13 octobre 2009

Impepe Yomlingo, Mozart dans les townships

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"La flûte enchantée" de Mozart jouée, après adaptation, par une troupe de musiciens sud-africains traditionnels avec les instruments de leur culture, ça donne un métissage époustouflant, comme je n'en avais pas entendu depuis Lambarena, un CD où des œuvres de Bach étaient jouées et accompagnées par des musiciens africains originaires de lieux qu'Albert Schweitzer a rendu mythiques.

Le spectacle s'appelle « Impempe Yomlingo » et il passe au Châtelet à Paris jusqu'au 18 octobre, après une interprétation traditionnelle de l'oeuvre de Mozart. Il a été créé en 2007 en Afrique du Sud, puis a été joué à Londres avec un gros succès.


En répétition


Voici ce qu'en dit Rue89 :

impepe02.jpgLa troupe se nomme Isango Portobello et rassemble trente trois musiciens, danseurs, chanteurs et choristes; plus un orchestre de douze marimbas et percussions africaines. Ils jouent sans partition. Le chœur et les chanteurs, excellents (ils ne sont absolument pas sonorisés) sont aussi de formidables acteurs, très drôles et d'une gaité communicative.

Les musiciens sont d'authentiques virtuoses, personne ne se prend au sérieux mais chacun est professionnel. Tout est réglé au millimètre près alors que l'ensemble donne une impression de naturel et de spontanéité. Deux heures de pure réjouissance.

Le livret a été adapté en anglais avec des passages en zoulou et swana, la représentation dure deux heures (au lieu de deux heures trente d'habitude). Résultat ? C'est bien du Mozart que l'on entend, pas à la lettre évidemment, mais dans l'esprit complètement.

Le choix de l'œuvre pour une telle transposition est très pertinent. Dans la tradition tsonga, la foudre est causée par des oiseaux que seule la musique d'une flûte peut empêcher de tout détruire. Chez Mozart, la flûte est aussi une métaphore des pouvoirs infinis de la musique.

L'article complet est ici : Impepe Yomlingo, Mozart joué sur marimbas;
Les photos proviennent également du site de Rue89.

03 août 2009

Préludes inédits de Mozart

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Crédit photo AFP/STRINGER


Plus de deux siècles après sa mort, Wolfgang Amadeus Mozart réserve encore des surprises.


La Fondation qui porte son nom, basée dans la ville natale du compositeur, à Salzbourg en Autriche, a encore été amenée à authentifier deux compositions inédites.

Il s'agit d'un concerto de quatre minutes et d'un prélude d'une minute, retrouvés dans un cahier de sa soeur, Nannerl, enterré dans les archives de la Fondation depuis plus d'un siècle.

Les deux morceaux étaient inscrits parmi seize autres pièces, composées pour la plupart par le père de Mozart, Leopold. C'est d'ailleurs son écriture sur la retranscription. "Mais ni le style de composition, ni l'écriture volatile, empreinte d'erreurs, ne s'apparentent à Leopold comme auteur," assure Ulrich Leisinger du Mozarteum.

"Il est bien plus probable que Wolfgang Amadeus ait joué cette composition au piano pour son père, qui l'a notée pour Wolfgang", avance le spécialiste. Les pièces sont extrêmement rapides et difficiles pour l'époque. "C'est un jeune musicien qui s'est déchaîné pour montrer ce dont il était capable," assure Leisinger, qui note de "vraies erreurs techniques de composition et des maladresses qui ne seraient jamais arrivées au routinier Leopold."

Selon toute probabilité, Mozart était alors âgé de sept à huit ans.

Les deux oeuvres ont été présentées dimanche à la presse par Florian Birsak. Le jeune pianiste, également natif de Salzbourg, a eu le privilège de les interpréter sur le propre piano-forte de Mozart, dans l'ancienne résidence de la famille du compositeur.


Voici une vidéo de la présentation.

Pour écouter, avancez à 1'37, puis à 2'47.






D'autres inédits de Mozart ont été découverts ces trois dernières années.
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En septembre 2008, une bibliothèque de Nantes, dans l'ouest de la France, avait dévoilé une composition inédite de Mozart qui était restée dans ses archives pendant plus d'un siècle. (Sur le blog, lire L'InEdit de Nantes)

Et en 2006, année riche en commémorations pour le 250e anniversaire de la naissance du compositeur, un autre morceau pour piano, un Allegro, très probablement écrit par Mozart alors qu'il était âgé de six à treize ans, avait été découvert à Salzbourg.

Incroyable prodige, Wolfgang Amadeus Mozart, né à Salzbourg en 1756, a commencé à composer dès l'âge de cinq ans.

Mort prématurément à 35 ans, en 1791, il a livré plus de 600 oeuvres, des concertos, des symphonies, des opéras, inscrits à jamais au panthéon de la musique classique.

Source Europe1.fr



* Crédit photo portrait
* Pour aller plus loin, une riche note sur le dernier grand voyage de Mozart en France
* Sur le blog : L'InEdit de Nantes


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03 juin 2009

Don Giovanni à Rennes

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J'en ai parlé sur la note de Miss "Tous à l'opéra", c'était hier à Rennes : Don Giovanni de Mozart, retransmis sur grand écran devant l'Opéra. En revanche, ce que j'ignorais, c'est que l'œuvre était diffusée simultanément dans 39 pays ! Si c'est pas une vraie volonté de rendre vraiment l'Opéra accessible à tous ça ! Trop bien ! (Merci Sylvia pour l'info ;-))

L'Opéra de Rennes propose, en partenariat avec de nombreux partenaires dont l'université Rennes 2 qui réalisera un "making of" du projet, Don Giovanni, le chef d'œuvre de Mozart en direct de l'Opéra, sur grand écran place de la Mairie, mardi 2 juin 2009 à 20h.

Dans le cadre de sa politique d'ouverture au plus grand nombre, l'Opéra de Rennes mène une expérience totalement inédite en France avec la retransmission en direct et en plein air, sur la Place de la Mairie de Rennes du chef d'œuvre de Mozart : Don Giovanni.

Programmé à l'Opéra, cet événement est assorti d'une première mondiale avec la diffusion en simultanée de l'œuvre en 3D et son spatialisé HOA dans les salons de l'Hôtel de ville de Rennes, ainsi qu'à Paris à la Géode et à Brest à la Carène avec le soutien d'Orange et du Pôle de compétitivité Images & Réseaux.


CREA / Université Rennes 2 : un Making of pour rendre compte au plus grand nombre des enjeux technologiques

Membre du Pôle de compétitivité Images & Réseaux, partenaire à plusieurs reprises de France Télécom - Orange Labs sur des opérations centrées sur le son multicanal, partenaire également de Radio France dans le domaine de la formation au sein de la licence professionnelle CIAN (Convergence Internet Audiovisuel Numérique), l'Université Rennes 2 mobilisera les compétences artistiques et son savoir- faire en ingénierie au service de ce projet exceptionnel.

La programmation de Don Giovanni, le chef d'oeuvre de Wolfgang Amadeus Mozart, à l'Opéra de Rennes sera l'occasion d'une expérience rare : juxtaposer une représentation d'opéra et sa retransmission en direct en de multiples lieux par l'utilisation des technologies les plus avancées dans les domaines du son et de l'image .

En se plaçant au cœur de cet évènement inédit, les équipes du Centre de Ressources et d'Etudes Audiovisuel (CREA) de l'Université Rennes 2 se proposent de rendre compte au plus grand nombre, des enjeux technologiques d'une étonnante convergence entre culture artistique et culture scientifique. La Haute Définition, la troisième dimension et la spatialisation des sons modifient radicalement le rapport entre l'écran et le spectateur en projetant la perception et l'écoute dans l'action dramatique.

Ce film témoignage à la croisée du documentaire scientifique et du "Making Of" profitera de la mise en œuvre de ces dispositifs technologiques complexes pour dialoguer avec l'ensemble des acteurs, ingénieurs et artistes, afin de mettre en évidence le positionnement de la Bretagne à l'avant garde des réalisations audiovisuelles haut de gamme.

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Don Giovanni, un événement populaire

Pour la première fois, l'Opéra de Rennes se projette dans sa ville, en diffusant l'un de ses spectacles sur un grand écran posé en plein cœur de l'espace urbain, place de l'Hôtel de Ville, mais aussi dans des lieux de convivialité de Rennes. A l'autre bout de la région, Don Giovanni sera également diffusé à Brest.

Pour la première fois, un classique de l'opéra est diffusé en live en trois dimensions et dans une réalisation sonore spatialisée sans précédent, grâce aux innovations du groupe France Télécom - Orange et de Radio France, à l'intérieur de l'Hôtel de Ville de Rennes, sonorisé par Cabasse, mais aussi à la Géode et à la Carène à Brest.

Pour la première fois, Don Giovanni, le chef d'œuvre de Mozart, s'invite dans 39 pays d'Europe grâce à la chaîne Mezzo, en même temps que sur les chaînes locales de Rennes et du Grand Ouest, avec TV Rennes 35 et les chaînes locales du GIE Grand Ouest Télévisions. Il sera également présent sur les ondes de France Bleu Armorique et dès le lendemain sur France Musique.com.

Pour la première fois, les mondes de l'opéra et de l'audiovisuel s'unissent à celui des nouvelles technologies, avec à sa tête le pôle de compétitivité Images et Réseaux, pour réaliser un événement qui touchera plusieurs millions de spectateurs dans l'Europe entière.

(Source Université de Rennes 2)

Extrait vidéo

Dossier de presse

Infos sur Mezzo

Une séance en 3D est organisée le 22 juin au cinéma de Cesson-Sévigné. Réservation à partir du 3 juin à la billetterie de l'Opéra.

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21 septembre 2008

L'inEdit de Nantes

Un inédit de Mozart authentifié à Nantes

« La feuille de papier a jauni. Large de 16 cm et haute de 29, elle se trouvait dans les archives de la ville de Nantes depuis plus d'un siècle. Jeudi 18 septembre, l'adjoint à la culture de la ville, Jean-Louis Jossic, a confirmé, lors d'une conférence de presse, l'information révélée le matin par le quotidien Presse Océan : ce document est une partition originale de Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791).

Son existence était connue de longue date. Il appartenait à un lot de trois mille pièces donné à la ville par Pierre-Antoine Labouchère, peintre et collectionneur d'autographes nantais du XIXe siècle. Une lettre de Mozart à son père Léopold, une autre rédigée par ce dernier à sa fille s'y trouvaient aussi. Mais toutes ces pièces étaient considérées comme des copies.

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En 2007, le directeur du département de musicologie du Mozarteum de Salzbourg, Ulrich Leisinger, avait pourtant tenu a les examiner. Et là, surprise ! "Il a identifié cette partition comme étant de la main de Mozart", a indiqué Jean-Louis Jossic. "Pour l'instant, c'est un chercheur qui le dit, d'autres analyses sont en cours, car il faut en être certain", a toutefois précisé l'élu.

Crédo en Ré majeur :

La mairie avait souhaité conserver le silence sur cette affaire. Elle désirait en effet une authentification formelle de la pièce et un travail de spécialistes afin que celle-ci puisse être jouée.

L'œuvre n'a en tout cas rien d'une symphonie ou d'un opéra. Selon les premières analyses, il s'agirait d'un credo en ré majeur, une pièce religieuse, à quatre temps, d'une quinzaine de mesures. Une seconde partie, jetée sur le papier, serait apparemment une petite sonate "qui se suffit à elle- même", a encore ajouté M. Jossic. Mais une partie des éléments annotés resteraient illisibles.

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Si cette découverte est frappante, il n'est pourtant pas rare que l'on retrouve des manuscrits musicaux oubliés. L'année 2008 aura vu plusieurs exemples notables. Le 11 septembre, l'agence Reuters a annoncé qu'un autographe inédit pour piano de Beethoven, daté de 1826, avait été retrouvé par un maître-assistant en musicologie de l'université de Sydney.

Quelques mois auparavant, le 15 avril, c'est le manuscrit de la Fantaisie pour orgue, de Jean-Sébastien Bach, sur le choral Wo Gott der Herr nicht bei uns hält, BWV 1128, qui était exhumée d'un lot de partitions anonymes achetées par l'université allemande de Halle.

Quant à Mozart lui-même, la dernière "découverte" remonte à 2007. Dans les archives du monastère de Jasna Gora, à Czestochowa (sud de la Pologne), parmi les dix-huit partitions attribuées à Mozart, trois d'entre elles ne figuraient pas au fameux catalogue Köchel, qui répertorie l'intégrale de l'opus mozartien. »

Par Nathaniel Herzberg (Le Monde.fr du 19 septembre 2008 avec AFP)

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