27 septembre 2011

Edvard Munch, l'œil moderne à Beaubourg



Edvard Munch, l'œil moderne



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Présentation de l'exposition,

par Angela Lampe et Clément Chéroux,
conservateurs au musée national d'art moderne.





Edvard Munch est parfois considéré comme un artiste du 19e siècle,
un peintre symboliste ou pré-expressionniste.

Une idée reçue en fait aussi un artiste reclus,
en proie à de violentes angoisses, dépressif, une âme tourmentée.

L'exposition montre, à rebours de cette mythologie,
que Munch était ouvert aux débats esthétiques de son temps,
et qu'il a entretenu un dialogue constant
avec les formes de représentation les plus contemporaines :
la photographie, le cinéma et le théâtre de son époque.


Il ira jusqu'à faire lui-même l'expérience de la photographie et du film,
osant des autoportraits qu'il est sans doute le premier à avoir réalisés,
à bout portant, en tenant l'appareil d'une main :
« J'ai beaucoup appris de la photographie, déclare-t-il.

J'ai une vieille boîte avec laquelle j'ai pris d'innombrables photos de moi-même.





"Solitaires"
(1906-1907)

(source)



Cela donne souvent d'étonnants résultats.

Un jour lorsque je serai vieux,
et n'aurai rien d'autre de mieux à faire que d'écrire mon autobiographie,
alors tous mes autoportraits ressortiront au grand jour. »
(Edvard Munch, interviewé par Hans Tørsleff, 1930).


Munch était pleinement « moderne »,
c'est la thèse que défend cette exposition que lui consacre le Centre Pompidou,
avec cent quarante oeuvres, dont une soixantaine de peintures,
cinquante photographies en tirages d'époque,
des oeuvres sur papier, des films et l'une des rares sculptures de l'artiste.


À travers neuf thèmes, elle présente un ensemble
comme il a rarement été possible d'en voir,
associé à ses expérimentations photographiques et filmiques.
[...]






"Autoportrait entre l'horloge et le lit"
(1940-1942)

(source)




[...]
REPRISES
Variantes, copies, autant de termes qui pointent un aspect essentiel
dans l'oeuvre de Munch, c'est-à-dire la répétition d'un même motif.


Décontextualisé, il s'apparente alors à un signe autonome.


Il existe, par exemple, sept versions des Jeunes Filles sur le pont,
sans compter les adaptations graphiques.

Quelques chefs-d'oeuvre de sa période symboliste dialoguent aussi
avec leurs reprises tardives, peintes souvent dans un style plus expressif
où le contour se dissout et où la couleur s'intensifie.



PHOTOGRAPHIES
Comme les peintres Pierre Bonnard et Édouard Vuillard,
Edvard Munch fait partie d'une génération qui,
au tout début du 20e siècle, s'empare de la photographie, en amateur.

Sa pratique photographique est centrée sur l'autoportrait.

En dehors de quelques images d'espaces liées à ses souvenirs,
l'artiste se photographie principalement pour se dévisager.

Ses autoportraits photographiques trouvent ici leur vraie valeur,
celle d'expérimentations visuelles.


[…]



L’intégralité de la présentation est à lire ici




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« Stjernenatt » [Nuit étoilée]
1922-1924
© Munch Museum / Munch-Ellingsen Group / BONO 2011
© Adagp, Paris 2011



A lire : « La nuit étoilée » Décryptage d’une oeuvre




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Une critique d’internaute,
celle de Mademoiselle Du Petit Bois

(chronique dont proviennent certaines des illustrations de cette note)



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Belle expo à tous.


Miss You

23 septembre 2011

« Negative space » par Tang Yau Hoong

Mon coup de coeur du jour !





Beware of these hands





Day vs night





In nostalgic mood



Coexistence





Eco friendly





Ernest Hemingway





Feather of life





Sound of nature: Piano





Erotic literature





Eye on the city





Moustacheville



© Tang Yau Hoong



Miss You

12 septembre 2011

Les univers de Matheus Lopes

Voici pour le plaisir quelques unes des toiles signées Matheus Lopes, un artiste peintre qui a décidé de ne pas choisir entre street art, poésie, illustrations pour enfants, collages et fantaisie.

J’aime beaucoup !





A way out







Suspense







Building a galaxy







Manifesto






© Matheus Lopes
@ Escape Into Life.com



Miss You

10 septembre 2011

Couleur aquarelle de Z.L. Feng

Des arbres, de l'eau, des couleurs et des ombres, autant de douceurs au coeur desquelles se fondre tout doucement !







Miss You

08 septembre 2011

Nocturnes de Roi James

Coup de cœur pour le travail de Roi James, un peintre dont les ambiances sont très à l’image des soirs d’automne, quand les feux de fin d’après midi se fondent en des brumes foncées pour tendre vers la nuit.





“Nocturne”






“Day of color”







“Nocturne 2”






“Anna’s ocean”






“Blue river”






“Luminous”





“Nocturne 3”



© Roi James


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“In my paintings I explore
how uncertainty can lead to meaning and understanding,
how harmony can be experienced even within tension and chaos,
and how the recognizable can rise out of purely abstract form.

In my new paintings I respond to these phenomena
by creating contemporary icons – works meant
to encourage contemplation and meditation.”
(Roi James)






Miss You

11 août 2011

Deux jolies raisons d’aller à Aix cet été

… parmi bien d’autres, à commencer par la beauté et la douceur de vivre de cette ville provençale.

Deux expos bien tentantes ! Riches d'ombres et de lumières, de couleurs et d'histoires.




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Silhouettes et jeux d'ombres.



Lotte Reiniger,
la "Maîtresse des Ombres"
expose ses oeuvres
au Musée des tapisseries d'Aix en Provence
jusqu’au 3 octobre.



Lotte Reiniger est une artiste allemande aux multiples facettes.





La « maîtresse des ombres », comme la nommait Jean Renoir excelle dans diverses formes artistiques :
les silhouettes, le dessin, les marionnettes, films ou documentaires.

Lotte, de son vrai prénom Charlotte découvre à tout juste 18 ans l’univers secret du film d’animation.

Cet univers elle le découvre lorsqu'elle est repérée par Paul Wagener,
alors qu'elle découpait des silhouettes de grands acteurs du moment.

Réalisateur expressionniste de Der Golem (1920, d'après un livre publié en 1915) connu pour des mises en scène de théâtre d'ombres,
il lui commande l'affiche de son dernier film Le Joueur de flûte de Hamelin ainsi que les silhouettes du générique.



(source photo)



La passion pour les ombres de la jeune fille est lancée,
l'attend alors une prolifique carrière retracée au Musée des Tapisseries d'Aix en Provence.

(source texte)



Jusqu’au lundi 3 octobre 2011
Musée des Tapisseries
28 place des Martyrs-de-la-Résistance Ancien Palais de l'Archevêché,
13100 Aix-en-Provence

Téléphone: 04 42 91 88 75
Fax: 04 42 23 57 75





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"L'oeil" d'un collectionneur suisse amoureux de Cézanne à l'honneur à Aix-en-Provence



Le musée Granet d'Aix-en-Provence rend hommage au collectionneur suisse Jean Planque,
ami de Picasso et de Dubuffet, dont la passion pour la peinture trouve son origine
dans sa fascination pour Cézanne, "le maître absolu".

Enfance pauvre et difficile dans la campagne vaudoise, études lacunaires :
Jean Planque n'était pas destiné à devenir un grand collectionneur d'art contemporain - à sa mort en 1998,
il possédait plus de 300 tableaux, dessins et sculptures, dont environ 120 sont exposés cet été -
et l'ami de grands maîtres tels Picasso et Dubuffet, rencontrés dans les années 60.




(source photo)



Et pourtant, à 19 ans, il tombe en arrêt devant une toile de Cézanne dans une galerie d'art à Lausanne.
C'est un choc.

"Il avait un regard, et l'ambition d'être peintre, mais en même temps la lucidité de savoir qu'il n'y arriverait pas",
explique l'un des commissaires de l'exposition et conservateur de la Fondation Jean et Suzanne Planque, Florient Rodari.
Comme il ne devint pas un grand peintre, il se fit collectionneur […].

(La suite de l’article signé L’Express.fr est à lire ici
)




Jean Dubuffet
(source photo)




Musée Granet
Place Saint Jean de Malte
13100 Aix-en-Provence

Tél. : + 33 (0)4 42 52 88 32


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A lire aussi La Collection Planque au Musée Granet

et encore La Fondation Jean Planque rejoint le musée Granet



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Belle escapade aixoise !

Miss You

14 juillet 2011

Juan Gris rime à Sète

C'est à Sète et c'est à voir !!








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Le cubisme fut sa religion unique. Et non pas une période, un passage, comme pour la majorité des peintres associés à ce mouvement fondateur de la peinture moderne.

Quand Picasso et Braque l’inventent, en 1907, Juan Gris est illustrateur de presse, un gagne-pain. Installé au Bateau-Lavoir à Paris, pépinière de l’avant-garde, ce jeune rapin espagnol de vingt ans assiste à la genèse des Demoiselles d’Avignon de Picasso. Il rejoint le cubisme en 1910 et le décline jusqu’à sa mort, précoce, en 1927.




Paysage à Céret, 1913
(source)




Juan Gris n’a laissé que 600 toiles, très dispersées. Ce qui explique sa rareté dans les musées, collections permanentes et rétrospectives. Réunir une cinquantaine d’œuvres significatives (toiles et dessins) n’est donc pas à la portée de tous les conservateurs.




« La guitarra », 1918
(source)





Maïthé Vallès-Bled relève ce défi au musée Paul-Valéry de Sète.

Non sans risque : l’exposition reste d’un format modeste, et le cubisme n’a jamais conquis les foules.

Trop froid, trop théorique. Il permet pourtant à la peinture de franchir un cap décisif ébauché par Cézanne.




« Portrait de Picasso »
(source)





"Il crée sa propre syntaxe plastique"






Maïthé Vallès-Bled : Juan Gris pratique un cubisme tempéré. Quand Picasso et Braque fragmentent radicalement le sujet, quand Duchamp le pulvérise et l’atomise, Juan Gris préserve une lisibilité, adoucissant les ruptures du “cubisme synthétique” dont il devient un chef de file.

Ses portraits, Arlequin assis, Le Tourangeau, Joueur de guitare, gardent une verve figurative.

Le titre de l’exposition, Rimes de la forme et de la couleur, indique son attachement à une poésie picturale, à des valeurs finalement classiques.

Aux coloris austères (marrons, bistres) des précurseurs du cubisme, Juan Gris préfère des tons vifs, télescopant des verts amande, des bleus lavande, des jaunes paille. Verre et journal (1916), un des plus beaux tableaux de l’exposition, est bien un hymne aux formes et aux couleurs.





« Verre, guitare et compotier », 1918
(source)




"Juan Gris crée sa propre syntaxe plastique et n’a de cesse de chercher à atteindre la perfection et l’équilibre entre la référence au réel et une architecture de l’œuvre ayant ses propres lois, son propre langage", analyse Maïthé Vallès-Bled.

Le peintre développe ce langage à travers des combinaisons de natures mortes (compotiers, cruches, cafetières, carafes, livres, pipes...) méticuleusement mises en scène, parfois un peu répétitives.





« Paysage avec maisons à Céret », 1913
(source)




Juan Gris souligne le silence des objets comme Chirico le fait avec ses paysages métaphysiques. Leur univers nait d’un imaginaire, rarement de la réalité. Magritte s’annonce aussi à travers l’étrangeté de certains portraits.





“L’homme au café”, 1914
(source)




Sur la fin, certaines de ces figures prennent des rondeurs géométriques : Le Tambourinaïre, Mère et enfant s’épanouissent en douceurs, loin du cubisme tranchant des origines.



Texte signé Jean-Marie Gavalda
pour Le Midi Libre





« Nature morte devant une fenêtre ouverte, place Ravignan », 1915
(source)




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A lire aussi :
« Musée Paul-Valéry : Juan Gris en pleines formes »


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Miss You

10 juillet 2011

Odilon Redon à Fontfroide et à Montpellier

Après son étape parisienne au Grand Palais, et avec une escale à l’Abbaye de Fontfroide (où se trouve la plus belle des réalisations décoratives de Redon), l'exposition « Odilon Redon. Prince du rêve » est présentée au Musée Fabre de Montpellier jusqu’au 16 octobre 2011.









Outre la découverte ou des retrouvailles avec le travail de Odilon Redon, artiste aux inspirations multiples, cette exposition permet de voir sous un autre angle une des nombreuses merveilles architecturales de notre pays et l’un de mes lieux préférés parmi tous : l’abbaye cistercienne de Fontfroide (dont je vous avais un peu parlé ici et ).







Odilon Redon à Fontfroide
© Famille Fayet





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Redon à l'abbaye de Fontfroide

C'est au cours de l'automne 1908 que Redon découvre pour la première fois l'abbaye de Fontfroide, située au pied des Corbières, à une dizaine de kilomètres de Narbonne. Il y est invité par le propriétaire des lieux, son ami Gustave Fayet (1865-1925), un peintre originaire du sud de la France qui cultive ses terres viticoles et collectionne des oeuvres d'artistes de son temps, en particulier de Gauguin et d'Odilon Redon.






Fayet a acquis en 1908 l'abbaye cistercienne de Fontfroide, fondée à la fin du XIe siècle et laissée à l'abandon depuis 1901. Avec son épouse Madeleine, il entreprend de grandes restaurations et décorations, faisant appel à Redon en 1910 pour la réalisation de panneaux destinés à l'ancien dortoir des moines transformé en bibliothèque. […]








Sous les voutes de Fontfroide

[…] C'est lorsque Redon séjourne pour la seconde fois dans l'abbaye, à Pâques 1910, qu'il s'entend avec Fayet pour décorer la grande pièce carrée de près de dix mètres de côté. Deux grands panneaux de 6,5 mètres de large et 2 mètres de haut, divisés en trois parties, se feront face sur les murs latéraux, tandis qu'au-dessus de la porte sera placé un panneau d'un mètre de large.





« Le jour »
© Henri Gaud




Redon a toute latitude pour le choix du sujet.

Il rentre à Paris et commence la réalisation du premier des grands panneaux, Le Jour, dont il vient superviser l'installation à la fin de l'été 1910 avant de commencer sur place le second panneau, La Nuit.

Il décrit dans une lettre à Bonger l'atmosphère dans laquelle ces travaux se déroulent :




« La Nuit »
© Henri Gaud





"Je vous écris de sous la voûte de la grande salle que je décore, dans le vieux cloître.
J'ai emporté le travail pour le continuer sur place. Ca m'intéresse énormément. […]
J'ai risqué la représentation (toujours indéterminée) d'un quadrige conduit par un ou deux être ailés,
sorte de fleurs - au milieu des montagnes et de divers gris lumineux.
Au mur de face est un autre panneau que j'esquisse en noir,
et avec la permission de laisser au dévergondage toute la fantaisie imaginaire possible.
Le Noir sur grande surface est terrible. Il ne faut pas en abuser, je le vois.
On ne sait, on n'apprend qu'au cours d'une exécution.
C'est la première fois que je me tourmente en face de pareille surface […].
Je conduis la chose, entouré d'une société d'invités fort vivants, enjoués,
sous le soleil gai et lumineux du Midi.
Belle région, non loin de celle que représenta Cézanne, aussi Van Gogh.
Je la vois avec des yeux autres, naturellement
".



Après avoir terminé, in situ, Le Jour, Redon travaille donc à La Nuit, qu'il terminera à l'inverse à Paris et ne sera installé qu'à l'automne 1911.




« Le jour » à Fontfroide




Le Jour, La Nuit, Le Silence

Dans leur opposition thématique, comme dans les sujets représentés, les deux panneaux peuvent être perçus comme une synthèse de l'art de Redon. Le jaune éclatant qui domine Le Jour, l'exubérance des fleurs qui envahissent les parties latérales sont caractéristiques du Redon de la seconde période, celui qui se passionne pour la couleur. […]







[…] La Nuit, quant à elle, ressuscite des formes souvent présentes dans les Noirs des années 1870-1880 : ange déchu, têtes ailées, femmes voilées… Mais ces visions semblent plus douces, moins inquiétantes que les créatures d'autrefois.




Redon devant « La nuit » à Fontfroide
(source photo)




Aux visages souriants ou paisibles, Redon a donné les traits des habitants de Fontfroide et de leurs amis : les deux femmes voilées sont Madeleine Fayet et sa fille Simone, on reconnaît dans les feu-follets papillonnant à droite de l'arbre les profils de Camille Redon, de Gustave Fayet et de ses deux fils, Léon et Antoine… […]

[…] Mais qu'il s'agisse du Jour ou de La Nuit, de l'époque des Noirs ou de la période colorée, une même constante unit tout l'oeuvre de Redon : le caractère mystérieux et onirique de ses créations. Cette atmosphère est en adéquation parfaite avec le contenu de la bibliothèque de l'abbaye de Fontfroide qui regorge d'ouvrages traitant d'occultisme et d'ésotérisme, domaines qui passionnent les intellectuels français à la fin du XIXe siècle.





« Le Silence »
© Henri Gaud




Comme un ultime clin d'oeil aux obsessions de Redon et aux caractéristiques du lieu, le dernier panneau, sous lequel on passe en quittant la bibliothèque, représente au milieu d'halos dorés un mystérieux personnage au visage sombre qui pose son index sur ses lèvres.

Intitulée Le Silence, cette oeuvre semble inviter le spectateur au calme et à la sérénité propres à une bibliothèque et à une abbaye, tout en gardant le secret sur le monde ambigu et indéfini des rêves.






Miss You

01 juillet 2011

Nadine Le Prince


Source des slides égarée... Me prévenir svp si vous en êtes l'auteur - Merci !

"Pour moi la peinture c'est l'élévation de l'esprit, la liberté, la conception des choses, une poésie silencieuse..."


Nadine Le prince est née à Paris. Elle descend d’une longue lignée d’artistes exerçant depuis le seizième siècle. Son parent Jean-Baptiste Le Prince fut un artiste de renom au XVIIIe siècle. Il était l’ami de Diderot et peignait à la Cour Russe. À l’âge de dix-sept ans, elle présente pour la première fois ses œuvres. Elle n’était encore qu’adolescente quand elle a rejoint le courant des « Peintres réalistes».

L’observation de la nature et la traduction de la lumière témoignent de son admiration pour la peinture du XVIIIe siècle. Elle l’actualise par le choix et la composition du sujet.

« La peinture en trompe-l’œil est pour moi une sorte de défi pour donner une illusion en trois dimensions dans un climat qui m'est propre, une perspective du réel vers l'imaginaire.

[…] Je ne cherche pas à prouver mon habilité, ni à exécuter un tour de force, mais à créer une apparence, de l'illusion et de la magie qui me sont propre. Je tente d'avoir un concept spirituel et sensible en espérant que les ondes qui s'en dégagent pourront être captées. »



Exposition Nadine le Prince par ParisWebTvQuartier
Exposition à St Germain (terminée)


Actuellement et jusqu'à aujourd'hui, une exposition montre des œuvres sur toile peintes dans son atelier à Paris et en Inde, des gouaches, aquarelles pastel, encre, dessins de voyages. Des giclées seront exposées pour la première fois. Cela se tient à l'Espace Saint Martin à Paris.

Mais l'artiste parisienne partage son temps depuis quelques années entre l’Inde et la France. C’est dans le Rajasthan qu’elle a restauré une ancienne demeure sur la route des caravanes. C’est là aussi qu’elle a un atelier où elle peint sur l’Inde, puis elle retourne à Paris vers ses racines françaises. Le contraste de ces deux civilisations est pour elle une source d’émerveillement, et propice à une création de questionnement, de joie et de recherche permanente. sa peinture a une apparence de réalité en trois dimensions dans un climat qui lui est propre, sorte de défi pictural pour rejoindre et transcender le réel. Sa figuration est une interrogation, elle nécessite une seconde lecture c’est une proposition d’émotions ou de réflexions livrées à l’appréciation du spectateur. C’est le contenu de son imaginaire, restitué par sa démarche artistique. Derrière les formes, il y a ce qu’elles impliquent, non seulement dans l’esprit de celui qui les a crées, mais dans celui qui les regarde. L’oeuvre renvoie à autre chose de plus essentiel qu’à son apparence : la vie spirituelle. sa peinture figurative n’est pas un spectacle anecdotique, c’est un style. C’est à la fois le miroir de son être profond, et une fenêtre ouverte sur le monde extérieur. (source site officiel de l'artiste.

C'est là que cela devient intéressant. Mes amis :



Mes amis : bienvenus à Fathepur, la ville aux 100 havelis, toutes en ruines, sauf une, celle de Nadine Le Prince acquise en 1998. En effet, comme elle le raconte sur son site internet, les havelis l'ont tout de suite enthousiasmée et on la comprend ! Ces constructions sont magnifiques ! Au départ, Nadine pensait s'installer dans cette ville pour peindre l'Inde et puis, au fil des jours elle s'est rendu compte que le patrimoine là-bas était en grand danger. Elle a donc décidé de créer un centre culturel afin d'organiser des rencontres entre artistes indiens et étrangers.

Après des années de démarches, elle a pu obtenir la promesse d'un "Heritage Walk" de deux kilomètres car elle est convaincue que la restauration des monuments et l'assainissement de la ville permettrait aux Shekhawatis de revivre, s'épanouir, retrouver une activité culturelle, commerciale, économique aussi car un grand nombre de corps de métier sont concernés par ces travaux (plombier, maçon, peintre…), tout cela grâce à l'art.

Mais assez parlé, il est temps à présent de laisser la place aux images :





haveli-ap-4730d.jpg
Source article Inde - Galerie d’Art et Résidence d’Artiste dans une Haveli

Pour plus de plaisir des yeux, je ne peux que vous encourager à visiter le site du

Centre Culturel Nadine Le Prince


Très belle journée à tous et un grand merci à Kathy pour cette belle découverte ;-)

anti

22 juin 2011

Lawrence Yang (suite)

Je vous avais déjà montré ici quelques unes des toiles de Lawrence Yang.

En voici quelques autres dénichées sur le site de l’artiste, pour le plaisir ;-)





"I think we'll be okay here, Leon"






“Triforce”






“Grand Star”






“Mushrooms”






“Yellow tree”






“Black Mage”






“Climb” (detail)






“Glow”





“City lights”



Source et © Lawrence Yang




Miss You

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