30 janvier 2012

Ji Dahai expose à Nîmes

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EXPOSITION JI Dahai
du 10 au 31 janvier 2012
Vernissage : Le mardi 10 janvier à 17 h
Conférence d’ouverture : Le mardi 10 janvier à 15 h

Lycée Albert Camus
Bâtiment G salle polyvalente
51, avenue Georges Pompidou à Nîmes
30911 Mîmes cedex 2
Tél: 04 66 62 91 71
Fax: 04 66 62 98 36
Courriel: cdt.camus@ac-montpellier




Avec tout ce qui se passe en ce moment, j'ai omis de vous parler de l'exposition du peintre Ji Dahai qui se tient jusqu'à demain à Nîmes au Lycée Albert Camus. Peut-être vous souvenez-vous de l'article qu'Anna lui avait consacré en 2009 ? Non ? Alors voici ce qu'elle disait :

Ji Dahai est un peintre chinois qui vit depuis quelques années dans le sud de la France.

Je l'ai rencontré il y a un peu plus de deux ans, alors qu'il dédicaçait l'un de ses livres, "Le voyage d'un peintre chinois en Provence", après en avoir fait publier un premier sur son parcours le long des chemins de Compostelle.

Nous avions alors parlé de calligraphie et de son regard particulier pour peindre les paysages provençaux comme s'ils étaient des tableaux chinois. Nous avons eu par la suite quelques échanges par mail.

C'est ce qui m'a valu le plaisir de figurer parmi les destinataires d'un message donnant de ses nouvelles. (...)

Son mail se termine par ces mots : "En contemplant des roses toujours fleuries devant notre fenêtre, après une tempête de neige au sud de la France, nous vous souhaitons, Cécile et moi, une bonne et heureuse année 2009 !"


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Voici ce qu'en dit Jean-Louis Bougard dans la présentation de cette exposition :

Né en 1968 à Pékin, JI Dahai vit aujourd’hui en Provence. Issu de la tradition chinoise des Lettrés, inspiré par la calligraphie et la poésie contemporaine, cet artiste utilise l’encre sur soie et le papier Xuan pour exprimer la lumière, entre la lumière réelle et celle de son intérieur. Son œuvre est une ode à la beauté, la nature et l’amour.

Il peint la rosée, la montagne, les peupliers blancs ou les coquelicots. C’est chaque fois une caresse, un souffle, un murmure. Pour d’autres œuvres, la délicatesse du pinceau frôle ou s’affirme en un geste unique et d’une particulière sûreté pour dire sa pensée. Voyageur tranquille, il cueille et grave les pierres de montagnes et les galets des rivières pour en faire des sceaux. Sa grande maîtrise des matières en fait aussi un merveilleux céramiste. La matière n’est que le support de sa pensée. Et le regard du spectateur s’attarde et s’attache à ce propos jusqu’à l’ivresse.


Bonne exposition et/ou bonnes lectures !

anti

20 janvier 2012

Le divan d'Antioche et autres riflo-raflo

DSCN7416b.jpgHier, nous avons décidé de prendre un break dans nos boulots respectifs et d'aller nous aérer l'esprit et le corps en passant quelques heures à Aix-en-Provence. Nous avons quitté la maison vers 11 h et une heure plus tard, nous étions sur place. Nous avons laissé la voiture au même endroit que la fois précédente, dans le parking qui se trouve sous la place des Cardeurs.

Double avantage à se poser là : on est au cœur d'un quartier très sympa de boutiques et en plus, la place est bordée de petits restaurants plus sympas les uns que les autres. Nous avons choisi Le Divan d'Antioche, avec une pensée pour Tarik Yildiz qui est originaire d'un petit village proche de la célèbre ville biblique que les Turcs nomment Antakya. Elle est entrée dans la légende pour avoir hébergé, selon les Actes des Apôtres, une communauté de fidèles du Christ qui ont reçu pour la première fois de l'Histoire le nom de « chrétiens ».

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Pour en revenir au restaurant, il sert bien entendu de la cuisine turque et également des spécialités libanaises. Nous avons choisi un menu qui propose à la fois des mezzes délicieuses, un plat chaud - des keftas d'agneau pour nous - et un dessert qui ne pouvait être rien d'autre que des baklawas, accompagnées d'un bon café. Le service est parfait, les serveurs sont attentionnés, toujours disponibles et souriants, prompts à réagir. Une grande bouteille d'eau fraîche est posée sur la table dès que l'on s'y assoit, une attention courtoise qu'on ne trouve que trop rarement dans la plupart des restaurants. Et à la fin le patron nous a offert du thé à la menthe à volonté. Nous comptons bien y retourner et si possible avec Tarik !

Nous avons ensuite déambulé dans les rues semi-piétonnes, principalement dans des boutiques asiatiques (dont Himalaya où nous avions acheté notre main de Bouddha) mais pas uniquement.

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Nous avons aussi visité l'incroyable cathédrale Saint Sauveur qui se trouve face à la mairie et dont la construction s'est étalée du 4e siècle pour le baptistère - superbement mis en valeur par des colonnes et un puits de lumière - au 18e pour les parties les plus récentes. Différents styles se côtoient donc, du roman au baroque en passant par le gothique, et ils le font dans l'harmonie. Deux grandes-orgues monumentales se font face. Le portail principal cache un secret derrière ses modestes battants de bois : les vraies portes d'origine du début du 16e siècle en noyer sculpté, représentant les douze sibylles et les quatre apôtres. On peut les admirer en photo dans une pièce près de l'entrée.

Nous avons retrouvé la voiture après une balade tranquille au fil des ruelles, au nom ancien parfois très pittoresque. Le retour s'est fait face à un ciel couchant comme toujours magnifique.

Très belle journée à vous

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Photo du ciel par Anti, les autres de moi

16 janvier 2012

Courir à petites foulées

Il y a une semaine, nous découvrions un nouveau parcours de santé à deux pas de chez nous, juste pour le plaisir de reprendre un peu d'activité physique. Nous l'avons trouvé très beau et en revenant, je m'étais dit que la prochaine fois, je prendrais mon appareil photo avec moi.

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La prochaine fois, c'était hier en milieu de journée. Le parcours se situe près du golf de Vacquerolles, son accès est fléché. Il présente plusieurs attraits sur d'autres coins que nous connaissons déjà : il offre des décors typiques de garrigue oscillant entre espaces ouverts et chemins en sous-bois, il est plutôt varié dans les exercices qu'il propose et on n'y croise absolument personne, du moins les deux fois que nous l'avons effectué.

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Nous avons fait un premier tour en faisant toutes les activités indiquées. Bon, il y en a encore certaines où nous sommes loin d'y parvenir, comme par exemple progresser à bout de bras le long d'une échelle horizontale à deux mètres du sol. Mais avec un peu d'entraînement, on finira bien par y arriver.

Il faut souffrir un peu pour retrouver nos corps de rêve, n'est-ce pas ? Alors, hopopop ! On s'accroche !

Une fois le tour terminé, j'ai regardé avec espoir en direction du chemin qui ramenait vers la voiture. Mais Anti m'a dit : "Oh, allez, on en fait un deuxième vite fait." Euh, tu crois ? "Mais oui, juste le tour à petites foulées, sans faire les exercices." Bon, allez, d'accord.

Et on l'a fait.

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En rentrant, curieusement, on n'avait pas vraiment faim. J'ai juste préparé une grosse salade de crudités, assaisonnée de vinaigre de cidre et de soja sur les conseils d'Anti - un régal. Ensuite, l'après-midi s'est déroulée au ralenti. J'ai terminé l'écriture de L'Allumeuse du réverbère et j'aurais presque démarré la nouvelle suivante, mais j'avais l'esprit embrumé par un petit retour de grippe et Anti tournait en rond.

Alors j'ai proposé qu'on fasse une partie de Scrabble. Pendant que le repas du soir mijotait au four, on en a enchaîné une seconde, avec Gwlad qui s'est jointe à nous. La soirée a été joyeuse et paisible.

Très belle journée à vous

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13 janvier 2012

Du fond d'un tiroir... - Hommage de Serge Wellens à Robert Notenboom

Serge_Wellens_photo_Olivier_Poudoulec-2.jpgPhoto Serge Wellens d'Olivier Poudoulec

Du fond d'un trou de mémoire

Du fond d'un trou de mémoire
je regarde passer le ciel
où rien ne se passe vraiment
qu'un léger très léger frémissement
pareil au rêve inhabité
d'une eau dormante

Je cherche désespérément
le visage d'un mot nécessaire
qui se défaisant me défait
Il me reste la lenteur
obstinée de son refus d'être
Pour un peu de temps encore
le sillage d'une trace.


Serge Wellens


Serge Wellens est né le 11 août 1927 à Aulnay-sous-Bois (93) de parents artis­tes de cirque. Sa mère était trapéziste et son père prestidigitateur. Il va à l'école pri­maire puis fait l'école buis­son­nière dans un Paris sinistre sous l'occupation. Sa maman lui apprend elle-même à lire et fait de lui un lecteur bou­li­mi­que.

Là, je ne peux que vous inciter à écouter Serges Wellens dans l'émission radio enre­gis­trée le lundi 9 février 2009 par RCF Accords Charente-Maritime (La Rochelle : 95.5 FM) et dif­fu­sée le 16 et 19 avril 2009, un régal.

Si je vous parle de ce poète aujourd'hui, c'est que Robert Notenboom, autre poète que nous aimons beaucoup ici, vient de me faire parvenir quelques courriers ressortis du fond d'un tiroir, hommage à son écriture :

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Île de Groix - Résidence de Robert Notenboom





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La prochaine rencontre avec Robert Notenboom aura lieu à Lyon

le 27 janvier prochain



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Le poème de Serge Wellens recopié depuis le sympathique blog Lucarne - Mémoire du vent

Des nouvelles de Tommy

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Vous vous souvenez certainement de Tommy, ce magnifique chat roux que Sylvia avait trouvé apeuré à Montpellier et que Sylvana, hyper active membre de l'association Les Chats Libres de Nîmes, avait hébergé chez elle en famille d'accueil. Anna nous avait raconté son histoire en août dernier dans cette note : Tommy brise la glace.


Le 30 octobre dernier
, Sylvana nous annonçait une bonne nouvelle : son adoption ! Dernièrement, elle nous a communiqué quelques infos... Mmmm...

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Mes meilleurs Vœux pour 2012 !!!

de la part de Noé (Tommy) et de ma Maîtresse


Quelques photos pour vous faire voir "Ma vie"...

Ma maîtresse m'adore et son premier geste le matin c'est ma séance de brossage, et j'y tiens, sinon je râle !

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Après, j'ai le choix entre le canapé du salon tout en surveillant les poissons, ou le lit de ma maîtresse. On est bien tous les deux, je vis à son rythme : elle se lève, je me lève, elle se couche, je me couche ! Et quand elle est devant son drôle d'écran, je me mets sur le pouf à côté d'elle et je dors !

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Excellente année pour vous tous, et bonne chance pour "mes collègues " qui sont en attente d'adoption !
Une grosse caresse de ma part et un gros bisou de la part de ma maîtresse

Noé et Danielle


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Dimanche 29 janvier 2012
Loto des Chats Libres à Bouillargues salle la Bergerie.

Nous avons vraiment besoin d'aide pour la recherche de lots, pour nous aider le jour même ou encore bien d'autre tâches. Nous comptons sur vous, ne laissons pas tomber une occasion de nous faire connaitre, de renflouer de façon conséquente les caisses et ne laissons pas tomber les chats de la rue...

Attention le loto est prévu pour le 29 janvier, nous vous attendons,
contacter Stéphanie qui organise cette journée mais toute seule elle ne pourra pas réussir ;-)
associationchatslibres@yahoo.fr

Samedi 25 Février 2012
Assemblée générale de 14 h à 18 h en salle n°2, Centre Pablo Néruda - Nîmes

Nous avons besoin de couvertures et de couettes propres
dont vous ne vous servez plus. Contacter s'il vous plait le 04 66 27 23 14 pour les déposer .

Merci de votre aide.

Vous pouvez aussi soutenir l'association en adhérant ou en faisant un don
Toutes les informations se trouvent ici :Le site internet de l'association "Les Chats libres"

Tous nos articles consacrés aux Chats Libres se trouvent là



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12 janvier 2012

O Tchatchipen : une belle reconnaissance pour Kathy Dauthuille

1334081745.JPGEn avril dernier, Kathy Dauthuille nous avait laissé un message sur le blog mentionnant sa rencontre avec un monsieur gitan lors de son séjour à Barcelone. Elle avait ensuite écrit un petit récit que je vous livre ici :

UNE RENCONTRE À BARCELONE

Je reviens de quelques jours passés à Barcelone où j'ai visité le quartier gothique, le parc Guëll de Gaudi où les promeneurs flânent en écoutant les musiciens les plus divers. J'ai revisité La Sagrada Familia également du même génie catalan. J'ai noté avec plaisir que les travaux avaient beaucoup avancé depuis ma dernière venue ; maintenant le carrelage est posé ainsi que quelques resplendissants vitraux dans le chœur : la construction avance.

Or pendant ce voyage, je fis une rencontre très particulière : le 23 avril étant la Sant Jordi (patron de Barcelone), les habitants ont l'habitude de s'offrir des roses et des livres ; de ce fait il y avait des stands partout !

25120989.jpgC'est ainsi qu'un stand gitan qui était bien visible par son drapeau tendu attira mon attention. Je me suis approchée et ai commencé à compulser les ouvrages et à parler. Comme un monsieur dédicaçait son livre, je lui ai pris un exemplaire de Cartas del pueblo gitano et lui ai dit que j'avais écrit sur les gitans. Nous avons échangé quelques mots et il m'a donné plusieurs revues spécialisées dont le titre est O Tchatchipen. À cela il ajouta un gros livre sur la presse intitulé ¿ Periodistas contra el racismo ? La prensa española ante el pueblo gitano. Je l'ai remercié en lui demandant son adresse e-mail et il m'a serré la main très chaleureusement.

Une fois rentrée, je suis allée voir qui était ce monsieur que j'avais vu sur les Ramblas et qui m'avait dédicacé son livre ; et je lus :

"Juan de Dios Ramírez Heredia est un témoin privilégié des récentes évolutions de la société espagnole. Tsigane, il a réussi là où la plupart des membres de sa communauté ont échoué. Avocat et journaliste, il a été député, eurodéputé et a même participé à la rédaction de la Constitution espagnole. En 2008, il est devenu le premier Gitan au monde nommé Docteur Honoris Causa. Il dirige aujourd'hui l'ONG Unión Romaní."

Pour une rencontre ; ce fut une rencontre !

Voici une vidéo intéressante où on le voit en train d'expliquer la journée internationale des gitans, notamment la cérémonie au fleuve :



Lors de ce rituel, des pétales de fleurs sont jetés dans l'eau par les femmes, après elles, les hommes déposent des bougies ; cela me fait penser à la cérémonie de la Saint-Georges dans "Ederlezi" et à celles faites au Gange.

Juan de Dios Ramirez-Heredia nous dit que le fleuve emporte les pétales au-delà des frontières ; qu'il n'y a plus de barrière. Ce geste est fait en même temps par les gitans du monde entier et symbolise l'amour qui voyage.

J'ai également regardé sur YouTube son investiture quand il fut nommé docteur honoris causa à Cadix ; c'est une cérémonie bouleversante. Il parle de sa mère qui ne savait ni lire ni écrire mais qui l'avait envoyé à l'école et c'est ainsi que peu à peu, avec d'autres rencontres, notamment des personnes qui l'ont encouragé, il s'est mis à défendre la cause de son peuple.



Son remarquable cheminement est plein d'humanité, de sensibilité ; aussi je me sens très émue, admirative et suis très heureuse d'avoir pu le rencontrer en me promenant sur les Ramblas.

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L’Institut Romanò O TCHATCHIPEN publie une revue trimestrielle d’investigation gitane du même nom et dans le dernier numéro de 2011, Kathy Dauthuille a eu le bonheur de voir son livre dédié au peuple rom "Les Voyageurs au sang d'or" y figurer en bonne place. Il ne pouvait y avoir plus bel hommage !

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07 janvier 2012

Une gigantesque mer d'eau douce sous les Corbières

spéléo_zoom.jpgIl y a quelques semaines, la Dépêche du Midi annonçait une nouvelle extraordinaire : il existe une gigantesque mer d'eau douce sous le massif des Corbières, peut-être la plus grande d'Europe. Yves Pietrasanta, vice président de la région Languedoc-Roussillon, s'est enthousiasmé en apprenant son existence et a annoncé hier qu'il espérait lancer rapidement une série d'études et d'exploration de cette mer souterraine.

C'est Henri Salvayre, hydrogéologue, ancien professeur aux universités de Bordeaux et de Perpignan et spéléologue confirmé, qui a révélé son existence. Il s'agirait d'une centaine de puits karstiques remplis d'eau douce.

« Il est vital de lancer une expédition pour évaluer précisément l'étendue de cette sorte de mer intérieure, très présente dans les calcaires fissurés des Corbières, notamment entre Salses et Sigean. De nombreuses explorations ont été menées depuis plus de vingt ans mais pas au-delà de 160 mètres, notamment pour le puits de Font Estramar à Salses-Le-Château (Pyrénées-Orientales). Cela permettrait de connaître l'importance du gisement, sa localisation et de mettre en place des protections car cette réserve est très importante pour l'avenir de toute la région », explique Henri Salvayre.

Les gigantesques poches d'eau formées sous le sol datent de la fin de l'ère tertiaire avec la remontée de la mer. C'est à ce moment-là que le piège souterrain s'est refermé sur les écoulements intérieurs des Corbières calcaires, précisément au contact de la couche imperméable constituée de marnes argileuses.

Henri Salvayre parle de plusieurs millions de mètres cubes dans des réservoirs inépuisables alimentés par les précipitations et par les importantes pertes de l'Agly et de son affluent le Verdouble. L'un des projets est basé sur l'utilisation d'un petit appareil sous-marin télécommandé, tel que celui mis en œuvre lors de l'exploration de l'épave du Titanic.

Source : La Dépêche du Midi
Photo : Franck Vasseur

05 janvier 2012

La prédation, c'est le viol.

747832943.jpgJe vous ai déjà parlé de Yurtao, le magnifique blog de Sylvie Barbe.

Aujourd'hui, je reproduis l'un de ses textes que je trouve magnifique. Je retrouve dans ses mots bien des échanges que j'ai eu avec Anna... La Femme en moi comprend tout, ressent tout, chaque mot et, mieux, chaque réalité que ce mot tente de représenter.

Merci infiniment Sylvie d'exprimer les choses si clairement.

Je vous invite à le lire aussi directement chez elle, en image, en cliquant ici.











La prédation, c'est le viol.

« À qui appartiendra le futur ?
Aux femmes et aux enfants qui luttent pour la survie
et la sécurité de l'environnement ?
Ou à ceux qui traitent femmes, enfants et environnement
comme du jetable et du superflu ? »


Vandana Shiva
et Maria Mies. « Ecoféminisme. »



On peut choisir d'être célibataire, mais pas de refuser l'altérité des sexes.

Si les femmes et les hommes existent ensemble sur une trajectoire commune, ils sont pourtant intrinsèquement différents, quoiqu'en disent, sous prétexte de genre et de conditionnement, les colons capitalistes qui arasent les humains à un statut d'accumulateurs d'objets.

La femme dont les organes sont dedans se sent plus en résonance à l'intérieur qu'un homme, dont l'organe reproducteur est à l'extérieur. Le féminisme universaliste occidental a jusqu'à présent répondu au mépris de l'homme pour les valeurs intérieures des femmes par une tentative pathétique d'intégrer ses modèles, de s'aligner sur ses paradigmes, en démontrant, jusqu'à l'épuisement, l'équivalence des capacités et des talents. Il a fallu exacerber nos aptitudes en signant allégeance aux codages masculins pour obtenir subsistance et gratification, comme si les filles prétendaient pisser aussi loin que les garçons. Cette dévotion pour l'hypertrophie des valeurs viriles de conquête et d'assujettissement entraîne le renoncement à la préoccupation gratuite du soin d'autrui, et donc de toute forme d'auto-gestion. Intégré dans la rivalité virile établissant une hiérarchie fondée sur l'exhibition du plus d'attributs visibles possible, ce féminisme d'allégeance à la course aux champions, en revendiquant aux instances misogynes les mêmes dossards, les mêmes équipements et les mêmes critères de dépassement de soi, soumis aux phallocraties des sponsors, jurys et autres distributeurs de couronnes et médailles, n'est plus qu'un triste renchérissement de la compétitivité, un sombre pastiche de l'idéologie patriarcale de la loi de la jungle.

Depuis la conquête d'Uruk qui inaugure, à l'âge de Bronze, la fondation du patriarcat, les violents s'ingénient à transformer en héros d'épaisses brutes cruelles, à commencer par ce « soudard de Gilgamesh, qui esclavagise le peuple de Sumer en violant toutes les filles, enlève les fils à leur mère et épuise les hommes en travaux exténuants » (version Sumérienne, citée par Françoise Gange).

À partir de l'extermination de la Vénus paléolithique et de la culture des peuples de la Déesse Mère, les vagues successives d'interprètes masculins ont effacé le souvenir d'un monde stable basé sur la gestion bienveillante des ressources naturelles, où le nomadisme répondait au besoin d'épargne et à la gestion réfléchie des ressources, au profit de mythes épiques qui glorifient le pillage, travestissent les guerres de colonisation en croisades civilisatrices, en expropriant les peuples de leurs bases d'auto-suffisance.

L'ensevelissement à Sumer du matriarcat et de son organisation fondée sur la coopération, le partage et le respect de la terre, a rejeté le féminin dans le continent noir de l'inconscient et a ouvert la voie à la diabolisation des femmes. Car oui, les femmes sont objectivement rebelles à la généralisation de la violence, et profondément indociles à l'instauration de l'insensibilité comme critère moral. Le « fils de la mère » honorant, par symbioses et connexions, les forces de la nature, l'art et l'amour libre, est devenu le « fils du père », assassin de son propre frère, exténuant ses esclaves en productions titanesques, et légalisant par le mariage l'appropriation des personnes. En introduisant la religion du Dieu unique et la dichotomie entre élus et mécréants, en extrayant la femme de sa côte, c'est-à-dire de sa propre structure, l'homme nie toute altérité, toute existence propre à l'autre sexe, mais aussi à la pluralité des cultures et des croyances.

Depuis qu'ils ont compris le lien entre semence et bébés, et érigé la loi, laïque ou religieuse, du seul grand phallus sous qui tout doit plier, depuis qu'ils se sont appropriés la fertilité de la terre et la fécondité des femmes, tout périclite.

Ils foncent comme des rhinocéros furieux et, quand ils ne nous enrôlent pas dans leurs brigades de mort, ils font semblant de demander notre accord, juste pour acheter notre silence et notre soumission.

Qu'avons-nous à faire de leurs fusées quand nous ne pouvons plus nourrir nos enfants ?


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Ce qu'ils font à la Terre, ils le font aux femmes.

Ce qu'ils font aux aborigènes, aux plantes, aux arbres, aux forêts, aux animaux, ils le font aux femmes.

Ce qu'ils font à l'eau, à l'air, aux rivières, aux rivages, aux oiseaux, aux abeilles, aux ours, aux baleines, ce qu'ils font aux animaux d'élevages et à tant de variétés animales et végétales expropriées du bien commun par les multinationales, ils le font aux femmes.

Ce qu'ils ont fait aux Indiens, aux sorcières torturées et brûlées par millions, descendants de nos ancêtres qui ont préservé l'harmonie pendant des centaines de milliers d'années, cette haine et ce bannissement systématique, au nom de leur progrès, de leurs techno-sciences de pointe, leur pétrochimie d'holocauste, avec leurs chalumeaux, leurs microscopes, leurs sous-marins, leurs claviers et leurs chloroformes, avec leurs circuits intégrés miniaturisés ultras performants pour un désordre global, ce qu'ils font aux peuples autochtones autarciques et aux herboristes héritiers d'un incommensurable savoir botanique, c'est ce qu'ils font aux femmes, partout, sur toute la surface de la Terre.


Et ils s'étonnent des invasions d'amarantes dans les champs de maïs mexicains, de l'ambroisie en Languedoc, de l'impatience de l'Himalaya sur nos berges, des entérocoques intraitables, des bactéries résistantes aux antibiotiques, des allergies galopantes, de la vache folle, des cancers en masse, des tornades, tremblements de terre, sécheresse, inondations, déserts, fonte des pôles et des glaciers, submersions insulaires...

La prédation, c'est prendre sans permission, sans demander si l'autre est d'accord, s'il est prêt. Sans reconnaître que tout Vivant possède une connaissance de son état et de ses besoins, préalable à tout don de soi.

La prédation, c'est chosifier, dépersonnaliser, déshumaniser.

C'est nier le désir, l'existence sensitive, consciente et signifiante de l'autre, son être unique et remarquable, générateur de relation et du processus d'évolution collective.

La prédation, c'est le viol.

Les femmes et la nature sont le lieu des humains où est commis l'incommensurable crime de viol qui nous mène si près de l'abime de notre propre extinction.

« Il y a un autre monde, mais il se trouve dans celui-ci »

Paul Eluard


* * * * *


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02 janvier 2012

La Maguelone nous a servi à voir

La Maguelone est un site très particulier, non loin de Montpellier au bord de la mer. Autrefois une île mais désormais accessible par la route entre mer et étangs, elle a connu une histoire tourmentée et abrite une cathédrale très ancienne et partiellement restaurée. Nous avons appris de retour à la maison que l'île s'était formée il y a près de quatre millions d'années à la suite d'une éruption volcanique.

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C'est là que nous étions hier après-midi, à deux pas de Cacou-Plage, pour notre première promenade de l'année. La température était plus que clémente - autour de 20° - et le ciel d'un bleu parfait. Il était aux environs de 16h à notre arrivée sur place. La lumière prenait déjà des nuances chaudes qui magnifiaient tout.

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A notre arrivée sur le site, nous avons croisé une colonie de paons. Deux d'entre eux, dont un magnifique au plumage entièrement blanc, ont lancé un grand concours de roues pour notre plus grand plaisir. Comme quoi, il n'y a pas que les humains qui aiment faire les cacous... Je pense qu'Anti vous montrera d'autres photos, elle en a fait de superbes.

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Les volumes à l'intérieur de la cathédrale sont imposants par leur taille et leur légèreté.

Le dépouillement des murs met encore plus en valeur les rares bas-reliefs.

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En repartant, nous avons profité du soleil couchant pour aller nous balader le long des étangs, puis sur la plage.

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Il y avait pas mal de gens qui, comme nous, profitaient de la température printanière
pour marquer les premières heures de l'année
du souvenir d'un crépuscule flamboyant rythmé par le bruit des vagues.

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Nous nous sommes dit en repartant que nous vivions dans une région vraiment magnifique...

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Très belle journée à vous

30 décembre 2011

Urgence anti-corrida


MESSAGE D'URGENCE !!! A PARTAGER EN MASSE SVP

Le 20 Novembre 2011, beaucoup de personnes et surtout les défenseurs de la cause animale se sont mobilisés pour faire annuler une journée taurine à Vergèze ( Gard) où 6 veaux aurais dû êtres tués pour le plaisir de l'humain.

Cette journée a été reportée à Samedi 31 Décembre à St Gilles (Gard) où cette fois-ci 4 veaux vont êtres mis à mort !!

Je sais que nous avons peu de chance de faire annuler cette journée, car c'est un peu tard maintenant, mais on se doit d'essayer !
SVP joignez vous à moi en envoyer un mail au Maire de la commune.
Il faut faire vite pour sauver ces veaux de la mort !
Plus les mails seront nombreux, plus ils seront pris en considération !

Mairie : contact@ville-saint-gilles.fr

Du lundi au vendredi, de 8h30 à 12h00 et de 13h30 à 17h30

Place Jean Jaurès - 30800 SAINT-GILLES

Tél : 04 66 87 78 00


Vous pouvez également contacter l'école de tauromachie de Nîmes
http://www.ctnimes.fr/index.php?option=com_aicontactsafe&...

Infos :
http://signesdutoro.france3.fr/index.php?page=article&num...



Modèle de lettre à envoyer

Monsieur le Maire,

J'ai eu le malheur d'apprendre que vous allez organiser une journée taurine où des veaux vont être sacrifiés, le 31 Décembre dans votre commune.
Parfois dans la vie on est entrainé par la force de l'habitude, la tradition, cette tradition qui mène certains animaux vers la mort...

Je suis outré à l'idée qu'on puisse encore tuer et torturer des animaux pour s'amuser ! L'homme DOIT s'améliorer, devenir meilleur.

Est ce que la corrida fait partie de ce qu'on retiendra des hommes du XXIe siècle ?

Soyez CELUI qui fera changer les choses, soyez CELUI qui fera entendre sa voix et aidera à faire voter des lois pour protéger les animaux des cruautés infligées par les hommes.

Des centaines de milliers de français cherchent un politicien qui rejoindrait leurs idées sur la protection animale. On en a assez de la corrida, torturer ainsi un animal qui râle, agonise, c'est inacceptable, et nous ne l'accepterons pas.

Nous nous battrons sans relâche pour être entendus. Soyez avec nous ! Votre image n'en sera que grandie.

Pensez aux enfants, vous qui êtes peut-être un papa, est ce que vous amenez vos enfants voir ces spectacles ? Est-ce que cela forme un être humain ? C'est la souffrance et la torture d'un être vivant que vous voulez apprendre à vos enfants ? Voulez vous vraiment une telle torture pour le passage à l'année 2012 ?

J'aurais tant à rajouter, mais je vous demande juste de faire une introspection et de prendre de bonnes décisions...

J'espère de tout coeur que votre sensibilité prendra le dessus et vous empêchera d'autoriser cette pratique cruelle.

Les réseaux sociaux font circuler votre nom et celui de votre ville, montrez-leur que vous n'approuvez pas ces comportements cruels envers les animaux.

Salutations

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