12 mai 2012

Farandole de Roberts sur canapé

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Les deux Roberts sont arrivés à la maison dans l'après-midi, à une vingtaine de minutes l'un de l'autre. J'ai ramené le premier - de son nom, Notenboom - depuis la gare. Le second - qui se prénomme également Robert dans la vraie vie mais est plus connu sous les pseudos multirécidivistes de Kasimir, de Clovis Perrin ou de Pinson Déplumé malgré son abondante chevelure - est arrivé avec sa voiture.

Nous leur avons montré leurs lits respectifs : le fameux canapé-baignoire-orange pour Robert Premier (normal, il aime l'art moderne) et le lit en mezzanine d'Enzo pour le second (normal, il a illustré les aventures de Replète la Sorcière écrites par eMmA).

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Ensuite, Anti et moi avons dû filer faire les courses. Aucun risque que les deux Roberts s'ennuient pendant notre absence, le Petit Robert est empli de mots et le Grand Robert Illustré, d'images. Ils se sont lancés dans une discussion passionnée et à notre retour, ils parlaient toujours du même sujet.

Après avoir tout rangé dans le frigo et les placards, il était temps que nous ressortions puisque nous approchions de 20h et que l'un des Roberts voulait absolument nous inviter au restau avec l'autre. Nous somme retournés au restau viet où nous avions amené le premier Robert la dernière fois qu'il était à Nîmes.

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Le lieu s'appelle - je vous le donne en mille - la Baie d'Halong. La nourriture y est délicieuse et d'un prix très abordable.

L'ambiance à notre table était fort animée. Le Gigondas et les plats épicés aidant, nous nous sommes racontés bien avant le dessert nos découvertes respectives de la sexualité. J'ai bien peur que nous nous soyons exprimés un petit peu trop fort mais comment pourrait-il en être autrement quand on est avec deux volumes de Robert complétement défoncés...

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Ce matin, départ à l'aube pour la Grande Motte. Non, je ne parle plus de sexualité, là. Loin de moi l'idée de faire des jeux de mots faciles, vous me connaissez. N'empêche... Quand je pense que, pendant tout un weekend, on va exposer sur notre stand nos deux roberts en plein centre de la grande motte, sûr que je vais en vendre un max de mes recueils de nouvelles érotiques.

Très belle journée à vous

22 avril 2012

On parle de mes livres

Ces derniers jours, trois sites ou blogs ont parlé de certains de mes livres - J'ai treize envies, J'ai treize envies de plus et Le drap de soie du temps.

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A tout seigneur, tout honneur, commençons par l'un des satellites de la Bibliothèque Nationale de France (BNF). Dans ses pages consacrées aux nouveautés figure l'annonce de la sortie de J'ai treize envies de plus en version livre papier.

Ce référencement est une conséquence directe du dépôt légal du livre réalisé par les Éditions du Puits de Roulle.

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Le second site s'appelle The Night Voice / La Voix de la Nuit. J'y reconnais la pâte de Pascal Frêne, il s'agit en effet de la version audio du Drap de soie du temps qu'il a réalisée pour Littérature Audio.

Mon roman y figure en bonne place puisqu'il est entouré d’œuvres de Guy de Maupassant et d'Arthur Conan Doyle.

Quant au troisième, il s'agit d'un article de Serge Léonard, blogueur littéraire qui me fait l'honneur de consacrer une de ses critiques à J'ai treize envies. Bougie sur le gâteau, il l'a mise en ligne le jour de mon anniversaire.

En voici quelques larges extraits.

j13e Serge Léonard.jpg"Déjà, le format m’a plu. Les recueils de nouvelles sont ce que je préfère en littérature. Dans le genre érotique, c’est ce qui se fait de mieux. Les gens peuvent lire une histoire quand il leur plaît, se laisser exciter et inspirer par ce qu’ils consultent, seuls ou en couple. Les récits ne sont également pas trop longs et permettent de mettre une narration en marche jusqu’à arriver à la chute qui surprend ou bien fait sourire.

La plume d’Anna Galore est aisée à déchiffrer. C’est important dans ce genre de littérature. [...]

À propos des récits, ils sont variés. [...] L’auteur mixte autant les héros masculins que féminins. Elle réussit à nous faire oublier que c’est une femme qui pousse le crayon et nous permet d’apprécier chaque récit à sa juste valeur. La diversité des fantasmes évoqués m’a également plu. Vous n’y verrez pas de fétichisme extrême, donc aucune peur à avoir pour les plus réticents d’entre vous qui en seraient à leurs premiers pas en littérature érotique. C’est une lecture légère, érotique sans être pornographique.

Il y a évidemment des histoires que j’ai préférées à d’autres. Lorsque je lis ce type d’œuvre, j’aime quand la chute me laisse une excitation, un non-dit qui allume l’esprit et l’imagination. Bien qu’ici les finales étaient bien, ils incluaient parfois un second degré philosophique. [...]

J’attribue un 8 sur 10 pour ce recueil de récits que j’ai apprécié. Je vous le conseille si vous aimez les petites histoires coquines qui pourront vous allumer, seul ou en couple."


L'article dans son intégralité peut être lu ici.

Très belle journée à vous

09 avril 2012

Treize envies de plus dispo sur Amazon

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La version Kindle de J'ai treize envies de plus vient d'être rendue disponible sur Amazon. Attention, comme il s'agit d'un ouvrage érotique, il n'apparait pas dans les nouveautés et pour le voir, il faut savoir qu'il est là !

Si vous tapez "Anna Galore" (ou même "J'ai treize envies de plus") à partir de la page d'accueil d'Amazon, mon livre ne fait pas partie des réponses, toujours parce qu'il s'agit d'érotisme. Pour qu'il soit affiché, par exemple si vous avez demandé "Anna Galore", il faut cliquer dans la colonne de gauche sur "Boutique Kindle" (qui précise qu'il y a trois ebooks alors qu'avec celui-ci il y en a quatre, c'est dire jusqu'où va le filtrage...)

Si vous cliquez à partir de la page d'accueil d'abord sur "Livres" puis "Ebooks Kindle", là vous pourrez le trouver avec au choix les mots-clés "Anna Galore" ou "Treize envies".

A tout hasard, voici le lien direct qui vous conduit sur la page correspondant au recueil : J'ai treize envies de plus [format Kindle].

Je n'ai pas pu maintenir le prix de vente à 2 euros comme je le souhaitais, mais à 2,60 euros HT (ce qui fait 2,68 TTC). La raison en est le pourcentage qu'Amazon prélève sur chaque vente en tant que diffuseur / distributeur. En-dessous de 2,60 euros, Amazon retient 65% du prix de vente, ce que nous trouvons excessif, alors qu'au-dessus, le pourcentage touché par l'éditeur est de 70%, ce qui nous semble bien plus normal.

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Voici la présentation de J'ai treize envies de plus qui figure sur Amazon :

"J'ai treize envies de plus" est le troisième recueil de nouvelles érotiques écrit par Anna Galore, auteur à succès sur le web. Il prolonge et enrichit avec maestria les plaisirs et fantasmes dont se sont déjà régalés plus d'un million d'internautes avec les deux premiers volets, "J'ai treize envies" et "J'ai encore treize envies".

Les clés du succès fulgurant rencontré par ces ouvrages tiennent à quelques facteurs simples : fluidité de l'écriture, scènes très explicites, imagination foisonnante loin des lieux communs du genre, le tout accompagné d'une pincée d'humour voire d'amour. Car, pour l’auteur, le sexe se doit d’être toujours joyeux et agréable, quelles que soient les préférences et les circonstances.

Toutes les nouvelles sont racontées à la première personne. Ce peut être un narrateur ou une narratrice, hétéro, homo ou bisexuels(les), dans des scènes à deux, à trois ou à beaucoup plus.

Depuis 2006, Anna Galore a écrit une vingtaine de livres disponibles en téléchargement sur son site web sous divers formats numériques. Ils vont du thriller le plus choc à l'érotisme le plus brûlant en passant par des histoires loufoques de chats et des chroniques de blog. Ses écrits totalisent à ce jour près de 3 000 000 de lecteurs dans 180 pays. Un certain nombre d'entre eux ont également été édités en livres papier.


Dès que possible, la version ePub sera à son tour mise en ligne sur un ou plusieurs autres sites marchands, nous vous en informerons le moment venu.

Très belle journée à vous

06 avril 2012

Treize envies de plus, versions eBooks prêtes

J'ai généré hier les deux versions ebooks de J'ai treize envies de plus, l'une en format prc et l'autre en format ePub.

j13edp mobi reader.jpgLe format prc est directement compatible avec les liseuses de type Kindle. Il s'agit en effet de celui créé par une entreprise française nommée Mobipocket qui a été rachetée par Amazon en avril 2006 avec tout son catalogue de livres numériques quelques mois avant le lancement du Kindle, qui a pu ainsi disposer dès le début de ce fonds de titres déjà prêts à être commercialisés. Le même format est également compatible avec le Cybook Gen3 vendu par Bookeen, certains modèles de liseuses de Irex, le Hanlin de Jinke et le Bebook de Endless Ideas. Grâce à un petit logiciel gratuit nommé Mobipocket Reader, il est aussi utlisable avec n'importe quel PC sous Windows, Palm sous Palm OS, PDA sous Windows Mobile, Nokia sous Symbian et BlackBerry sous BlackBerry OS.

Le format ePub est rapidement devenu le plus répandu au monde. Il peut être lu par tous les smartphones et tablettes sous Android, les iPhone / iPad / iPod d'Apple, les smartphones sous Windows Mobile, le FnacBook, le Samsung E60, Kobo eReader Touch, OyO (France Loisir et Chapitre.com), BeBook, Neo, One, plusieurs modèles de Cybook (Bookeen), Boox (Onyx), Cool-er (Interead), eSlick (Foxit), Hanlin eReader, Hanvon N516, N518, N520, N526, iRex Digital Reader 1000, plusieurs modèles de Nook (Barnes & Noble), Plastic Logic, iRiver Story, PlayBook, Archos, Tabbee S et quelques autres encore.

Pour procéder aux conversions, j'ai utilisé des logiciels gratuits, Mobipocket Creator pour le premier format et Sigil pour le second. Les deux peuvent prendre en fichier d'entrée un simple format Word. Il faut au préalable avoir organisé le document Word en marquant les titres des chapitres grâce aux "styles", ce qui va permettre de générer automatiquement une table des matières constituée de liens directs vers chacun des chapitres.

En effet, autant dans un livre papier la table des matières n'a qu'un intérêt secondaire pour un roman et à peine plus pour un recueil de nouvelles, autant pour un eBook elle est absolument indispensable et figure d'ailleurs en tête de document plutôt qu'à la fin, ceci pour pouvoir se rendre instantanément là où on décide de reprendre sa lecture (même si les liseuses permettent quasiment toutes de créer des équivalents de marque-page).

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Ensuite, la conversion est facile... ou devrait l'être. C'est le cas de Mobipocket Creator, tout-à-fait remarquable par son ergonomie et sa facilité de mise en œuvre. En revanche, Sigil est une horrible usine à gaz ultra-mal foutue qui m'a demandé de procéder à des tas de fignolages à la main pendant plus de deux heures directement dans le code XML pour arriver à ce que je voulais. Pour contrôler la qualité du résultat, j'ai utilisé Mobipocket Reader sur mon PC dans le premier cas et Adobe Digital Editions dans le second.

Voilà, tout est prêt. Il ne reste plus qu'une étape, pas forcément évidente : mettre les versions en ligne sur les sites marchands. On verra ça aujourd'hui ou dans le weekend.

Très belle journée à vous


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05 avril 2012

Treize envies de plus, version finale OK

j13edp une.jpgLa préparation de J'ai treize envies de plus, mon troisième recueil de nouvelles érotiques, vient de passer un nouveau cap, celui des corrections de toute sorte. Après une première relecture par mes soins, le manuscrit a été transmis à Anti qui l'a passé à la moulinette de son regard professionnel pour débusquer les dernières fautes d'orthographe, de cohérence et de style.

Une grande nouvelle : ce livre sera édité à compte d'éditeur et non en auto-édition comme les deux précédents recueils sortis en format livre papier. Les raisons de ce choix sont principalement liées aux avantages de pouvoir ainsi faire référencer le recueil dans les bases de données professionnelles telles qu'Electre et à la gestion bien mieux organisée de sa diffusion sur des sites marchands ou par des libraires.

Cela a eu, au passage, une conséquence mineure sur la couverture qui fait désormais apparaître en bas de page la mention "Éditions du Puits de Roulle" en lieu et place de "Antipode - Éditions du Puits de Roulle". Je ne résiste pas au plaisir de sauter sur ce prétexte pour vous la montrer à nouveau, avec la correction en question.

Le recueil sera édité sous trois formats :
- livre papier au prix de 10€ + port (comme les précédents)
- format prc / Kindle au prix de 2€, avec une diffusion exclusivement par Amazon
- format ePub au prix de 2 €, avec une diffusion par le site de la Fnac et peut-être d'autres.

Je rappelle qu'à la différence de tous mes autres ouvrages, J'ai treize envies de plus ne sera pas disponible en téléchargement gratuit.

Je vais me charger, dans les prochains jours, des conversions du manuscrit en formats prc et ePub. En parallèle, mon éditrice procédera au référencement des trois versions. Il n'y aura plus qu'à installer les versions eBooks sur les sites marchands respectifs, sans oublier la version livre aux côtés de ceux déjà proposés. La sortie de la version livre papier se fera à la même date que les versions numériques. Je ne manquerai pas de vous informer dès que tout cela sera disponible.

Pour continuer à vous mettre l'eau à la bouche, voici le sommaire de J'ai treize envies de plus :

  1. Tout le monde peut se tromper
  2. Un mâle nécessaire
  3. Arme de fornication massive
  4. Pulsion
  5. Fais un pas du côté sauvage
  6. L’allumeuse du réverbère
  7. Dessous de table
  8. L’indécente aux enfers
  9. L’avaleuse de chibres
10. L’homme aux deux pénis
11. Échange heures d’autoroute
12. Hammam
13. Envie de plus

Les nouvelles 3, 4, 5, 8, 11 sont inspirées de situations proposées par Jeremy Lecoover, qui a également imaginé les titres L’indécente aux enfers et Échange heures d’autoroute. Les nouvelles 6, 7, 8 et 12 s’appuient sur des idées suggérées par Anti, ainsi que le titre L’allumeuse du réverbère. Je leur adresse à tous les deux mes plus chaleureux remerciements pour leur contribution à ce recueil ainsi qu’à mon éditrice pour les nombreuses améliorations qu’elle a apportées sur l’ensemble du manuscrit.

Très belle journée à vous


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23 mars 2012

Treize envies de plus, écriture terminée

j13edp une.jpgJ'ai terminé hier l'écriture de J'ai treize envies de plus. Il s'agit de mon vingtième livre et de mon troisième recueil de nouvelles érotiques après J'ai treize envies et J'ai encore treize envies.

Comme pour les deux premiers recueils, la nouvelle numéro 13 rassemble en une seule histoire les douze précédentes. Dans J'ai treize envies, il s'agissait d'une courte histoire formée de phrases extraites des autres nouvelles. Dans J'ai encore treize envies, tous les personnages se croisaient à une même soirée. Cette fois, je révèle en quelques feuillets le lien inattendu qui les relie tous, un lien bien entendu sexuel.

Je m'inspire pour cela de la fameuse théorie des six degrés de séparation. En 1929, un Hongrois nommé Frigyes Karinthy proposait une théorie qui s’est révélée remarquablement exacte avec le temps. Il affirmait que toute personne sur notre planète peut être reliée à n’importe quelle autre au travers d’une chaîne de relations individuelles d’au plus six maillons.

Chacun de nous peut donc se réjouir ou se désoler d’être séparé de George Clooney ou de la fille canon en couverture d’un magazine de charme ou d’un voleur à la tire ou d’une star du X par à peine cinq autres personnes au maximum.

Et parfois même d’un peu moins. Depuis la progression phénoménale de Facebook, on a pu vérifier que n’importe quel utilisateur de ce réseau social était à moins de cinq « amis » de n’importe quel autre.

Si on applique cette règle au domaine du sexe, on peut imaginer que n’importe qui est relié, par une chaîne relativement courte de partenaires sexuels, à n’importe qui d’autre sur le globe. Vraisemblablement plus de six, parce que tout le monde ne couche pas avec tout le monde, loin de là, mais quand même. Bien entendu, cela ne s’applique pas à ceux qui restent chastes toute leur vie - mais cela ne nous regarde pas.

Les prochaines étapes

1 - Relecture attentive du manuscrit
2 - Choix des formats qui seront proposés
3 - Diffusion

Attention, pour la première fois depuis que j'écris, aucune version de ce recueil ne sera disponible gratuitement. Il sera commercialisé sous deux formes :
- livre papier au prix de 10€ + port (comme les précédents)
- format eBook, probablement Kindle, à un prix très bas (autour de 2€), avec une diffusion exclusivement par Amazon, du moins pour commencer.

Les deux versions seront bien entendu réalisées sous la bannière des Éditions du Puits de Roulle. Je viendrai vous reparler le moment venu de l'avancement des choses et des détails pratiques.

Très belle journée à vous

24 février 2012

Hammam

Le_Bain_Turc.jpgLors de notre séjour à Marrakech, nous avons bénéficié à notre hôtel d'une séance de hammam suivie d'un massage. Alors que nous étions, Anti et moi, dans la petite pièce sans fenêtre qui se remplissait de vapeur, elle m'a proposé les grandes lignes d'une nouvelle érotique tournant autour d'un hammam - un mot arabe qui signifie tout simplement "eau chaude".

Cette nouvelle, je l'ai écrite hier. Je vous en propose les premières lignes un peu plus bas - celles qui sont tous publics. En cherchant des textes anciens décrivant cette pratique vieille de plusieurs siècles, j'ai trouvé les informations suivantes.

Au Moyen-âge, le hammam fut l'objet d'un grand débat juridique dans les pays arabes. Les différents courants de pensée musulmans eurent, en effet, à décider de leur licéité et des règles à suivre pour les hommes et les femmes qui le fréquenteraient. De nombreux ouvrages furent consacrés au sujet. Parmi eux figure le livre d'un érudit yéménite du XVIIIe siècle nommé Al-Haymi al-Kawkabani, dont plusieurs passages sont en vers. C'est de l'un d'entre eux que j'ai tiré la citation qui ouvre la onzième nouvelle du recueil J'ai treize envies de plus.

C'est à peu près à la même époque que Jean-Auguste-Dominique Ingres a peint son célèbre tableau intitulé Le bain turc. Il illustre à quel point un hammam avait déjà la réputation d'être un lieu de sensualité extrême et combien il suscitait de fantasmes.


Hammam



                                                                                                          Ami, si tu cherches la vie de délices,
                                                                                                          Alors fréquente le hammam assidûment
                                                                                                          Et réjouis-toi en le fréquentant.

                                                                                                                            Al-Haymi al-Kawkabani





Jamais je n’aurais dû me retrouver là. Tout a commencé à partir en vrille quand cette chère Chloé m’a annoncé qu’elle me plaquait la veille de notre départ pour une semaine en amoureux dans un hôtel haut de gamme à Alexandrie. Comme tout était déjà payé, j’ai décidé de partir quand même. En me levant à 4 heures du mat’ pour filer à l’aéroport de Marseille après avoir très mal dormi, j’avais un SMS de mon tour operator. De nouvelles émeutes avaient éclaté dans la nuit sur la place Tahrir au Caire et tous les vols étaient annulés. On me proposait gentiment d’opter à la place pour un séjour à Marrakech avec un supplément de seulement 54 euros par personne. J’ai répondu d’accord. Non seulement j’étais désormais seul et pas à ça près, mais Chloé détestait le Maroc, donc notre rupture venait de m’éviter une nouvelle scène. J’ai imprimé mes nouveaux billets électroniques et j’ai foncé à l’aéroport. J’aurais mieux fait de prendre mon temps. L’avion prévu ayant eu un problème technique, notre départ était retardé de six heures. Quand on a enfin décollé, je connaissais mon exemplaire de Biba par cœur (oui, il y a aussi des hommes qui lisent Biba).

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La navette qui devait me conduire au luxueux Cheikh Sulayman Palace & Spa est arrivée avec vingt minutes de retard. Le système informatique à la réception était en vrac, il a fallu un temps fou pour que je sois enregistré et que je puisse récupérer ma clé magnétique. J’ai enfin pu rejoindre ma chambre vers 18h. J’étais trop crevé pour avoir envie de ressortir, surtout que j’étais dans le nouveau quartier en pleine construction au sud de la ville, vraiment loin du centre et de la place Jemaa el Fna. Pour terminer cette merveilleuse journée, les cuisines ayant eu un gros souci d’inondation (pourquoi n’étais-je même pas surpris), je n’ai eu droit pour tout dîner qu’à un vague sandwich avec une demi-bouteille d’eau minérale.

DSCN7873.jpgSeule consolation, pour se faire pardonner des ratages à mon arrivée, la direction de l’hôtel m’offrait une séance gratuite de hammam-massage avec service premium-expérience, le jour de mon choix.

Le lendemain matin, j’ai eu droit à un petit déjeuner plantureux, un sans-faute. Tiens ? Le vent était-il en train de tourner ? Bon, puisque j’avais une main gagnante, j’ai décidé de rejouer : je me suis présenté à l’entrée du spa, qui se trouvait au bout d’une coursive en claustra. À peine avais-je donné mon numéro de chambre à l’accueil que la jeune femme a écarquillé les yeux, a décroché son téléphone et a murmuré un truc en arabe avant de raccrocher et de s’abîmer dans la contemplation de son écran. Une autre jeune femme a surgi d’un couloir et m’a guidé jusqu’au vestiaire des hommes.

Je me suis déshabillé, ne gardant que mon slip et passant un grand peignoir blanc, puis j’ai suivi les flèches indiquant le hammam. Je suis arrivé dans un petit salon marocain où la même personne m’attendait. Elle m’a dit de patienter un peu, m’a servi du thé à la menthe et s’est éclipsée. J’ai à peine eu le temps de terminer ma tasse qu’elle revenait et me demandait de la suivre le long d’une piscine d’intérieur chauffée jusqu’à une antichambre qui donnait sur une porte d’aspect massif. Elle m’a indiqué où poser mon peignoir, a ouvert le vantail et est partie.

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Le hammam était une petite pièce bleu nuit, de trois mètres sur trois, au plafond vouté, sans aucune fenêtre. Les murs à gauche et à droite étaient bordés d’une banquette de pierre. Face à moi, de l’eau jaillissait de deux gros robinets anciens qui surplombaient un petit bassin hémicylindrique en marbre, haut de un mètre environ. Un seau en cuivre était posé sur la margelle. L’éclairage, minimal, était fourni par quelques spots encastrés.

Il n'y avait personne d'autre que moi. Je me suis installé sur la banquette de droite. De la vapeur s’est mise à sortir d’un tuyau au ras du sol près du bassin. Au bout de quelques minutes, j’ai commencé à avoir bien chaud.

La porte s’est ouverte et une superbe fille à l’abondante chevelure noire et aux yeux de jade est entrée, ceinte d’une simple serviette.

(à suivre... )

Très belle journée à vous


Photos prises lors de notre voyage à Marrakech

07 février 2012

Treize envies, encore et plus

je13e 1e couv 2.jpgPar ces températures polaires, une bonne façon de se réchauffer est de se mettre sous la couette. Ou sur le tapis devant la cheminée, ou sur le canapé à la lumière des bougies, ou dans une baignoire deux places, ou sous la douche aussi c'est bien, ou dans la cuisine tiens pourquoi pas, bref où on veut pourvu qu'on s'y mette à deux (ou + si aff., c'est à vous de voir).

Pour contribuer au renouvellement ou à la stimulation de vos fantasmes, j'écris depuis deux ans des nouvelles érotiques (et drôles, parce que je n'aime le sexe que s'il est ludique et joyeux), nouvelles qui rencontrent un très grand succès sur le net, ce qui montre bien que ce genre de littérature répond à une attente forte.

Les deux premiers recueils, J'ai treize envies et J'ai encore treize envies, sont sur le point de cumuler un million de lecteurs un peu partout autour du monde dans leurs versions téléchargeables pour PC, tablettes, eBooks ou dispositifs audio (PDF A4, PDF A6, mobi, prc, ePub, MP3).

Leur version éditée en livre papier est également disponible, tant pour le premier recueil depuis le 1er décembre 2011, que pour le second depuis hier soir, ce qui vous permet de l'acquérir ou de l'offrir à temps pour la Saint-Valentin dont il est bon de rappeler qu'elle était, dans les temps anciens, une célébration de l'amour physique avant de devenir plus prude. C'est d'ailleurs le 14 février 2010 que j'avais mis en ligne le tout premier J'ai treize envies.

Le nouveau recueil est vendu, comme le précédent, au prix de 10 euros l'exemplaire (+2,40 euros de frais de port).

Pour commander l'un ou l'autre, envoyez-moi un mail ou rendez-vous sur le site de mon éditeur, Les Éditions du Puits de Roulle.

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Un troisième recueil, J'ai treize envies de plus, est en cours d'écriture. Je viens d'en terminer la dixième des treize nouvelles. Son titre et son thème ont été imaginés par Jeremy Lecoover, que je remercie à nouveau pour ses nombreuses contributions.

Échange heures d'autoroute

La narratrice aime s'exhiber pour exciter le désir des routiers sur l'autoroute, pendant que son mari conduit leur voiture munie d'un toit entièrement transparent, ce qui est bien pratique. Leur terrain de chasse est un tronçon de la A20 non loin de l'aire de Pech-Montat, l’une des plus utilisées par les poids lourds pour passer la nuit quand ils sont en transit dans la région, à l’orée du week-end.

Reste ensuite à se garer sur l'aire en question et à entraîner à l'abri des regards le ou les chauffeurs intéressés par quelque chose de plus concret. Il faut bien que le corps exulte, comme disait le grand Jacques.

Et le mari dans tout ça ? Ne vous inquiétez pas pour lui, non seulement il est consentant mais il y trouve sa pleine satisfaction. Une histoire d'amour, donc, puisque ce jeu érotique contribue au bonheur de leur couple.

Très belle journée à vous

01 février 2012

Des nouvelles

Des nouvelles de la météo. Hier vers 13h30, il s'est mis à neiger. Le vrai début de l'hiver à Nîmes avec presque six semaines de retard ? Pas sûr car vers 16h, c'était terminé et le ciel était de nouveau bleu, avec du soleil à flots pour éclairer la maison et ses environs. Le soir venu, j'ai dû sortir pour attraper une bouteille de gaz de rechange, l'autre venant d'arriver à sa fin pendant la cuisson du repas. Il faisait une température glaciale et d'après la météo, ça ne va qu'empirer dans les jours à venir. Ah ben l'hiver est donc bien là, alors.

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Des nouvelles de mes nouvelles. J'ai commencé à écrire la neuvième du recueil J'ai treize envies de plus. Mon point de départ a été un simple jeu de mots que ne renieraient pas José ou Jean-Gabriel : l'avaleuse de chibres. Pour les plus jeunes d'entre vous qui n'ont pas connu l'argot de vos parents ou grands-parents, le chibre, c'est l'organe sexuel masculin. La narratrice est avaleuse de sabres. Elle découvre grâce à une rencontre qu'elle peut utiliser sa technique pour avaler d'autres sortes de choses plus profondément que n'importe qui, quelle que soit leur taille, ce qui va la rendre très populaire. Elle rencontre un jour un homme qui lui propose de vivre en couple. Mais voilà, il finit par se lasser de ce don unique qui lui a tant plu chez elle. Comment va-t-elle s'y prendre pour raviver la flamme ? Quand l'exceptionnel devient banal, le banal peut sembler exceptionnel. La citation d'ouverture est de René Magritte : "Ceci n'est pas une pipe".

Des nouvelles sorties en préparation. La version éditée de l'opus précédent, J'ai encore treize envies, est presque prête. L'objectif est de pouvoir proposer le livre à ceux qui le voudront pour le jour de la Saint-Valentin, c'est-à-dire le 14. C'est aussi un 14 février qu'a été mis en ligne le tout premier volume de la série, J'ai treize envies, il y a de cela deux ans. Et le 17, ce sera la sortie sur mon site de Anna Chroniques Volume 4, regroupant tous mes mots d'accueil de la quatrième année d'existence du blog ainsi que quelques autres de mes notes parues dans la même période.

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Des nouvelles lectures réjouissantes. J'ai pu lire en avant-première la version quasi finale du nouveau livre de Robert Notenboom, afin d'en faire une relecture corrective. Il s'agit du verbatim de sa passionnante conférence donnée lors du SIEL de Paris, que j'ai redécouverte avec un plaisir intact. On y apprend ce qui, selon Robert, fait que la langue française est la plus adaptée de toutes à écrire de la poésie. Un texte enthousiasmant, érudit, prenant, intelligent et, c'est la moindre des choses, empli de poésie et d'amour pour la beauté de la langue que nous parlons.

Des nouvelles de nos chats. L'hiver leur va très bien. Ils sont tous à l'intérieur, profitant des couettes, coussins, lits, tables, fauteuils et tapis mis à leur disposition. Leur lieu de sieste favori en ce moment, c'est bien sûr près du feu, mais ils n'en dédaignent pas pour autant les autres lieux de la maison où ils ont leurs habitudes, depuis la grande table en chêne jusqu'aux petits coins plus tranquilles où ils aiment à se détendre.

Très belle journée à vous

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19 janvier 2012

Jeremy Lecoover a encore frappé

rodin bandeau.jpgEt de huit ! Enfin, presque, je n'ai pas encore eu le temps de terminer mais ça devrait se faire dans la journée. Je parle de la huitième nouvelle de J'ai treize envies de plus. Elle est directement tirée de l'une des propositions que m'a faites Jeremy Lecoover. Cette fois, j'ai gardé aussi bien la situation que le titre.

L'indécente aux enfers

Une femme décide de faire un gang-bang les yeux bandés avec des inconnus mais est persuadée que l'un des hommes est son mari. Mais est-ce lui ou un autre membre de sa famille ?


Voilà... Je dois dire que quand je l'ai vue, cette idée, j'ai commencé par ne pas la retenir. Ah oui, pour les personnes qui l'ignorent, un gang-bang en argot anglais, c'est une partie de sexe (bang) à plusieurs (gang) et plus spécifiquement plusieurs hommes pour une seule femme.

Certes, je voyais bien le fantasme pour une femme de se faire faire l'amour par des inconnus sans les voir. Mais j'avais un peu de mal avec le reste de la situation, ne sachant comment la prendre pour éviter autant que possible les lieux communs du genre. Et pour cela, le plus important a été de définir les profils psychologiques des deux protagonistes clés : la narratrice et son époux.

Le mari est-il un chaud lapin adepte de ce genre de distraction ? Un époux rangé qui ne soupçonne rien des frasques de sa chérie ? Ou encore, un époux rangé en apparence mais avec une double vie de chaud lapin ? Même question pour la narratrice, l'histoire étant très différente s'il s'agit d'une libertine ou d'une épouse jusque là fidèle qui décide de faire en secret une expérience extrême.

J'en ai parlé avec Anti qui m'a dit comment elle voyait les choses. J'y ai ajouté deux ou trois idées pour faire une chute à l'histoire qui soit en accord avec la suggestion de Jeremy Lecoover tout en introduisant un élément de surprise.

Et hop ! A suivre !

Très belle journée à vous


L'illustration est réalisée à partir d'une photo prise au musée Rodin en mai 2008

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