29 septembre 2011

Bienvenue en Kalmoukie !

600px-Flag_of_Kalmykia.svg.png
drapeau de la Kalmoukie


Connaissez-vous la Kalmoukie ? Je vous avoue qu'hier matin encore je n'avais jamais entendu parler de cette république, sujet de la Fédération de Russie, nichée au fin fond de l'Europe. C'est que j'ai reçu un message d'un ami m'invitant à visionner avant le 1er octobre prochain un documentaire consacré à ce pays pas comme les autres sur Arte et là...



Sanan Matvenov a tout juste 26 ans : depuis l'âge de 13 ans, il étudie l'enseignement du Bouddha. Avec sept autres moines âgés de 16 à 26 ans, il vit dans le temple d'or d'Elista, la capitale de la Kalmoukie. Les jeunes moines parlent russe, kalmouke et tibétain. Chacun d'entre eux a choisi cette voie pour une raison bien personnelle. Dans l'ex-Union soviétique, se réclamer du bouddhisme revenait à signer son arrêt de mort. Un parent de Sanan, lui aussi moine bouddhiste, a refusé de trahir sa foi et l'a payé de sa vie. A cause de cette tragique histoire familiale, la mère de Sanan souhaitait que l'un de ses fils entre au monastère : une vocation dont Sanan se montre digne.
Les Kalmouks forment une lignée occidentale des Mongols. Depuis le 17e siècle, ils occupent la steppe proche de la mer Caspienne. Après la Révolution de 1917, tous les temples et monastères du pays ont été détruits. Les lamas et les moines ont été assassinés ou déportés dans des camps de travail dont ils n'ont pu revenir qu'en 1956, après la mort de Staline. Jusqu'à l'effondrement de l'Union soviétique, il n'y avait quasiment plus de lamas en Kalmoukie et l'enseignement bouddhiste n'était plus transmis. Le monastère d'Elista a rouvert au début des années 90. Sanan souhaite faire revivre l'héritage bouddhiste de son pays. Il veut aider les gens de cette contrée arriérée à retrouver la voie de leurs ancêtres et ainsi alléger leur existence. Et il est résolument disposé à renoncer à bien des choses : " toute vocation exige son lot de sacrifices. Et quand je renonce en tout état de cause à vivre près de ma mère et de ma famille, à fonder un foyer, je sais que quelque chose de plus élevé est en jeu. J'aimerais surtout que les habitants de Kalmoukie se conforment d'avantage à un code moral, qu'ils reviennent aux vraies valeurs ".


521px-Coat_of_Arms_of_Kalmykia.svg.png
Blason de la Kalmoukie


Comme ce fut le cas pour moi, je vous invite à découvrir ce petit pays de 300 000 habitants qui présente la particularité d'être la seule division administrative européenne (à l'ouest de l'Oural) dont la population est majoritairement d'ethnie mongole, les Kalmouks, et de religion bouddhiste (à noter que trois religions principales sont pratiquées en Kalmoukie : le bouddhisme tibétain, le christianisme orthodoxe et le chamanisme).

IMG-20110814-00856.jpg Le Dalaï Lama à Toulouse - été 2011

Le 14e Dalaï Lama, Tenzin Gyatso, a visité la Kalmoukie en 1991, 1992 et 2004, notamment pour bénir le monastère de la capitale Elista construit dans l’intervalle de ses visites.






Bonus vidéo pour l'émission "Les moines bouddhistes de Kalmoukie"

Depuis l’âge de 13 ans, Sanan Matvenov étudie l’enseignement du Bouddha. Avec sept autres moines âgés de 16 à 26 ans, il vit dans le temple d’or d’Elista, la capitale de la Kalmoukie. Il est résolument disposé à renoncer à bien des choses...

Site officiel en anglais
sources Wikipédia


anti

17 février 2011

Légende, Enescu

Ce n'est ni le manque d'idées, ni l'envie qui me manque de partager avec vous tout plein de choses avec vous en ce moment, mais une tonne de travail ; pour mon plus grand plaisir certes, mais quand même ;-)

Aussi, faute d'heures disponibles pour un article, je vous propose de vous détendre en savourant ce morceau sublime d'Enescu, Légende, dont Anna vous parlait dans sa note de dimanche dernier, si justement intitulée : "La grâce, enfin..."

Musique maestro !



Belle journée à tous,

anti

13 février 2011

La grâce, enfin

Quand on a du mal à nager, avoir quelqu'un qui vous appuie sur la tête n'aide pas. C'est un peu la sensation que j'ai eue vendredi soir, alors que nous étions à la clinique vétérinaire avec Mirou et Santiago, et que j'ai reçu un coup de fil qui a pris le poids d'un coup de massue. J'y ai fait allusion à quelques reprises ces derniers jours, en ce moment, à mon boulot, nous connaissons des temps difficiles. Habituellement, je parviens à séparer mes soucis professionnels de ma vie personnelle mais je dois bien reconnaître que, parfois, la charge devient excessive et rend l'exercice pas évident. C'était le cas vendredi soir.

DSCN1266b.JPG
Ma journée de samedi est passée en demi-teinte. J'en ai apprécié chaque bon moment mais j'avais en permanence un amoncellement de nuages juste à l'arrière-plan de toutes mes pensées, à l'image de cette tempête tropicale lors de notre première journée à Mayotte.

Aussi, le projet de sortir en ville en début de soirée voir un film au Sémaphore avec notre amie Karine était le bienvenu. Ça a plutôt mal commencé. Nous pensions que le film commençait à 20 h 30, mais c'était en fait à 20 h. Et, bien entendu, quand nous l'avons réalisé, il était justement 20 h. Nous avons décidé d'y aller quand même. Vers 20 h 10, nous avions trouvé une place pas vraiment autorisée pour laisser la voiture et nous nous présentions au guichet du cinéma. Pas de bol, c'était complet.

che guevara korda.jpgIl faisait bon dehors. On s'est dit qu'on allait prendre un pot quelque part avant de rentrer. En déambulant dans les ruelles qui environnent le Sémaphore, nous voici devant le Prolé. Ce café est un haut-lieu de Nîmes. Il a été créé en 1908 et il est connu pour être le troquet communiste de la ville - "prolé" pour "prolétaire".

Sur les murs, des portraits de Che Guevara accrochés de guingois côtoient des affiches de propagande. Des habitués font la fête à un bout du comptoir, l'ambiance est simple et chaleureuse. Nous commandons deux cafés et papotons un peu avec le patron. Il nous parle des soirées à thème qui se tiennent toutes les semaines et des animations particulières à l'été. De mai à octobre, la salle où nous nous trouvons est fermée au profit d'un bar en plein air dans une cour intérieure qui se trouve juste derrière. On y reviendra.

Nous repartons vers la voiture, sourire aux lèvres et cœur léger, après notre rencontre avec cet homme qui respire la fraternité naturelle.

En passant devant une énorme bâtisse à l'aspect religieux, nous décidons d'aller y jeter un coup d'œil, la porte étant entrouverte. Une demi-heure plus tôt, alors que nous marchions vers le ciné, nous y avons entendu des chants.

Il s'agit d'un oratoire protestant. De format carré au plafond très haut soutenu par une charpente métallique dentelée très XIXe siècle, la salle est immense et légère à la fois.

IMG00049.jpg
Des musiciens en ressortent, après y avoir répété. Il ne reste plus que quelques personnes, dont un pianiste et un trompettiste. Et nous.

Après quelques ajustements, ils se mettent à jouer Legend, une œuvre de Georges Enesco, d'une beauté à frémir qui nous transporte. Les deux musiciens sont des virtuoses. Le pianiste a un corps lourd mais des mains fantastiques qui volent sur le clavier avec une aisance apparente qui n'appartient qu'aux meilleurs, ceux dont la maîtrise de leur art est totale. Le trompettiste tire de son instrument des sons d'une délicatesse infinie et d'une précision remarquable. La musique qu'ils jouent semble sortir directement de leurs âmes entremêlées.

IMG00052.jpg
Les brumes qui m'engluent ont disparu, remplacées par la grâce, enfin.

L'une des deux personnes qui supervisent la répétition, aussi transportée que nous par l'interprétation exceptionnelle dont nous venons tous d'être gratifiés, nous raccompagne avec gentillesse à la sortie et nous dit que le concert aura lieu aujourd'hui à 15 h. Nous y serons.

Très belle journée à vous

27 novembre 2010

Petr Spatina joue pour Skoda

pont charles.jpg
Pont Charles - Wikipédia


De mon séjour à Prague, en République Tchèque, il y a de ça quelques années, je garde le souvenir d'une ville très belle et très agréable, un peu hors le temps. Je garde aussi un pavé dans ma chambre, le souvenir de délicieuses bières (notamment la Pilsner Urquell, ma préférée), d'une soirée passée dans un ancien café communiste trop génial situé sur - je dis bien sur - la Vltava, rivière qui traverse la ville, souvenir aussi du fameux Pont Charles et celui de ses musiciens de rue enchanteurs, typiques de la ville.

Voyez plutôt :



Merveilleux... Alors, pas étonnant que ce même homme scotche le jury d'Incroyable Talent...




et qu'on le retrouve dans la dernière pub pour Skoda, le constructeur automobile tchèque...



... dessinant avec 597 coupes de cristal, les formes du nouveau modèle luxe de la marque (une réalisation de l'agence allemande Sehsucht, basée à Hamburg et Berlin).

Voilà, après la musique des tuyaux, la guitare harpe, le glass harp ou verres musicaux.

Pour en savoir plus, je vous propose cet article de Jean-Claude Welche : La harpe de verre et le glassharmonica

La harpe de verre et le glassharmonica sont 2 instruments fabriqués avec des verres. Leur conception et la manière d'en jouer sont toutefois fort différentes. Harpe de verre, instruments de verres musicaux fabriqué artisanalement par Jean-Claude Welche en 2006.

La harpe de verre

Dès le moyen-âge on trouve des croquis de récipients en verre ou porcelaine frappés pour produire des sons musicaux, notamment en Chine et en Perse. En Europe, les premières traces de musique sur verres datent de 1492. Il faut cependant attendre 1743 pour voir apparaître l'idée de frotter le bord des verres : c'est à l'irlandais Richard Puckeridge qu'elle est attribuée. Il était ainsi à faire des verres un véritable instrument de musique qu'il appelle "orgue angélique" ("angelick organ"). Trois ans plus tard, le célèbre compositeur allemand Gluck annonce lui aussi qu'il va jouer en concert à Londres du verrillon (un instruments constitué de verres à vin placés verticalement sur une table ou une caisse de bois). Et en 1761, Ann Ford, une virtuose de l'instrument proche de Puckeridge, fait publier le manuel Instructions for the Playing the Musical Glasses...

Harpe de verre (glass harp en anglais et glasharfe en allemand) est le nom donné au 20e siècle par Bruno Hoffmann, musicien de Stuttgard (1913-1991), à l'ancien glasspiele ou verrillon. La harpe de verre n'a donc pas de cordes en verre (!), mais Hoffmann lui a trouvé une certaine ressemblance sonore avec la harpe éolienne, instrument de musique à cordes "jouées" par le vent.



La harpe de verre sera reléguée au rang de curiosité, voire d'instrument de foire pendant la période de gloire d'un autre instrument de verre inspiré de celui-ci : le glassharmonica. Néanmoins Bruno Hoffmann consacra sa vie aux instruments de verre, à redécouvrir et perfectionner la harpe de verre, à rechercher, jouer et enregistrer le répertoire prévu originalement pour le glassharmonica. Il adopta une disposition chromatique des verres de bas en haut permettant de jouer jusqu'à des accords de 6 sons. La joueuse allemande vivant en Suisse, Ingeborg Emge, joue aujourd'hui sur un des instruments de Bruno Hoffmann fabriqué avec 50 verres soufflés spécialement, et s'attache à perpétuer sa tradition musicale. Il existe très peu de musiciens professionnels en Europe occidentale. Internet aidant, on s'aperçoit qu'ils existent foison de joueurs talentueux de harpe de verre dans les pays de l'est.


Lire la suite sur le site de l'auteur


petr spatina madrid.jpg
Visiter le site de Petr Spatina
et découvrez d'autres vidéos tout aussi sublimes


Belle journée à tous,

anti

20 novembre 2010

Festival Tzig’n’Jazz - Ambassade de Roumanie - Hôtel de Behague



Je vous parlais dernièrement du groupe Taraf de Haidouks, cet ensemble musical rom originaire de Roumanie, eh bien, amis parisiens, sachez qu'il se produit à Paris ce soir, dans le cadre du festival Tzig'n'Jazz.

Du 17 au 21 novembre 2010 se déroulle la 3ème édition Tzig'n Jazz organisée par Alin Predoi et l'Institut Culturel Roumain en collaboration avec l'Ambassade de Roumanie à Paris, véritable joyau du patrimoine de la Roumanie et de la France. A l'affiche, une exceptionnelle programmation qui poursuit la qualité devenue traditionnelle des deux précédentes éditions du festival. Alin Predoi a décidé de mettre à l'honneur cette année le cymbalum, afin de faire découvrir au public parisien un des instruments traditionnels de l'Europe de l'est. Grands noms de la musique tzigane et jazz seront présents pour offrir une vision très large de cet instrument encore méconnu en France. (Source)

tzig'n jazz.jpg
Site Officiel

Festival Tzig’n Jazz - L’histoire


Alin Predoi, talentueux pianiste d’origine roumaine, a suivi de brillantes études au conservatoire supérieur de Paris, où il obtient six premiers prix. Il enseigne aujourd’hui dans sa propre école, qu’il a voulue très singulière, puisque son enseignement est basé sur l’oreille, la sensibilité, l’improvisation…il y transmet la musique avec une grande sensibilité.

Ce jeune artiste a eu l’ambition de créer à Paris un évènement culturel franco-roumain d’envergure, pour mettre en valeur le potentiel artistique de la Roumanie.

Ses origines et sa passion pour les musiques improvisées l’ont amené tout naturellement vers le jazz et la musique tzigane. Il en a fait un moment exceptionnel, mêlant swing, sensibilité, improvisation, virtuosité... un grand moment de communion avec le public.

C’est avec talent et une immense énergie qu’il a concrétisé son rêve, et gagné son pari, de faire de ce festival un tremplin pour les jeunes artistes roumains, et le rendez-vous incontournable à Paris des amoureux du jazz et de la musique tzigane.

Dès le début, L’Institut Culturel Roumain a été partenaire du festival pour promouvoir la qualité exceptionnelle du jazz manouche roumain et les valeurs inédites que la Roumanie peut offrir au monde musical européen.

entree.jpgL’Hôtel de Béhague, l’un des plus beaux palais de Paris

L’écrivain Henri de Régnier qualifia cet hôtel d’être l’ "un des plus beaux palais de notre ville". Ce lieu fut vendu le 27 mars 1939 à l’Etat Roumain qui y transféra son ambassade qui était auparavant à l’hôtel de Pomar, avenue de Wagram. Le premier ambassadeur qui y résida fut Georges Tataresco.

La grand-mère de Martine de Béhague avait acheté en 1863 le terrain où se trouve aujourd’hui l’ambassade. Elle demanda à Gabriel Hippolyte Alexandre Destailleur (1822-1893), restaurateur de Courances et de Vaux-le-Vicomte, d’y édifier un hôtel de style Louis XV afin de correspondre aux collections du XVIIIe siècle qu’il devait abriter. L’architecte possédait une renommée internationale, il fut lié à la famille impériale et travailla en particulier pour les Rothschild de Vienne, Destailleur possédait une impressionnante collection de dessins d’architecture et d’ornements. Cette connaissance aiguë lui permettait de s’inspirer pour ses œuvres des décors anciens. Il avait aussi coutume de réemployer d’anciennes boiseries et éléments de décor mis sur le marché au moment des reconstructions d’Haussmann.

Le bâtiment, appelé Grand Hôtel, qu’il construisit était destiné à l’usage de Victoire - Félicie de Béhague et à celui de son fils. Il fut réalisé en 1866-1867 et était justement remarquable par l’emploi de lambris anciens. Ce bâtiment était construit parallèlement à l’avenue (no. 24) à laquelle il était relié par un vestibule vitré.

Un Petit Hôtel dévolu à Octave de Béhague, fut ensuite rapidement construit pour une somme supérieure à 400 000 francs. Plusieurs boiseries de sa collection y furent remontées en 1868.

Dès 1893, Martine de Béarn fit effectuer des remaniements par Walter-André Destailleur (1867-1940), fils du précédent architecte.

bibliotheque.jpgLe Grand Hôtel fut démoli ainsi que les communs du petit qui occupaient une partie de la place du bâtiment actuel. Certains éléments furent en revanche intégrés au nouvel édifice comme l’escalier de bois voisin et la précieuse Bibliothèque Ovale. Pour ces deux ensembles, d’anciennes boiseries furent réutilisées. Le grand escalier de bois harmonise différents rampes du XVIIIe siècle du nord de l’Europe. Il menait aux appartements de la comtesse qui avait aussi aménagé un ascenseur.

La Bibliothèque Ovale était un écrin pour la collection de livres précieux et rares d’Octave de Béhague. La plupart des livres ont été vendus aux enchères en 1877, mais la bibliothèque est restée intacte, avec ses superbes panneaux de bois précieux et ses portes délicatement sculptés. Le plafond peint représente l’amie des muses, Aurore, qui mène un char attelé et éloigne les nuages de la nuit. Ce sujet se rencontre fréquemment dans la peinture de plafond baroque. Dans la bibliothèque aménagée par son père, Octave de Béhague, la comtesse de Béarn réunit des livres de luxes et des reliures anciennes confiée à des bibliothécaires de qualité dont le célèbre Paul Valéry.



salonbleu.jpgLe Salon Bleu, permettant d’accéder à la Bibliothèque Ovale aux portes à double battant et à la magnifique serrure du XVIIIème siècle ornée de dragons, comporte encore l’une des deux tapisseries flamandes du XVIIIe siècle, elle aussi, représentant des lavandières. Au centre du Salon se trouve un marbre de " La confiance en Dieu " (1835) d’après Lorenzo Bartolini.

Walter André Destailleur aménagea en 1894-1895 le grand escalier tapissé de marbres polychromes à la rampe en fer forgé rehaussé de bronzes dorés. Cet escalier d’honneur inspiré de celui de la reine à Versailles constitue une formule couramment utilisé au XIXe siècle.

Jean Dampt qui bénéficia de son amitié et avec qui elle mena une véritable collaboration, est l’auteur du bas-relief en marbre d’un seul tenant et haut de 4 mètres environ Le Temps emportant l’Amour. Présenté au Salon de 1898, il orne depuis lors le sommet du grand l’escalier.

La salle de bal néo-rocaille, appelée aussi Salon d’Or, qui servait de bureau et de salon de réception à Martine, fut aménagé en 1897.

escalier.jpgCet ensemble restauré il y a quelques années, se distingue par le travail d’intégration de boiseries Louis XV de différentes provenances dû à Florian Kulikowski.

L’ensemble révèle l’influence de l’hôtel de Soubise. Les peintures des dessus de portes sont dans le style des compositions florales du XVIIème. Cette salle, dont le plafond représente des nuages peints au naturel, a gardé son grand tapis au point de savonnerie, évalué en 1992, à 1.110.000 FHT, par les spécialistes des ateliers " La Lisse d’Aubusson " de Tours.

Le petit salon octogonal qui, lui est contigu, fut réalisé vers 1903. Quatre charmantes scènes de chasse de la fin du XVIIIème siècle, sont remployées. Ici aussi, un habile travail de raccordement des boiseries permit d’harmoniser l’ensemble. Ce salon conduit à la salle de théâtre et à la salle à manger.

La salle à manger fut réalisée vers 1904 dans le style rocaille comme en témoigne son décor. Cette pièce est ornée de magnifiques marbres polychromes dans le goût versaillais, tout comme le plâtre surmontant la fontaine qui reprend le motif du " Bain des Nymphes " de Girardon. Le plafond est peint en trompe l’œil. La table décorée d’une frise de stalactites est toujours en place. La " Fontaine de Neptune " à double vasque représente un élément typique du XVIIIème siècle et de son goût pour le thème de 1’univers aquatique trouve son écho dans toute la pièce et en particulier dans le tableau qui lui fait face.

Il s’agit d’un fameux Boucher (1703 – 1770) de jeunesse, " La Re - Naissance de Vénus ", qui fit l’objet d’une étude en 1994. Il fut acheté aux environs de 1902-1904, pour 21 000 £., aux descendants de madame Tussaud qui l’avait acquis vers 1848 et exposé dans son musée de cires. L’historien d’art Alastair Laing suppose que cette œuvre fut exécutée vers 1731.

theatre.jpgEn 1897-1898, une grande salle de concert et de théâtre, privée, rebaptisée Salle Byzantine, devint réalisable avec la possibilité d’achat d’un terrain contigu donnant sur la rue Saint Dominique. Ce fut Gustave - Adolphe Gerhardt (1843 - 1921) qui réalisa cette salle. Gerhardt, grand Prix de Rome d’architecture, auteur de nombreux hôtels particuliers et restaurateur du Collège de France, reprit, suivant vraisemblablement les désirs de la comtesse elle-même, le plan basilical antique et la disposition des églises byzantines.

Le théâtre était aussi musée : différents témoignages indiquent, par exemple, que des instruments de musique et des peintures y étaient exposés.

En 1900, " Le Monde Musical " annonçait que la salle pouvait accueillir 600 visiteurs et qu’elle possédait un grand orgue. Cet orgue existe encore partiellement et constitue l’un des rares exemples d’orgue profane parisien, encore existant, du début du siècle.

La Salle Byzantine fut le lieu d’événements majeurs pour l’histoire du théâtre : le metteur en scène Adolphe Appia y effectua sa première représentation en 1903 et le fameux couturier Mariano Fortuny, surnommé par Proust – " le fils génial de Venise "- y inaugura un système de coupole de toile repliable donnant au spectateur l’illusion de la profondeur. Celle de l’hôtel, toujours en place derrière l’arc scénique, porté par quatre colonnes de porphyre, possède une hauteur de 15 mètres. Un tel appareil fut installé, en 1922, à la Scala de Milan. Le système d’éclairage électrique était lui aussi absolument novateur. De nombreuses autres représentations y eurent lieu. Martine de Béhague pouvait assister aux représentations depuis la Salle du Chevalier. Ce studiolo mêlant un art nouveau mesuré et l’inspiration médiévale donnait au moyen d’une grande baie sur la salle de théâtre.

Musique et mondanité

Durant trente ans, la comtesse de Béarn reçut chez elle une société choisie.

La comtesse de Béarn invitait volontiers des compositeurs contemporains à diriger leurs œuvres. Ainsi, le 15 janvier 1902, le compositeur allemand Friedrich Gernsheim dirigea une symphonie dont il était auteur. Le 21 janvier 1903, Widor dirigea un orchestre pour un " charmant five o’clock musical ".

Le 6 avril 1905, Gabriel Fauré y dirigea son Requiem " avec un énorme succès " et la comtesse Potocka interprèta un concerto de Mozart accompagnée par un orchestre que dirigea Widor. En décembre de la même année, " quelques amis " sont conviés " à une réunion musicale pleine d’intérêt " au cours de laquelle ils peuvent entendre un " excellent orchestre " dirigé par Camille Chevillard.

La comtesse de Béarn semblait également ouverte à des répertoires qui sortent des sentiers battus. Ainsi, le 25 avril 1920, la compagnie de La Petite scène y donna une représentation devant les membres de la Revue critique. Le programme comporte des extraits de " L’idylle sur la paix " de Lully, d’ " Isabelle et Gertrude " de Blaise et Gluck et des " deux chasseurs et la laitière " de Duni. L’orchestre et les cœurs sont dirigés par Félix Raugel.

La salle byzantine accueillit aussi des concerts de charité, au bénéfice de l’Union mutualiste des femmes de France et des pauvres de Paris. Isadora Duncan y dansa en 1909.

jardin.jpgLes derniers travaux dans l’hôtel eurent lieu au début du siècle. En 1902, la façade sur le jardin, inspiré par la colonnade du Louvre, fut exécuté par Walter - André Destailleur.

Des miroirs, au lieu des perspectives peintes utilisées au XVIle siècle, permettaient au visiteur d’observer le reflet de l’hôtel et du jardin dans la grande arcade du portique de goût rocaille qui orne toujours le fond du jardin. Un lion de Georges Gardet, sculpteur contemporain de Martine de Béhague, est couché non loin de ce théâtre d’eau conçu par l’architecte Gonse.

Le jardin était le règne d’une réelle fantaisie. Haies interrompues de buis soulignant les pelouses, clématites, chèvrefeuilles et roses qui semblaient s’épanouirent avec nonchalance sur la ferronnerie de l’escalier, thermes aux visages graves, fontaine et statues dites antiques, sarcophage disparaissant sous les fougères, nombreux arbres apporta ont leur ombre et leur fraîcheur permettaient au jardin de pallier ses petites dimensions par la multiplicité des points de vue qui y étaient ménagés.

En 1904, la façade néo-byzantine de la salle de théâtre, fut masquée par une autre inspirée du XVIIe siècle. L’entrée se fit dès lors par la rue. Le vestibule fut ponctué de colonnes à bossages rustiques. Le visiteur pouvait accéder soit à la Salle Byzantine débutant au premier étage, soit au grand escalier et au jardin. Ganymède, une très belle œuvre en marbre de style néo-classique du sculpteur Odoardo Fantacchiotti, y accueille le visiteur.

Les contemporains de Martine de Béarn ne s’y trompèrent pas et reconnurent le faste exceptionnel de l’hôtel de Béhague qu’elle avait marqué de ses idées dès sa jeunesse ; Rodin en 1901 la remercia de l’avoir accueilli dans son "musée vivant où tout était animé et dans l’ordre et la grâce des choses qui peuvent vous entourer".

Note :
Texte adapté à partir des recherches de Laure Stasi, historienne d’art.
Photos de l’Hôtel de Béhague réalisées et mises à notre disposition par Florin et Mariana Dragu.
Source internet : Ambassade de Roumanie

Belle journée,

anti

07 novembre 2010

Sarkozy, pourquoi n'aimes-tu pas les Roms ?

"Hey, hey, Sarkozy, why don't you like the Gypsy ?"

C'est le refrain de la nouvelle chanson de Vama, groupe roumain qui dépote un max.

Hey, hey, Sarkozy, pourquoi n'aimes-tu pas les Roms ? Pourtant, ils sont beaux, drôles, créatifs, plein d'énergie, ils aiment les enfants et la famille, bref un exemple à suivre par tous.

Le chanteur du groupe, Tudor Chirilă, originaire de Bucarest, est une star en Roumanie. Le rappeur qu'on voit vers la fin est Ralflo, il ajoute quelques mots bien sentis sur les expulsions et la police des frontières. Le titre de la chanson : "Sarkozy versus Gypsy".

Michto, michto !

31 octobre 2010

Taraf de Haidouks



Taraf de Haidouks ? Ça ne vous dit rien ? Non ? Et pourtant, vous connaissez sûrement ;-)



ou encore, dans l'excellent film de Radu Mihaileanu Le Concert :



Alors ? Envie d'en savoir plus ? C'est parti ! Amis de la musique slave et tzigane, vous allez vous régaler !

Ensemble musical rom originaire du village de Clejani (700 habitants) à quelque 30 kilomètres au sud-ouest de Bucarest, le Taraf de Haïdouks (littéralement : "bande de brigands") est connu dans sa Roumanie d’origine sous le nom de "Taraful Haiducilor". Il a rencontré un succès phénoménal dans le monde entier depuis sa création au tournant des années 90, peu après la chute du dictateur Nicolae Ceausescu, sous l’impulsion de deux producteurs belges Stéphane Karo et Michel Winter.

Mais dès 1986, à l’initiative de l’ethnomusicologue suisse Laurent Aubert et le conseil scientifique de l’ethnomusicologue roumaine Speranţa Rădulescu, sont réalisés à Bucarest les tout premiers enregistrements des musiciens du village de Clejani dont certains d’entre eux deviendront membres du Taraf de Haïdouks.

Composé d'une douzaine de lăutaris (chanteurs et musiciens traditionnels) de tous âges, nés dans la misère et la musique, cet orchestre flamboyant regroupant violons, accordéons, contrebasse et cymbalums dans la grande tradition tsigane, a accumulé en quelques années tournées mondiales et disques à succès : Musique des Tsiganes de Roumanie en 1991, Bandits d’honneur, chevaux magiques et mauvais œil en 1994 (considéré par certains spécialistes comme le meilleur opus de musique tsigane jamais enregistré), Dumbala Dumba en 1998, Band of Gypsies en 2001.

craw40.jpgSaisi par l'authenticité de son univers, le cinéma s'est très vite intéressé à l'orchestre, Tony Gatlif en 1993 l'intégrant à son film Latcho Drom et Marta Bergman et Frédéric Fichefet réalisant un diptyque documentaire à son sujet : La Ballade du serpent - Une histoire tzigane (1991) et Clejani en 2005. Le groupe a enregistré en 2007 un nouvel album Makarada promenade joviale sur les traces de Bartók, Manuel de Falla, Albéniz et Khatchaturian qu’ils revisitent en toute innocence et avec leur inimitable talent.

En 2002, le taraf a perdu Nicolae Neacşu, le grand violoniste, vétéran du groupe. Le journal Libération lui a rendu cet hommage : « On ne verra plus s'avancer à petits pas, au-devant du public, le musicien Nicolae Neacşu , qui jouait du violon sans toucher les cordes, selon une technique "magique" qui avait fait sa célébrité. Le doyen du groupe Taraf de Haidouks est mort dans son village de Clejani, Roumanie. A 78 ans, après plus de 100 concerts dans le monde et quatre albums pour le label belge Crammed, il était devenu un emblème de la musique tsigane ». Privés du formidable Nicolae, les brigands de Clejani poursuivent leur success story : sur toutes les scènes mondiales, ils soulèvent le public et continuent à avoir pour port d’attache leur village perdu de Bucovine.

Lire l’étude de Dejana Milanovic et Jean-Marc Potterie « Taraful Haiducilor ou Taraf de Haïdouks » - Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO)
Écouter sur Mondomix
Écouter sur Myspace

Lire Nicolae Neacşu, Romanian Gypsy violinist who conquered the west by Garth Cartwright - THE GUARDIAN - 16 September 2002

Source : MUSIQUE KLEZMER & CO. Site consacré à la musique Klezmer et ses connexions Rom et balkaniques : musiciens du monde entier, liens pour des partitions gratuites, dates de concerts, stages, festivals. Écoute en ligne et nombreuses banques de données...

Et, bientôt à découvrir, un documentaire qui devrait bientôt sortir en France Iagalo


Extrait du film "IAGALO" de Paul Tanicui, Nicu Mihali, Dobrica Lospa. Caliu, premier violon du Taraf de Haidouks raconte l'histoire de leur expérience dans la maison de Johnny Depp à L.A.



Sur le blog, à lire aussi :
Goran Bregovic

Encore plus sur Goran Bregovic
les roms
la Roumanie


anti

07 septembre 2010

Les Roms manifestent à Bucarest contre la politique d'expulsions de la France

roumanie-manif-rom_0.pngLes Roms manifestent à Bucarest contre la politique d'expulsions de la France
(par Luca Niculescu - Source RFI)

Des dizaines de Roms sont sortis ce lundi 6 septembre dans les rues de Bucarest pour protester contre la politique de la France d'expulsion des membres de leur communauté, tout en demandant au gouvernement roumain de faire davantage pour lutter contre la discrimination et la pauvreté des Roms en Roumanie.

« Liberté, égalité, fraternité » – c’est en scandant la devise de la République française que les Roms ont protesté devant l’Ambassade de France à Bucarest. Vêtus de t-shirts blancs sur lesquels on pouvait lire « Rom = citoyen honnête », les représentants d’une vingtaine d’associations des Roms ont ainsi critiqué la politique de rapatriement menée par la France. « C’est hypocrite de dire qu’il s’agit de rapatriement volontaire » – s’exclame Florin Manole, l’un des manifestants. « En réalité ce sont des expulsions masquées quand il ne s’agit pas d’expulsions tout court ».

Mihai, 38 ans, t-shirt blanc et veste noire, vient d’en faire les frais. « J’ai été expulsé récemment » – raconte-t-il dans un excellent français – « je rendais visite à un ami dans un campement des Roms, quand la police est arrivée. “Contrôle de routine” on nous a dit. Et on m’a expulsé illico car, soi-disant, mes papiers n’étaient pas en règle. Mais je vivais depuis près de 10 ans en France, j’avais un travail et un logement, je n’habitais pas dans un campement illégal. » Que compte-t-il faire ? « Retourner en France, bien évidemment, réplique-t-il. La France est mon deuxième pays, même si je n’aime pas la politique de Nicolas Sarkozy ».

Les manifestants scandent également « A bas Sarkozy ». « C’est quand même le principal coupable de cette politique », croit Florin Manole, « quand quelque chose ne marche pas, il est simple de trouver un bouc émissaire comme les Roms ou les Roumains ».

Et le gouvernement roumain ? « Il est coupable lui aussi, lance David Marc, président de l’Association civique des Roms. La Stratégie pour l’insertion des Roms lancée il y a dix ans et qui devait prendre fin en 2010 est un échec cuisant, les Roms sont toujours discriminés dans les écoles ou les hôpitaux ». Un autre manifestant brandit le journal Adevarul qui publie un sondage montrant que deux Roumains sur trois ne veulent pas de Roms dans leur famille. « Ce n’est pas de la discrimination, ça ? », crie-t-il.

Et pourtant. Depuis 10 ans des progrès ont été réalisés. L’Etat roumain a institué une « discrimination positive », soit des places réservées pour les Roms dans les écoles, universités et pour l’accès au marché du travail. Presque chaque mairie embauche un conseiller rom qui sert de relais pour cette communauté d’environ 1 million et demi de personnes. Il y a également les « médiateurs », soit des Roms, employés municipaux, qui vont dans la communauté et facilitent l’accès des Roms les plus pauvres aux soins et à l’éducation. Sans nier ces progrès, David Mark craint un retour en arrière : « En raison de la crise économique, les mairies doivent faire des coupes drastiques dans leur budgets. Les programmes pour les Roms sont les premiers amputés ».

La solution ? L’argent européen. D’ici 2013, la Roumanie pourrait toucher environ 1 milliard d’euros pour la réinsertion des Roms à condition de réaliser des programmes bien ficelés. Jusqu’à présent, moins de 10 % de cet argent a été dépensé. « Il y a beaucoup de projets que les autorités locales pourraient mettre en place, déplore David Marc, mais il y a un manque soit d’intérêt soit de compétence ».

La tension actuelle entre la Roumanie et l’Hexagone pourrait cependant dynamiser ce processus. Lors de la visite que deux ministres français, Eric Besson et Pierre Lellouche entreprendront à Bucarest d’ici quelques jours, le gouvernement roumain a l’intention de présenter un plan pour une meilleure insertion des Roms grâce aux fonds européens. « Ce serait bien, mais tant qu’on ne fait pas une stratégie a l’échelle du continent cela ne marchera pas », affirme Florin Manole.

Après deux heures de manifestation, les quelques dizaines de Roms quittent la rue qui longe l’ambassade. Pourquoi ont-ils été si peu nombreux ? « Vous savez, les Roumains n’ont pas trop l’habitude de descendre dans la rue, les Roms encore moins…», sourit l’un d’entre eux.

Avant de partir, les Roms ont jeté à la poubelle quelques preuves de leur colère envers Paris : une bouteille de champagne, une boite à parfums ainsi que quelques croissants, achetés dans une pâtisserie… française, bien évidemment.

A lire :

- les autres articles de Luca Niculescu
- Roms : manifestations en Roumanie et Macédoine contre les expulsions de France
- tag Roms sur le blog

anti

12 février 2010

Découverte : Arvo Pärt

Avro Pärt 1.jpg
« Je pourrais comparer ma musique à une lumière blanche dans laquelle sont contenues toutes les lumières. Seul un prisme peut dissocier ces couleurs et les rendre visibles : ce prisme pourrait être l'esprit de l'auditeur »



Hier soir, je savourais la quiétude de notre foyer quand j'ai entendu trois petites notes de musique... divines... ça venait de chez eMma...



Jamais je ne les avais entendues. Une sensation de fraîcheur intérieure m'a envahie, et de "propre", c'était comme si les notes nettoyaient toutes les peines, les doutes, les tristesses communs à tout un chacun que je gardais en moi.

arvo part da-pacem.jpg
Ecouter Da Pacem Domine

« La voix humaine est le plus parfait des instruments »


Cette musique, c'est Spiegel im spiegel d'Arvo Pärt, un compositeur estonien de musique contemporaine dont j'ignorais l'existence et pourtant, la liste de ses œuvres est impressionnante tant elles sont nombreuses !

Sur Wiki, on peut lire : Elle [son inspiration] se caractérise par l'écriture minimaliste de Pärt, cette musique épurée dont il était question plus tôt et qui donne une impression de simplicité. C'est pourquoi certains musicologues, détracteurs de la musique de Pärt, l'ont qualifié de compositeur « simpliste ».

Le premier élément est l'utilisation de rythmes simples tels que « noire, blanche, noire, blanche » ou « blanche, noire, blanche, noire ». Le second élément est le fameux style tintinnabulum. Chez Pärt, cette écriture formelle s'inspire donc du son de la clochette. C'est lorsqu'un instrument quel qu'il soit, articule son jeu entre trois notes principales, celle de l'accord parfait d'une gamme. Cette simplicité se retrouve également dans l'utilisation de notes récurrentes et d'une certaine stabilité de la gamme. Pärt, contrairement à beaucoup de compositeurs des époques baroque, classique et romantique, n'utilise donc pratiquement jamais de modulations.



Sa musique a été utilisée sur plusieurs bandes originales de films, comme : Les Amants du Pont-Neuf (Cantus Firmus in memoriam Benjamin Britten), Little Odessa (Silouans Song Berliner Messe), La Chambre des officiers (Für Alina), Heaven (For Alina, Spiegel im Spiegel), Gerry (Spiegel im Spiegel), Dans le noir du temps (épisode du film Ten Minutes Older : The Cello), Dead Man's Shoes (De Profundis), Raisons d'État (Silouans Song), Le Bannissement (Kanon Pokajanen), There Will Be Blood (Fratres).






Plus d'informations sur ce compositeur : Arvo Pärt.

anti

30 décembre 2009

Oprisco : Love, Love, and Love again !

unbelievable__by_oprisco.jpg
Unbelievable, Oprisco


Découvert grâce à Nico, fan de photo (il donne même des cours sur Angoulême, avis aux amateurs), ce jeune photographe ukrainien : Oprisco à voir sur DéviantART, le site génial dont je vous avais parlé en février dernier et à découvrir ici-même ;-)

Pour celles et ceux qui maîtrisent les langues slaves et voudraient plonger dans son monde onirique : Oprisco Live Journal, et un autre site : Oprisco.com

Let's Go !

autumn_by_oprisco.jpg
Autumn, Oprisco


oprisco.jpg


in_love_by_oprisco.jpg
In love, Oprisco


words_of_love__by_oprisco.jpg
Words of Love


oprisco3.jpg


opresco.jpg


Unspeakable_by_oprisco.jpg
Unspeakable


003_by_oprisco.jpg


Et voilà ;-) Pour continuer la balade, PLICK !

anti

Toutes les notes