacrés » de la Photographie.







En avant-propos, Daniel Cohn-Bendit souligne, dans le travail de Burri, l'engagement du photoreporter ; François Hébel rend hommage, dans sa préface, à l'immense carrière de ce photographe historique.





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Avant-propos de l’album (extrait)


Que Reporters sans frontières me demande d’écrire la préface de son magazine pour la liberté de la presse n’a rien d’extraordinaire.

Là où ça devient plus insolite, c’est quand la photo en couverture est celle d’une icône politique,
sex-symbol transgénérationnel, dont la révolution a plutôt mal tourné !

Plus sérieusement, par-delà le paradoxe apparent de sensibiliser au problème de la liberté d’expression avec une photo du Che,
il est avant tout question du portrait légendaire de René Burri qui continue d’interpeller les esprits sans perdre de sa vivacité.

Burri, c’est le reporter qui nous livre les parts délaissées d’un monde commun.

Burri, c’est aussi celui dont l’œuvre évocatrice déconcerte nos sens. [...]








À la manière d’un éclaireur,
le photoreporter nous ouvre le monde et élargit le champ des consciences.

Ce rôle d’alerte est crucial pour préserver l’empathie et déjouer le cynisme qui touche trop souvent les sphères politique et économique.

En disséminant l’information,
le journaliste et, en particulier, le reporter contribuent à forger un sentiment d’appartenance à un même monde
au point, parfois, de déranger, voire de brusquer notre bonne conscience...

[...]


Par Daniel Cohn-Bendit
Coprésident du Groupe des Verts/ALE au Parlement européen









© texte et source photos : RSF


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Miss You

29 août 2010

Automne 2010, saison photographique

Grâce au Point, passage en revue des expos et dates à venir ;-)



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Cet automne, saison photographique par excellence,

les clichés s'exposent, beaux et nombreux,

dans les galeries, les parcs et les musées parisiens.




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Deux guest-stars chez Polka :



Peter Lindbergh, le photographe de mode qui a shooté et propulsé sur le devant de la scène les plus célèbres tops des années 1980 (Linda, Naomi, Cindy...),
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Portrait de gauche © Paolo Roversi - Portrait de droite © Peter Lindbergh



• et Stanley Greene, grand reporter, l'un des plus doués de sa génération, qui dévoile son expo intitulée Enfer et Paradis.
Tout un programme.
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© Stanley Greene


Du 10 septembre au 10 novembre, Galerie Polka. 01.71.20.54.97.



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Pierre et Alexandra Boulat, 100 photos pour la liberté de la presse
(avec Reporters sans frontières)


Double hommage au père et à la fille, disparue trop tôt, en 2007.
Deux pointures du photojournalisme.
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© Alexandra Boulat


Du 9 septembre au 27 février 2011, Petit Palais. 01.53.43.40.00.


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André Kertész


Première rétrospective en Europe consacrée à ce maître du XXè siècle (né à Budapest en 1894) qui a dédié tous ses négatifs à l'Etat français. Un événement.
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© André Kertész


Du 28 septembre au 6 février 2011, Jeu de Paume (Concorde).01.47.03.12.50.



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Harry Callahan


Une centaine de tirages en noir et blanc du photographe américain (1912-1999) permettra de découvrir les thèmes de prédilection du photographe - la ville, sa famille et la nature, trois axes intimement liés à sa vie personnelle.
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© Harry Callahan


Du 8 septembre au 19 décembre, fondation Henri Cartier-Bresson, à l'occasion du Mois de la photo. 01.56.80.27.00.


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La France de Depardon


Un tour de France en 36 tirages très grand format qui rendent hommage aux influences du photographe-cinéaste (Walker Evans et Paul Strand).
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© Raymond Depardon « Argelès »


Du 30 septembre au 9 janvier 2011, BNF François-Mitterrand. 01.53.79.59.59.


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Reza


22 portraits en grand format du photoreporter qui parcourt le monde depuis 30 ans.
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© Reza


Baptisée Une terre, une famille, l'expo se déploie sur la totalité du parc de la Villette.
Une fresque monumentale composée par les visages photographiés lors de ses nombreux voyages, du Rwanda au Cambodge, du Caire à la Mongolie.

Du 16 septembre au 3 janvier 2011, La Villette. 01.40.03.03.75.



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Deux nouveaux lieux :



- Le BAL dédié à l'image-document ouvrira ses portes à Paris le 18 septembre, près de la place de Clichy, dans une salle de bal des années folles rénovée.

Du 18 septembre au 19 décembre, le BAL présentera son exposition inaugurale : Anonymes, réunissant les oeuvres de dix photographes et cinéastes de renom interrogeant la représentation possible de la notion d'anonymat avec, au coeur du sujet, le continent nord-américain :

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© Walker Evans



Walker Evans, Chauncey Hare, Standish Lawder, Lewis Baltz, Anthony Hernandez, Sharon Lockhart, Jeff Wall, Bruce Gilden.

Le BAL est un projet de l'Association des amis de Magnum Photo, présidée par Raymond Depardon et dirigée par Diane Dufour.


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- L'agence et galerie Vu déménage et s'installe au coeur de la Nouvelle Athènes (9e arrondissement), dans l'ancien hôtel particulier du peintre Paul Delaroche.

La première expo dans ce bel écrin historique sera dédiée à Jean-Christian Bourcart (prix Niépce 2010).

Du 24 septembre au 30 octobre. www.galerievu.com

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© Jean-Christian Bourcart




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Un nouveau festival


Au coeur du Marais, PHOTOCOLLECTION accueille 16 auteurs et une série de rencontres-débats.

L'"objectif" : faciliter la vente et l'achat de photos - en conseillant les collectionneurs débutants - tout en faisant connaître de jeunes talents.

À découvrir : les travaux de Marc Meininger, Gilles Picarel, René Tanguy, Stéphane Houari, Irène Jonas, Marthe Lemelle, Isabelle Levistre, Eva Mayer, Alexandra Wolf...

Du 16 septembre au 16 octobre, Centre Iris. 01.48.87.06.09.

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© Alexandra Wolf




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Et aussi :


Gilles Caron, du 9 septembre au 16 octobre chez Thierry Marlat ; un hommage en images à Jimi Hendrix le 15 septembre à la boutique Renoma, à l'occasion de la célébration des 40 ans de sa mort (dix photographes dont Alain Dister, Claude Gassian ...) ;

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© Alain Dister



Yul Brynner, acteur et photographe, du 29 septembre au 23 octobre à la galerie du passage ; Kimiko Yoshida et Fabien Chalon, du 8 septembre au 31 octobre, à la Maison européenne de la photographie ; carte blanche à Patrick Tourneboeuf (Tendance Floue) du 2 au 19 septembre, au théâtre de l'Odéon ...


Article signé Le Point


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Sans oublier bien sûr,

en dehors de la Capitale,

le Festival Visa pour l'image à Perpignan,

qui a fêté ses 20 ans en 2008,

et où vous pourrez retrouver L'exposition Sagesse de l'humanité.



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Miss You

29 avril 2010

RSF a 25 ans – 101 photos de Magnum

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Le petit dernier sort aujourd’hui, pour un très bel anniversaire (25 ans de lutte, de témoignages, malgré tous les obstacles),

et... C’est une merveille !!






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Extrait de la préface signée Robert Badinter :


« Les sorciers de notre temps »



Rendons grâce à l’agence Magnum. Nombre des plus célèbres photographes de presse (Robert Capa, Henri Cartier-Bresson, Elliott Erwitt, Raymond Depardon, Marc Riboud, etc.) ont parcouru le monde sous son sigle prestigieux. Et ce bel album témoigne de leur talent, de leur courage et de leur humanité.


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Marc Riboud
Washington D. C, 21 octobre 1967.
Devant le Pentagone, lors d'une marche pour la paix au Vietnam,
Jane Rose Kasmir, donne un beau visage à la jeunesse américaine



C’est l’histoire cruelle de notre temps que nous découvrons en tournant avec émerveillement les pages. On y retrouve quelques-unes des photos les plus célèbres, celles qui ont forgé notre mémoire collective : le milicien républicain foudroyé sur le front de Cordoue en 1936, sous l’éclatant soleil de l’Andalousie.


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Robert Capa


Ou l’adolescent à califourchon sur le mur de Berlin le 11 novembre 1989, symbole joyeux du totalitarisme vaincu.

Voici aussi les portraits de ceux qui ont marqué notre temps : Che Guevara avec son cigare à La Havane en 1963.


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Elliott Erwitt



Le dalaï-lama, encore jeune adolescent, arrivant à Delhi au terme de son exode du Tibet.

Ou Jacqueline Kennedy, le visage voilé sous le regard de Robert Kennedy, lors des funérailles du président assassiné.


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Elliott Erwitt



Et encore Martin Luther King devant le Lincoln Memorial délivrant son discours : « J’ai fait un rêve » en 1963.


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Ce bel album que je tiens pour un honneur de préfacer est doublement précieux : par la qualité exceptionnelle, artistique et historique, des œuvres réunies ; et parce que ces photos témoignent du talent et du courage de ces “reporters sans frontières” pour lesquels il ne saurait y avoir de Liberté sans liberté de la presse.


Robert Badinter
Sénateur des Hauts-de-Seine
Ancien Garde des Sceaux
Ancien Président du Conseil constitutionnel
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L’information est précieuse, protégeons-la ensemble !


En vente dès le 29 avril 2010
Chez votre marchand de journaux, votre libraire, dans les Fnac, Virgin, Relay, Maison de la Presse et Mag Presse.


Source textes et photos


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D'autres photos à découvrir ou retrouver dans l'album



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Elliott Erwitt



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Stuart Franklin




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Abbas Kiarostami






Miss You

05 février 2010

Elliott Erwitt, photographe malicieux

Il y a des semaines comme ça où les rétrospectives autour d'un thème, d'un métier, d'un art se multiplient. Après Izis et Robert Doisneau, c'est aujourd'hui au tour d'Elliott Erwitt.

Pour mon plus grand plaisir et, j'espère, aussi le vôtre ;-)



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La rétrospective : Personnal Best



Depuis plus de 50 ans ses reportages, ses illustrations et publicités sont publiés dans le monde entier.

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Parcours d’un géant en 130 oeuvres à la MEP, Maison Européenne de la Photographie, celui d’Elliot Erwitt, photographe américain né de parents russes à Paris, qui a grandi en France et en Italie, émigre aux Etats-Unis en 39 et revient s’installer en Europe 10 ans plus tard. Infatigable voyageur, Erwitt n’a pas son pareil pour capter la cocasserie du spectacle du monde.

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C’est la première grande rétrospective en France depuis 2006 où le Festival du photojournalisme Visa pour l’image à Perpignan avait rendu hommage à ce photographe américain âgé aujourd’hui de 82 ans, membre de l’agence Magnum depuis 1953, pour la sortie de son livre monumental « Personal Best », livre-somme de sa vie, avec 350 de ses images préférées sur un demi-siècle de clichés...

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L’exposition de 130 œuvres, beaucoup de grands formats, à la Maison Européenne de la Photographie à Paris porte le même titre « Personal Best ».

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Erwitt a fait une sélection de photos, dont certaines très peu vues, comme des vintages des années 80 sur un concours de beautés nues en Californie, de sublimes images des capitales du monde, et d’autres devenues des icônes au siècle dernier, sur les enfants, les chiens, les célébrités et la politique, notamment cette image de la rencontre Kroutchev/Nixon, choisie par Nixon à l’insu d’Erwitt pour sa campagne présidentielle.

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"Personne n’était plus anti-Nixon que moi, s’excuse-t-il".... Au moment où il appuie sur le déclencheur, le photographe, né de parents russes, comprend parfaitement que Kroutchev lance, lui semble-t-il, un « va te faire foutre ! » au futur président américain, malgré la traduction très diplomatique des interprètes... (Source)

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Elliott Erwitt.
Du 3 février au 4 avril.
Maison Européenne de la Photographie (MEP)
5/7, rue de Fourcy, Paris, IVe
.


Un entretien avec lui (en anglais) sur France Info


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Quelques mots de lui



« Faire rire les gens est l’une des plus parfaites réussites qu'on puisse espérer ».


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Pourquoi les chiens ? « Ils ne demandent rien pour être publiés » confiait-il à Polka


"La photographie c'est la synthèse d'une situation.
L'instant où tout s'assemble.
L'idéal insaisissable
."

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"Tout est question de savoir réagir à ce que l'on voit, de préférence sans idée préconçue.
Il y a partout des photos à faire. Il s'agit simplement de remarquer les choses et de savoir les organiser.
Il faut juste s'intéresser à ce qu'il y a autour de soi et se soucier de l'humanité, de la comédie humaine
".

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Son site


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Miss You

16 janvier 2010

Dennis Stock, photographe d’icônes

deandennisstockduo.jpg Dean


Dennis Stock est mort lundi 11 janvier, en Floride à l’âge de 81 ans. Ce photographe prolifique, auteur de 28 livres, est surtout connu pour avoir saisi James Dean marchant au petit matin, à Times Square, silhouette de héron sous la pluie, mains dans les poches et clope au bec.

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Ce portrait légendaire, pris en 1955 à New York, reste comme le miroir idéal de «Jimmy», où se fige sa grâce mélancolique, moue de rockeur débutant et grâce cancre. Ils s’étaient rencontrés à Hollywood via Nicholas Ray, qui s’apprêtait alors à tourner la Fureur de vivre.

deancochon.jpg Dean


Stock avait 27 ans, et Dean 24 ans. Ce sera le début de leur amitié, entretenue par un objectif glouton face à un modèle surnaturellement photogénique. Jimmy dans la ferme de son oncle, les pieds dans la porcherie ; Jimmy à deux pas de l’Actors Studio ; Jimmy dans un cercueil capitonné, en Dracula frileux, sept mois avant le crash…

planetbus.jpgLa Planète des singes


«J’ai aimé faire ces photos, confiera Dennis Stock à Libération en 2007, car Dean est, ce qu’on appelle en allemand, un "jeder Mann", un homme quelconque. Quand il s’est tué, ça m’a déprimé. J’ai demandé à quitter Hollywood

planetrue.jpg La Planète des singes



Humaniste.

Né en 1928 à Woodstock dans l’Etat de New York, Stock s’engage tôt dans la marine à la mort de son père. Retour à la vie civile en 1947.

rosenberg.jpg Maccarthisme et Rosenberg


Premier stage chez Eugene Smith, qui le recommande à Gjon Mili, un Américain d’origine albanaise, «assez dur», selon l’apprenti : «C’est avec lui que j’ai tout appris. D’abord à balayer le studio, puis à maîtriser la technique de la lumière, les flashs et la stroboscopie, dont Gjon fut un des premiers maîtres. Enfin, à faire de la photo

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Ses essais sont remarqués, notamment un reportage, qu’il juge «très classique», c’est-à-dire humaniste, sur l’arrivée des réfugiés d’Allemagne de l’Est au port de New York. Lauréat du prix Life du jeune photographe, ce fils d’immigrés est contacté par Robert Capa, la tête chercheuse de l’agence Magnum (TAG Magnum).

Il y entrera en 1951 (et sera sociétaire en 1954), après avoir parcouru l’Espagne, les routes de l’Alaska en compagnie des routiers, l’Ethiopie… Capa lui suggère de tenter sa chance à Hollywood.

misfitsg.jpg The Misfits


Il s’y plaira, le temps d’apprivoiser quelques stars immortelles, toujours en noir et blanc. La beauté rêveuse d’Audrey Hepburn («Mon type de femme»). Marlon Brando en Napoléon. John Wayne sur le tournage d’Alamo, poursuivi par un cheval de stuc…

montgomeryclift.jpg Montgomery Clift


marylinmisfits.jpgThe Misfits



«Iconoclastes».

Après le cinéma, le jazz. «J’ai grandi dans les quartiers les plus pourris de New York. Il n’y avait que des petits Blancs et des Noirs.

milesdavisbird.jpg Miles Davis


Je n’ai pas eu de difficulté avec les musiciens de jazzMiles Davis, Louis Armstrong et tant d’autres, comme des ombres portées dans les boîtes de nuit. Instantanés d’encre noyés de fumée, où Dennis Stock excelle à enregistrer la tension des musiciens, comme sur du papier buvard.

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L’ami de Jimmy était un homme de son temps. Il fut aussi là pour prendre le pouls de l’Amérique des années yé-yé, tendance Easy Rider.

venicebeachrockfestival.jpg Venice Beach Rock Festival


Les bikers, les beatniks, les nudistes seront tous au rendez-vous, prêts à entrer dans le cadre : «Les jeunes de l’époque étaient iconoclastes et anticapitalistes, comme moi. La Californie était une terre d’expérimentation, un des rares endroits où l’on gardait une chance de ne pas devenir automatiquement un Américain moyen

timessquareq.jpg Times Square


Dernier flash : nuit noire sur Paris, 1958. Deux amoureux à Saint-Germain-des-Prés, enlacés l’un dans l’autre, chuchotant à la terrasse du Flore. Chaises empilées, fin de service. Deux témoins : le garçon de café, balai en main, patience d’ange. Et Dennis Stock, avec son appareil photo qu’il ne quittait jamais.



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Miss You

13 juin 2009

Henri Cartier-Bresson, l'oeil du siècle

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Henri Cartier-Bresson à vue d’œil
Maison Européenne de la Photographie
Jusqu’au 30 août 2009



Présentée à l’occasion du centenaire de la naissance d’Henri Cartier-Bresson, cette exposition propose un parcours à partir des 320 œuvres conservées au sein des collections de la Maison Européenne de la Photographie.

Les deux grands ensembles qui la constituent sont le résultat d’un long travail sur les archives du photographe, qui avait donné lieu à deux expositions : “Paris à vue d’œil” au musée Carnavalet en 1984, et “Des Européens” à la MEP en 1997.

Incarnant le célèbre “instant décisif”, ces images mêlent émotion et regard acéré.


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L’exposition est réalisée en collaboration avec la Fondation Henri Cartier-Bresson et en partenariat avec le Parisien et France Culture. (Maison Européenne de la Photographie)


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L’appareil photographique est pour moi un carnet de croquis,
l’instrument de l’intuition et de la spontanéité,
le maître de l’instant qui, en termes visuels, questionne et décide à la fois.
Pour « signifier » le monde,
il faut se sentir impliqué dans ce que l’on découpe à travers le viseur.

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Cette attitude exige de la concentration,
de la sensibilité, un sens de la géométrie.
C’est par une économie de moyens
et surtout un oubli de soi-même
que l’on arrive à la simplicité d’expression.

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Photographier : c’est retenir son souffle
quand toutes nos facultés convergent
pour capter la réalité fuyante ;
c’est alors que la saisie d’une image
est une grande joie physique et intellectuelle.

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Photographier : c’est dans un même instant et en une fraction de seconde
reconnaître un fait et l’organisation rigoureuse de formes perçues visuellement qui expriment et signifient ce fait.
C’est mettre sur la même ligne de mire la tête, l’œil et le cœur.
C’est une façon de vivre.
(Henri Cartier-Bresson)



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1. Un Leica pour découvrir le monde

Né à Chanteloup (Seine-et-Marne), Henri Cartier-Bresson découvre le travail des peintres surréalistes à l’âge de 15 ans. Entre 1927 et 1928, il suit les cours du cubiste André Lhote à Paris. En 1931, il se rend en Côte d’Ivoire où il réalise ses premières photographies.

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À son retour, il achète son premier Leica — un appareil photographique extrêmement maniable qui deviendra son plus fidèle complice — et se consacre dès lors entièrement à son art qu’il pratique, à l’instar des surréalistes, comme une écriture automatique appliquée au monde de l’image.

Dès 1932 est organisée à la galerie Julien Levy (New York) sa première exposition de photographies. C’est à l’occasion d’un voyage en Espagne, en 1933, qu’il réalise ses premières grandes photographies de reportage. Il séjourne ensuite un an au Mexique pour une mission ethnographique (1934) et expose aux côtés du Mexicain Manuel Álvarez Bravo à Mexico.

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Henri Cartier-Bresson se rend ensuite aux États-Unis où il étudie le cinéma auprès du photographe américain Paul Strand (1935). Il assiste le cinéaste Jean Renoir sur La vie est à nous (1936), Une partie de campagne (1936, sorti en 1946) et la Règle du jeu (1939). De même, il réalise personnellement deux documentaires sur l’Espagne — Victoire sur la vie et l’Espagne vivra (1937).



2. Le capteur de « l’instant décisif »

Commence alors pour lui une importante carrière de photojournaliste, caractérisée par la recherche constante de l'« instant décisif », celui qui suspend le mouvement dans une éternité, moment où tout se complexifie du fait d'infinis reflets dans l'eau, d'un jeu surréaliste entre rêve et réalité, et par-dessus tout, de l'expression même, fugitive, de l'élégance et de la légèreté.

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Souhaitant abolir la frontière entre art et document photographique, il publie son célèbre recueil Images à la sauvette (1952). C’est en préface de cet album qu’il développe sa conception de la photographie dans « l’Instant décisif », un texte devenu référentiel.



3. Le cofondateur de l’agence Magnum

Henri Cartier-Bresson est fortement marqué par les années de guerre. Prisonnier ayant réussi à s’évader, il photographie la libération de Paris en août 1944 et sort un documentaire sur les prisonniers de guerre et les déportés (le Retour, 1944-1945).

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En 1946, il séjourne de nouveau aux États-Unis afin de finaliser une exposition de son œuvre au MoMA de New York — manifestation à l’origine « posthume », l’artiste vivant dans la clandestinité ayant été déclaré disparu.

En 1947, Henri Cartier-Bresson fonde avec quatre autres photographes indépendants — Robert Capa, George Rodger, David Seymour et William Vandivert — l’agence coopérative Magnum Photos, qui porte le reportage à son apogée tant dans le domaine des grands conflits historiques que sur la scène sociale, politique et privée.

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De 1948 à 1950, il passe trois ans en Orient : en Inde, il photographie Mohandas Gandhi quelques heures avant son assassinat ; il est en Chine lors de la proclamation de la République populaire et témoigne de la victoire du communiste Mao Zedong ; il parcourt l’Indonésie alors qu’elle accède à l’indépendance.

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En 1954, Henri Cartier-Bresson est le premier photographe occidental à être admis en Union soviétique. Quatre ans plus tard, il effectue un nouveau voyage en Chine, à l’occasion du dixième anniversaire de la République populaire. En 1963, le photographe est à Cuba pour Life Magazine, puis au Mexique. En 1966, il s’éloigne de l’agence Magnum qui conserve toutefois le droit d’exploitation de ses archives.

À partir de 1974, l’artiste se consacre à la photographie de portrait et de paysage, et reprend en parallèle le dessin et la peinture. Il décède en 2004.



4. L’œil du Siècle


Au hasard de ses rencontres et de ses amitiés, Henri Cartier-Bresson a réalisé le portrait d’artistes et d’intellectuels : Henri Matisse (1944), Jean Renoir (1946), Édith Piaf (1946), Jean-Paul Sartre (1946), Georges Braque (1947), Simone de Beauvoir (1947), Albert Camus (1947), François Mauriac (1952), Marilyn Monroe (1960), Alberto Giacometti (1961), Arthur Miller (1961), André Breton (1961), Martin Luther King (1961), Che Guevara (1963), Coco Chanel (1964), Samuel Beckett (1964), Marc Chagall (1964), Igor Stravinski (1967), Marcel Duchamp (1968), Alexandre Calder (1970), le dalaï-lama (1993), l’abbé Pierre (1994), etc.

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Lauréat du Grand Prix national de la photographie (1981), Henri Cartier-Bresson a été à l’honneur dans de nombreux musées : exposition au musée du Louvre (1955) et au Grand Palais à Paris (1970), au MoMA de New York (1946, 1987), au Centre national de la photographie (1988) et la Bibliothèque nationale de France (2003).

Les photographies d’Henri Cartier-Bresson ont été publiées dans diverses revues et magazines et ont été rassemblées dans plusieurs ouvrages, notamment — outre Images à la sauvette (1952) — les Européens (1955), Moscou vu par Henri Cartier-Bresson (1955), China (1964), l’Homme et la Machine (1969), Vive la France (1970), Visages d’Asie (1972), Photoportraits (1985).

En 2003, a ouvert à Paris la Fondation Henri Cartier-Bresson, qui a pour mission de conserver et promouvoir le fonds Henri Cartier-Bresson, mais également d’encourager la création des nouveaux talents. Ainsi, le Grand Prix international Henri Cartier-Bresson (HCB Award) créé en 1988 sur l’initiative du Centre national de la photographie a-t-il été relancé à cette occasion.

Portrait signé Encarta.msn.com



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Aussi sur le blog :

Once 40 acres and a mule à la Magnum Gallery

Magnum Cuvée 68



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21 mars 2009

Marc Riboud, l’instinct de l’instant

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Dans le numéro 4 de Polka, il y a un long article consacré à Marc Riboud . Celui dont Henri Cartier-Bresson disait « tu es né géomètre, quelle chance tu as, si rare », car partout il voit des ronds, des lignes et des courbes.

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Je vous propose de retrouver ou découvrir son parcours et son regard.

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Au moment où il naît, le 24 juin 1923 à Lyon, Marc est le cinquième enfant d'une famille qui en comptera sept.

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A l'Exposition Universelle de Paris, il prend ses premières photographies avec le petit Vest-Pocket offert par son père pour ses 14 ans.

En 1943-1944, dans le maquis du Vercors, il combat auprès des résistants.

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De 1945 à 1948, il fait des études d'ingénieur à l'Ecole Centrale de Lyon.

A Villeurbanne, de 1948 à 1951, il travaille en usine. A l'issue d'une semaine de vacances prise pour photographier le Festival de Lyon, il oublie de retourner à l'usine et décide de se consacrer à la photographie.

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Il séjourne alors trois mois à New-York et découvre que la photographie est à l'honneur dans les musées.

A Paris il rencontre Henri Cartier-Bresson et d'autres fondateurs de Magnum. Capa l'invite à rejoindre Magnum en 1953. Il obtient une publication dans Life pour une photo d'un peintre de la Tour Eiffel.

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Président de Magnum, Robert Capa l'envoie à Londres "pour voir les filles et apprendre l'anglais". Il n'apprend pas l'anglais mais photographie intensément.

Entre 1955 et 1957, il part en Inde en Land-Rover, y séjourne un an puis se rend en Chine.

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Il est élu vice-président de Magnum pour l'Europe en 1959.
Après un séjour de trois mois en URSS en 1960, il couvre l'indépendance en Algérie et en Afrique noire.

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L'overseas Press Club lui décerne en 1966 son prix pour le livre The Three Banners of China.

Entre 1968 et 1969, il effectue des reportages au Sud et au Nord Vietnam. L'année suivante, l'Overseas Press Club le récompense à nouveau pour Faces of North Vietnam.

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Depuis les années 80, plusieurs séjours et voyages au Moyen-Orient et en Orient, au Cambodge, en Chine et au Japon. Photographie aussi en France, dans les jardins de Touraine et retourne plusieurs fois à Shanghaï pour son prochain livre.

1996: Forty years of photography in China. Exposition à Paris, Londres, New York, Beijing, Hong Kong, Bilbao…

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2000 – 2001: Plusieurs voyages à Istanbul, qui amènent à la publication d’Istanbul 1954 - 1998, Imprimerie Nationale Editions, Paris 2003.

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2002: Reçoit le prix Life Time Achievement, à New York.
2003 Publication de Demain Shangai, Delpire Paris 2003, qui accompagne l'exposition au Musée Carnavalet. à Paris

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Flammarion publiera une rétrospective du travail de Marc Riboud en 2004, rétrospective qui sera aussi présentée à la MEP (Maison Européenne de la Photographie) en Mars 2004.

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"Images commandées ou photos buissonnières, depuis 50 ans Marc Riboud sillonne la planète comme un reporter, un voyageur, un promeneur qui aime prendre son temps. Les amateurs connaissent son goût pour la surprise, sa sympathie pour les êtres. Rétif à la violence, ses photos révèlent le plaisir de l’œil."

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marc riboud.com

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Miss You

12 mars 2009

« Once, 40 acres and a mule » : Magnum

Jusqu’au 24 avril 2009,
La Magnum Gallery à Paris



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Wayne Miller « Musiciens »




Expose une quarantaine de tirages noir et blanc des photographes de l’agence Magnum, qui retrace la vie des Afro-américains et leur lutte au XXe siècle pour définir leur place aux Etats-Unis.

Echo involontaire mais que j'aime bien à la note d'hier sur Robert Graetz.

L’exposition est intitulée « Once, 40 acres and a mule», d'après une expression utilisée après la libération des esclaves et qui signifie « En tout et pour tout, 40 acres et un âne».

Ici, un lien vers le portfolio proposé par le Monde.fr.

C’est l'occasion de découvrir ou revoir certains des plus beaux clichés des photographes d’une agence fabuleuse, dont nous avons parlé plusieurs fois sur le blog et notamment ici.


Pour le plaisir, je vous propose une petite sélection personnelle :


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Leonard Freed « Harlem en fête »




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Constantine Manos, « Aux funérailles de M. Luther King »




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Wayne Miller « Ouvrier »




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Wayne Miller « Chorus girls »




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Wayne Miller « Au cinéma »




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Leonard Freed « Harlem »




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Leonard Freed « M. Luther King »




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Leonard Freed « New-York »




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Wayne Miller « Guitares »




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Wayne Miller « Top Hat »




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Burt Glinn « Qu’est-ce qui fait courir Sammy Davis Jr




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