05 septembre 2011
« De l’aube au crépuscule »
Pour un peu j’oubliais d’en parler ici…
Franciliens et visiteurs de passage à la capitale, voilà une expo bien tentante dans l’un de mes musées préférés, le musée du Quai Branly.
Précipitez-vous (si ce n’est déjà fait), « De l’aube au crépuscule » se termine le 02 octobre prochain ;-)

Trésors mayas au Quai Branly
160 objets sont réunis pour retracer
l'histoire d'une civilisation mythique.
Un personnage inquiétant figure sur l'affiche de l'exposition.
C'est le dieu maya de la Mort.
Cette fragile mosaïque de coquillages,
sans doute un pendentif ou une offrande,
est l'un des 160 objets réunis au musée du Quai-Branly,
pour retracer l'histoire d'une civilisation mythique.
Renommée pour ses pyramides grandioses
et sa mystérieuse écriture hiéroglyphique,
celle-ci s'est étendue durant près de quatre millénaires.
Ses petits royaumes indépendants rivalisaient de connaissance
dans des domaines divers : astronomie, cosmologie, mathématiques
et, bien sûr, création plastique.

Grand encensoir en céramique représentant un jaguar (1000-1524 ap. JC)
Ricky Lopez Bruni/Museo Nacional de Arqueologia y etnologia, Guatemala
Au fil d'un parcours chronologique
se déploient sculptures anthropomorphes, vases siffleurs,
stèles peintes, bijoux de jade et lames d'obsidienne...
en provenance des collections nationales du Guatemala
et pour la plupart jamais sortis de leur pays d'origine.
Comment ne pas être étonné, amusé, fasciné
par la virtuosité et l'inventivité de leurs créateurs ?
Si la civilisation s'est définitivement éteinte au xvie siècle,
à l'arrivée des conquistadors,
la culture n'en reste pas moins aujourd'hui bien vivante,
ainsi qu'en témoignent films et photos.
Texte signé Annick Colonna-Césari
pour L’Express.fr
Miss You
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13 avril 2011
L'art dogon au Quai Branly
Une nouvelle et superbe exposition intitulée Dogon
se tient au Musée du Quai Branly
jusqu’au 24 juillet prochain.
Elle présente l’histoire de l’art et de la culture dogon,
depuis le 10ème siècle jusqu’à nos jours,
à travers plus de 330 oeuvres exceptionnelles issues de collections du monde entier
et rassemblées pour la première fois en France.

(Source photo)
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Présentation de l’exposition :
« L'austère beauté de l'art des Dogons »
(extraits du Figaro)
Comme l'ensemble de l'art africain, l'art dogon a eu aux yeux des Occidentaux un destin singulier.
Successivement objet d'étonnement, puis de mépris, réhabilité ensuite en tant que document ethnographique puis célébré au début du XXe siècle comme source d'inspiration par les artistes modernes, sculpteurs et peintres, il a enfin été recherché par des amateurs de plus en plus nombreux prêts à lutter avec les conservateurs des grands musées pour s'en approprier les pièces insignes. […]
[…] Plus encore que tout autre (les arts fang, baoulé, ou du Bénin), l'art dogon est longtemps resté inconnu, protégé par ses origines géographiques, le relief heurté de l'altière falaise du Bandiagara, et par le mutisme des anciens peu soucieux de voir leurs objets de culte révélés au grand jour. […]
[…] Ce sont dix siècles d'histoire du peuplement et de la civilisation qu'évoque l'exposition.
Dès la Renaissance, les cabinets de curiosité présentent des objets venus d'Afrique.
Leur caractère étrange pouvait rebuter les collectionneurs européens, de même que le caractère sacré qu'ils avaient aux yeux des populations africaines en avait rendu l'acquisition difficile. […]
[…] Les sculptures sur bois étaient fragiles mais la sécheresse exceptionnelle qui régnait en pays dogon a permis d'y retrouver les plus anciens spécimens de statuaire en bois conservés en Afrique (XIe, XIIe siècles). […]
Retrouvez l’intégralité du très bel article
« L'austère beauté de l'art des Dogons »
signé Véronique Prat pour Le Figaro
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Les Dogons sur le blog :
• « Le serpent, l’oiseau et l'animal cornu »
• « Dialogues inédits »
• « Un avenir à l’ombre des arbres »
• « Semaine de la Solidarité Internationale »
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Belle et riche visite à chacun !
Miss You
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05 février 2011
« L’Orient des femmes »
Décidément, ce musée du quai Branly est une merveille et une surprise à chacune de ses expositions.

L'exposition débute avec le vêtement d'une petite fille,
daté du XIIIe siècle et découvert lors de fouilles au Liban ;
elle s'achève par un ensemble de cinq robes blanches brodées,
clin d'oeil aux tenues de mariées des défilés de mode.
Christian Lacroix présente, du 8 février au 15 mai 2011,
au musée du quai Branly L'Orient des femmes :
une sélection de robes traditionnelles,
syriennes, jordaniennes, bédouines ou palestiniennes,
pour partie issues du musée,
pour partie de l'exceptionnelle collection privée
de la Jordanienne Widad Kamel Kawar.
Un parcours poétique dans l'art féminin de la broderie et des textiles.
(Source Le Point)
Cette exposition est le fruit de la rencontre entre un regard artistique, celui du couturier Christian Lacroix et un regard scientifique celui d’Hana Chidiac, responsable des collections Afrique du Nord et Proche-Orient au musée du quai Branly.

Voile de visage de Bédouine
Les voiles de visage sont portés uniquement par les femmes mariées.
Cet élément du costume traditionnel, véritable parure, permet de connaître,
selon sa couleur, sa forme et son décor, l’âge et l’appartenance tribale de la femme qui le revêt.
Les voiles de visages jaunes sont ceux des femmes âgées,
les rouges et les bruns (même très foncés) longs et courts sont ceux des jeunes femmes.
Chaque femme réalise son propre voile qu’elle décore et personnalise selon ses propres goûts.
Les femmes ont aujourd’hui abandonné le port de ces voiles.
Source photo L’exponaute
© musée du quai Branly, photo Thierry Ollivier, Michel Urtado
Elle présente une sélection de robes de fête, manteaux, voiles et coiffes ornés de broderies et d’applications de couleurs, portés par les villageoises et bédouines de Syrie, de Jordanie, des Territoires palestiniens et du désert du Sinaï.

Parure de tête de femme syrienne, qors
Ce bijou est constitué d’une feuille d’argent en forme de disque bombé, qors.
Il est orné de cercles concentriques renfermant des volutes
et des ronds exécutés au repoussé et retravaillés au burin.
Quelques évidements au bord pour la couture.
Ces éléments sphériques sont cousus sur la partie supérieure d’une calotte, tarbouch,
confectionnée en feutre rouge et portée par les femmes Druzes de Syrie.
Source photo L’exponaute
© musée du quai Branly, photo Thierry Ollivier, Michel Urtado
Les pièces exposées datent pour la plupart de la fin du XIXe siècle à nos jours. Elles témoignent d’une continuité des traditions et des savoir-faire dans un contexte social et politique qui a considérablement évolué au cours de cette période.

Manteau de fête de femme syrienne, dara’a
Un riche décor brodé se déploie sur la presque totalité du manteau.
Il recouvre les manches, les épaules, les godets latéraux et le dos.
Le point employé est le point de croix, herzat el tasallub, très utilisé au Proche-Orient.
A Sukhné, les femmes réalisent les broderies soit directement sur la robe
soit en utilisant un canevas à jours dont on enlève par la suite les fils une fois la couture achevée.
Elles brodent généralement de droite à gauche
en employant la méthode traditionnelle où chaque croix est formée après l’autre.
Source photo L’exponaute
© musée du quai Branly, photo Thierry Ollivier, Michel Urtado
Hommage aux femmes orientales, le parcours emmène le visiteur dans une déambulation poétique imaginée par Christian Lacroix, qui investit cet Orient de son imaginaire.
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A lire aussi :
la présentation de l'expo par le Musée lui-même
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Et, pour continuer la visite,
allez voir le Diaporama du Point
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Christian Lacroix sur le blog
Miss You
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09 novembre 2010
« Lapita, Ancêtres océaniens »
Encore une bien belle et riche exposition dans ce musée décidément parmi mes préférés.

L’exposition
L’exposition LAPITA, Ancêtres océaniens présente un panorama de la tradition céramique Lapita à travers une sélection exceptionnelle d’objets et de fragments d’objets principalement en provenance de Nouvelle-Calédonie et du Vanuatu.
En s’appuyant sur des découvertes archéologiques récentes qui ont permis de réévaluer l’ensemble des connaissances sur l’Océanie préhistorique, l’exposition resitue la céramique Lapita - vieille de 3000 ans - dans son contexte historique et archéologique.
Elle montre les spécificités techniques et la diversité stylistique des objets Lapita, et analyse l’héritage encore présent de ces décors dans les traditions décoratives océaniennes contemporaines.
Première exposition internationale réalisée sur ce sujet, LAPITA, Ancêtres Océaniens témoigne de l’histoire du peuplement de l’Océanie lointaine.
La tradition céramique Lapita est en effet historiquement liée à la première implantation des populations de langues austronésiennes dans le Pacifique sud-ouest dès le milieu du deuxième millénaire avant J.-C. : ces poteries, dont les premiers tessons furent découverts au début du XXe siècle, demeurent le marqueur archéologique le plus identifiable de la progression de ces populations.
La céramique Lapita
L’homogénéité étonnante des poteries décorées de pointillés, et disséminées sur une distance de près de 4500 km en moins de 400 ans, a incité les archéologues à parler d’un « ensemble culturel Lapita » regroupant l’ensemble du Pacifique sud-ouest il y a 3000 ans.
Plus de 300 sites préhistoriques renfermant des tessons Lapita ont été identifiés à ce jour.
Mais la découverte d'une fosse en Nouvelle-Calédonie et d’un cimetière à Téouma au Vanuatu a permis, au cours de la dernière décennie, d’étudier pour la première fois, un ensemble important de récipients Lapita bien conservés et d’apporter une contribution essentielle à la description de cette tradition céramique.
L’une des caractéristiques majeures de cette tradition est la complexité des formes identifiées.
Le remontage des poteries à partir des tessons et les analyses de matériel provenant des fouilles ont permis d’établir une riche typologie d’objets et de montrer que les potiers austronésiens avaient développé une technique particulière de fabrication de céramique.
Les poteries, principalement réalisées avec de l’argile de marais, étaient montées par plaques.
Les motifs, imprimés sur la pâte sèche avant cuisson, étaient réalisés avec des outils dentés.
L’organisation du décor pointillé imprimé sur les poteries se définit par une recherche de symétrie. Ce décor est caractérisé par un ou deux bandeaux centraux constitués de motifs souvent complexes, eux-mêmes bordés de frises aux motifs simples et répétitifs.
Les études identifient une quinzaine de grandes classes de décors. Le développement des fouilles de sites Lapita en Mélanésie a permis d’identifier dans l’ensemble décoratif Lapita, en complément des motifs géométriques, la présence de visages humains plus ou moins stylisés.
(Bien plus encore à découvrir sur le site du Musée.)
• Un long article sur Libé Voyages
• Le très riche site arethpa.ifrance.com consacré à l’art Lapita
• Un autre site www.cdp.nc sur la civilisation Lapita
• Wiki
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Et, pour conclure, un parallèle que je trouve particulièrement intéressant
Poteries Lapita et pétroglyphes de Nouvelle-Calédonie
Les pétroglyphes sont de petits dessins gravés dans la roche.
En Nouvelle-Calédonie, on les trouve aussi bien sur la côte Est que sur la côte Ouest, le plus souvent au bord de rivières.
Ils ont été réalisés en frappant plusieurs fois la roche avec une pierre dure et pointue.

L’eau servait pour polir les motifs.
En Nouvelle-Calédonie, on a trouvé une grande variété de formes de pétroglyphes :
des spirales, des croix, des cercles, des étoiles, des lignes, des polygones, des formes humaines et animales.

Ces pétroglyphes sont difficilement datable.

Cependant, des archéologues pensent que certains ont pu être gravés
dès l’arrivée des premiers hommes en Nouvelle-Calédonie il y a plus 3000 ans.

Les motifs des pétroglyphes rappellent ceux des poteries Lapita.

Texte et photos des pétroglyphes signés Black Spirit.org
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Miss You
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29 juin 2010
« Fleuve Congo » au Quai Branly

Le musée du quai Branly présente cet été, à travers 170 oeuvres majeures et 80 documents,
une importante exposition consacrée aux traditions artistiques d’Afrique Centrale,
à savoir le Gabon, la République populaire du Congo et la République démocratique du Congo.
Véritable voyage initiatique menant le visiteur des forêts du Nord aux savanes du Sud,
l’exposition démontre les liens existant entre les oeuvres produites
dans les régions bordant le majestueux fleuve Congo,
par diverses populations de langues bantoues.
Derrière la variété des masques et sculptures fang, hemba, kwélé ou kota,
l’exposition met en lumière les oeuvres majeures de l’Afrique Centrale,
dans leur conception, leurs structures et les liens artistiques qui les rapprochent.
fondamentaux communs à ces peuples iconophiles,
sont complémentaires :

Masque luba
• les masques et statues ayant le « visage en forme de coeur », et qui assurent l’unité et l’identité des groupes respectifs

masque à six yeux, dit "masque Lapicque"
© musée du quai Branly
photo Patrick Gries
Le masque en forme de coeur est présent du Gabon au Congo oriental, dans un style dépouillé et simplifié à l’extrême.
Il fait référence aux esprits, « éclaire les évènements fondateurs du passé, et demeure le présage de bénédictions et d’espérances nouvelles » explique François Neyt.
Ce signe fondamental de la vie des communautés est utilisé dans des rituels mêlant musique, danse et chant.
• l’importance de l’ancêtre fondateur et des membres éminents de son lignage

statuette de gardien de reliquaire
© musée du quai Branly photo Michel Urtado,
Thierry Ollivier
Les reliques des ancêtres du village sont honorées dans des cultes familiaux.
Outre les crânes des ancêtres masculins du clan, ceux des héros guerriers,
des mères du clan et des femmes réputées sont conservées
dans des reliquaires sculptés et parfois décorés de perles,
ossements et autres matériaux.
• la représentation de la femme dans les royaumes de la savane, équilibrant l’autorité des hommes, liée au mystère de la régénération de la terre, de l’agriculture, de la vie humaine
masque anthropomorphe
© musée du quai Branly
photo Patrick Gries
Cette section met en valeur les représentations féminines dans les communautés vivant le long du fleuve Congo, des masques punu aux représentations luba en passant par les maternités phemba des Kongo.
De la reine Nzinga du Matamba chez les Kongo aux épouses royales des Kuba ou des Luba, et tant d’autres mères honorées dans différents groupes culturels, l’importance de la femme dans leurs relations à ce monde et à l’ouverture au monde de l’invisible est unique.
Féconde et nourricière, la femme est profondément unie au cycle de la vie, à la nouvelle lune, à l’agriculture, aux moissons, à toute fécondité de la terre et de la famille. C’est elle qui façonne la céramique ; les fourneaux sont souvent ornés de seins féminins, car la fusion du métal s’apparente à un accouchement.
Elle est essentiellement liée à la culture qu’elle transmet, à la divination et aux rituels thérapeutiques qu’elle préside.
Présentation signée François Neyt
Commissaire de l'Expo
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Masque heaume
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Pour aller plus loin :
La visite de l’exposition par Le Monde
Diaporama du Monde
La Rubrique « Masques » du Musée
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« Le masque cache autant qu’il révèle,
nie autant qu’il affirme »
Claude Lévi-Strauss
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11 mai 2010
Chefs-d'œuvre disputés
La bataille de la restitution des œuvres que la colonisation, la guerre ou les fouilles archéologiques ont entraînées hors de leur pays d'origine remue fortement le monde de l'art.
Le sujet n’est pas neuf, il a d’ailleurs été évoqué à plusieurs reprises sur le blog.
Aujourd’hui, je vous propose un petit passage en revue de certaines des œuvres revendiquées les plus célèbres.
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Marbres du Parthénon,
rapportés en Angleterre par Lord Elgin,
puis vendus au British Museum.
La Grèce exige leur restitution.
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Têtes de souverains et Reliefs historiés
provenant du royaume d'Ifé.
Le Nigeria les réclame au British Museum.
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Fernand Léger, Femme en rouge et vert.
En l'absence de toute certitude quant aux héritiers,
l'oeuvre reste au centre Pompidou, MNAM
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Têtes de la civilisation Nok,
nord du Nigeria, conservées au musée du Quai Branly.
Leur exportation est désormais interdite.
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Véronèse, Les Noces de Cana
Rapportées à Paris par Bonaparte.
Il y a peu de chance que l'oeuvre quitte le Louvre
pour retourner à Venise où elle était conservée jusqu'en 1797.
*

Statue de Ramsès II
musée de Turin.
Réclamée par l'Egypte à l'Italie.
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Klimt, Portrait d'Adèle Bloch-Bauer
Le musée du Belvédère de Vienne a dû le rendre en 2006
à la dernière descendante de la famille Bloch-Bauer
qui vit à Los Angeles.
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Buste de Néfertiti
le fleuron du Neues Museum de Berlin.
Réclamé par l'Egypte depuis trente ans.
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Johannes Vermeer, L'Art de la peinture
Vienne,Kunsthistorischesmuseum.
Acheté par Hitler en 1940 au comte Czernin
dont les héritiers réclament aujourd'hui la restitution.
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Gauguin, Jour de repos,
Saint-Pétersbourg, Ermitage.
Confisqué dans la collection de Sergueï Chtchoukine.
Réclamé par son héritier.
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Trésor de Troie,
volé par les Russes aux Allemands en 1945
et caché dans les réserves du musée Pouchkine à Moscou.
Il réapparaît en 1993.
Depuis, l'Allemagne le réclame.
(photo : Sophie Schliemann porte ici une parure issue de ce trésor.)
L'incroyable odyssée du Trésor de Troie
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Van Gogh, Portrait du Dr Rey
Moscou, musée Pouchkine.
Confisqué dans la collection de Sergueï Chtchoukine.
Réclamé par son héritier.
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Zodiaque de Dendérah,
exposé au Louvre depuis bientôt deux siècles,
mais l'Egypte exige son retour
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Cézanne, Les Baigneurs,
Moscou, musée Pouchkine.
Confisqués dans la collection d'Ivan Morosov.
Réclamés par son héritier.
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Matisse, La Musique,
confisquée au collectionneur Sergueï Chtchoukine en 1918,
déposée à l'Ermitage de Saint-Pétersbourg,
aujourd'hui réclamée par l'héritier de Chtchoukine.
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Source photos et légendes
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A lire aussi :
• Ces chefs-d'œuvre que les pays du Sud veulent récupérer
• Le Sud se ligue pour récupérer ses antiquités
Sur le blog (notamment) :
• L'oeil d'Amenophis III
• Et si on visitait le nouveau musée de l'Acropole ?
Miss You
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30 mars 2010
« Autres maîtres de l’Inde » au Quai Branly
Vous le savez : j’adore ce musée, n’est-ce pas Sapétille ;-)

Encore une superbe programmation jusqu’au 18 juillet 2010, dans le cadre du festival de l'Inde en France, et une raison de plus de monter à la Capitale d’ici l’été.

Premiers habitants de l'Inde, ces aborigènes sont restés jusqu'à aujourd'hui dans les marges du pays.
S'abritant dans les forêts, les montagnes, hors du système de caste hindouiste, ils sont près de soixante millions.
Une variété infinie de cultures et de langues.
Pire que les intouchables, Gond, Kondh, Naga ou Warli restent des tribus oubliées.
Et pourtant de leurs mains naissent des trésors : masques symbolisant les éléments naturels,
sculptures rituelles de la déesse mère, effigies de bois du culte ancestral des Bhuta au Karnataka...
Le Musée du quai Branly met à jour dans l'exposition "Autres maîtres de l'Inde",
du 30 mars au 18 juillet, près de 400 pièces de tout le pays, des îles Nicobar à l'Etat de Madhya Pradesh.
Figurine votive
© musée du quai Branly
photo Thierry Ollivier et Michel Urtado
Démontrer que ces pièces constituent, au-delà d'un artisanat, de véritables oeuvres d'art.
C'est aussi généreux que délicat … (Source Le Monde)
C’est un autre visage de l’Inde que dévoile cette exposition : l’Inde des populations autochtones et des communautés «folk», dites «Adivasi».
Ces peuples produisent des oeuvres plastiques étonnantes, tant utilitaires que sacrées, bien différentes des standards connus de l’art indien.

Pour la première fois en France, le musée du quai Branly présente, dans une démarche thématique et pluridisciplinaire, les productions matérielles, quotidiennes, artistiques et religieuses les plus représentatives de ces populations indiennes et permet ainsi au public de découvrir une part importante, et encore trop méconnue, de l’art populaire contemporain en Inde.
Répartis sur l’ensemble du territoire et recensés en 1950, ces peuples maintiennent leurs traditions artistiques tout en étant en contact avec le peuple indien dominant. Egalement réputés pour les traditions vivantes comme la danse, la musique ou le théâtre, développées à la marge des grandes communautés hindoues, ils restent pourtant très mal connus des occidentaux.

Les représentations des Adivasi ont longtemps été porteuses d’idées préconçues bien éloignées de la réalité, tant par les Indiens que par les étrangers. L’exposition montre ainsi leur vrai visage, et met en avant leurs surprenantes productions artistiques.

la Mère aux oiseaux
Inde, Assam, vallée du Brahmapoutre
20ème siècle - terre cuite
Musée du Quai Branly
Photographies, peintures murales de la tribu Rathava du Gujarat, figurines tribales en bronze de l’Orissa et du Chattisgarh, éléments architecturaux sculptés du nord est de l’Inde, sculptures en bois du Karnataka ou du Bihar ou bas-reliefs architecturaux réalisés par les femmes artistes de Chattisgarh sont exposés.
L’exposition s’achève sur les monographies d’artistes contemporains mondialement connus, et présents au plus haut niveau du marché de l’art mondial : les peintres Jivya Soma Mashe et Jangarh Singh Shyam, qui ont choisi d’élargir le champ de leur expression afin de refléter leur situation culturelle contemporaine dans leurs oeuvres.
En provenance des collections du musée du quai Branly, de musées européens et indiens, de collections privées ainsi que de commandes spécifiques à des artistes indiens dans le cadre de l’exposition, les objets présentés témoignent de la vigueur des traditions artistiques de ces différentes communautés, de leur évolution et de leur ouverture au monde extérieur.
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Entretien avec Vikas Harish,
historien d’art indien et conseiller scientifique de l’exposition
Vikas Harish
Extraits
[…] Quels stéréotypes pèsent sur les Adivasi ?
Les premiers dessins de ces populations par les Européens véhiculaient des images très angéliques, style « Joseph, Marie et l'enfant Jésus ». Avec l'arrivée en Inde de la photographie, durant la période coloniale, les Anglais se sont mis à constituer une sorte de bestiaire, indexant les différents peuples selon leur taille, leur morphologie. Ils étaient aussi systématiquement associés à leur environnement : le balayeur avec son balai, les agriculteurs avec leurs outils…
A l'indépendance, on a voulu sortir de ces images. Mais si, sur le papier, tout le monde est égal, dans les faits, ce n'est pas le cas : sous couvert de valoriser leurs traditions, on a enfermé les Adivasi dans des visions folkloriques.
Exemple intéressant : les films Bollywood des années 70. A une époque où la nudité n'était pas permise en Inde, quand on souhaitait dévoiler le corps d'une héroïne dans un film, on la mettait dans un village, dans une tenue autochtone. Là, ça devenait possible !
Cette vision exotico-érotique se retrouve dans le travail de certains photographes indiens, via notamment des portraits de jeunes garçons ou de femmes à moitié nues. On montre toujours la jeunesse, la beauté « primitive » des autochtones, jamais leur maturité… L'exposition souligne et décrypte ces clichés.
Qui sont Jangarth Singh Shyam et Jivya Soma Mashe, auxquels la troisième partie est consacrée ?

(Aéroplane de Nankusia Shyam, acrylique sur toile © photo Aditya Arya)
Tous deux ont acquis une reconnaissance internationale sur le marché de l'art contemporain. Jangarh Singh Shyam est le créateur de l'école dite Gond. Il a été repéré dans le Madya Pradesh par un artiste indien. Pour lui, créer est inné : il dit avoir ressenti des frissons dans le cœur la première fois qu'il a trempé un pinceau dans la gouache ! A Bhopal, où l'a conduit son découvreur, au lieu de faire du surréalisme ou du cubisme comme les autres, il est resté dans le registre graphique spécifique des Gond.
C'est ce qui a distingué sa création, lui a permis de percer, en Inde et à l'étranger. Il a ensuite formé d'autres artistes, dont beaucoup de membres de sa famille, qui ont développé leur propre créativité. Jivya Soma Mashe, lui, fait partie de la tribu Warli. Il a commencé à peindre par besoin de s'exprimer – jusque-là, dans son village, cette activité était réservée aux femmes.
Tout en restant fidèle à ses racines, aux personnages blancs filiformes caractéristiques des Warli, il a fait évoluer les thèmes et le médium, peignant non plus à la pâte de riz mais à la gouache, transposant sur papier, puis sur toile, des œuvres jusque-là rituelles, créées à l'occasion des mariages. Son travail est essentiel parce qu'il englobe tout, il fait le lien entre esthétique de l'art contemporain et ancrage spirituel.

(Tarpa, danseurs autour d'un musicien de Jivya Soma Mashe, gouache ocre et bouse de vache sur toile © photo Aditya Arya)
Qui exploite aujourd'hui commercialement l'art des Adivasi ?
Est-ce que ça leur permet d'acquérir un pouvoir économique ?
C'est une bonne question : en octobre 2009, j'ai demandé à Jivya Soma Mashe s'il était au courant des prix de ses toiles en Occident. Non ! Lui vend en Inde à des tarifs très inférieurs. L'aspect commercial ne lui pose pas de problème (ça lui permet de vivre de son art et d'être aujourd'hui l'homme le plus riche de sa communauté), mais il est déconnecté du marché, maîtrisé par les marchands…
La manière dont s'est suicidé Jangarh Singh Shyam en 2001, dans un musée à l'étranger, pose aussi question : quelle est la place de ces créateurs dans un monde de l'art qu'ils ne connaissent pas ? qui exploite leurs œuvres, quel droit de regard, quels retours pour eux et leurs communautés ? […]
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Cycle Inde au Quai Branly

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Conférences au Quai Branly
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Un article intéressant du Monde
« L'art tribal, nouveau terrain de prospection de l'art contemporain »
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Un très beau blog à visiter,
encore et encore,
celui d'Hervé Perdriolle qui invite à découvrir
sa collection d'art contemporain rural de l'Inde
et dont proviennent certaines des photos de cette note.
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La note d'eMmA
Les Adivasi à l'honneur au musée du Quai Branly,
écho d'un blog à l'autre ;-)
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Et, aussi, malheureusement...
Miss You
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05 décembre 2009
Artistes d’Abomey, Dialogue sur un royaume africain

Le musée du quai Branly accueille l’exposition "Artistes d’Abomey, Dialogue sur un royaume africain" du 10 novembre 2009 au 31 janvier 2010.
Une exposition sur l’art de cour au Bénin entre 1600 et 1894 et qui présente, à travers 80 objets et 9 documents graphiques, une sélection d’œuvres du célèbre royaume de Danhomè (1600-1894), l’actuel Bénin.
La capitale Abomey, à la fois vitrine du royaume et joyau de la couronne, s’est caractérisée par un art de cour exceptionnel.
Les artistes, choisis par le roi, appartenaient à une élite.
Cet art officiel, ainsi que les techniques qui y étaient liées, se transmettaient de père en fils dans des familles d’artistes professionnels.
L’exposition rend hommage à ces artistes de cour – anonymes ou identifiés, individuels ou collectifs – dont les œuvres sont le support d’un dialogue avec le pays d’origine.
Le parcours s’achève avec la présentation de trois œuvres contemporaines d’un artiste béninois, Cyprien Tokoudagba.
Après un espace introductif présentant une carte ancienne et une généalogie des rois d’Abomey, l’exposition présente le statut et le rôle de l’artiste au sein de la société danhoméenne en cinq séquences.
Cette séquence présente les sculptures de six artistes identifiés nommément, cas relativement rare dans l’art africain.

© musée du quai Branly, photo Hughes Dubois
Y seront présents quelques chefs d’œuvres de l’art d’Abomey, parmi lesquels la statue du dieu Gou d’Akati Ekplékendo, ou les statues des rois Glélé et Béhanzin, de Sossa Dede.

© musée du quai Branly, photo Fabre
Il sera question dans cette séquence d’expliquer la place des artistes : comment le devient-on ?
Quels sont les avantages du Maître, les indices de l’asservissement ?
Les artistes créaient pour le roi des regalia et narraient ses exploits.
Cette séquence réunira à la fois les emblèmes royaux et les œuvres porteuses de l’histoire officielle.
On y verra notamment une récade précieuse en ivoire, deux trônes marquant le pouvoir du roi de manière imposante.

© musée du quai Branly, photo P.Gries
Des informations sur le terrain ont permis de déterminer l’usage et les emplacements de certaines œuvres dans les palais. Les rois possédaient des objets exotiques, des typologies de sculptures comme les ibeji (statuettes de jumeaux yoruba).
Sous le vocable « trésor de Béhanzin » sont rassemblées certaines de ces pièces saisies par les officiers français.
Une partie de ce « trésor » constitue la quasi-totalité de cette séquence.

Famille Hountondji
© musée du quai Branly, photo Thierry Ollivier, Michel Urtado
Les artistes intervenaient également pour des dignitaires et les soldats, ici les amazones. La possession d’œuvres provenant des ateliers royaux constituait un privilège.

Quatre catégories de personnes étaient ainsi honorées :
• le premier ministre ou migan : très proche du roi, il était notamment chargé d’exécuter les prisonniers pendant les coutumes annuelles destinées à communiquer avec les ancêtres royaux
• les amazones, femmes soldats de l’armée du Danhomè

© musée du quai Branly, photo Thierry Ollivier, Michel Urtado
• le prêtre d’Héviosso (divinité du tonnerre)
• les devins pour lesquels les artistes réalisaient le matériel de géomancie (???)

© musée du quai Branly, photo P.Gries
Cette séquence montre notamment deux couteaux et une tenue que le ministre portait pour les décapitations, ainsi que la précieuse récade du prêtre d’Héviosso.

© musée du quai Branly photo Michel Urtado et Thierry Ollivier
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les oeuvres de Cyprien Tokoudagba
permettent d’aborder la réalité de l’art contemporain à Abomey.
Et toujours des liens :
• Vers l’exposition de 2007 « Des trésors des rois d'Abomey à l'Afrique d'aujourd'hui » au musée d’art et d’histoire Romain Rolland à Clamecy (58)
• Vers un livre « Bas-reliefs d’Abomey – L’histoire racontée sur les murs » de Francesca Piqué et Leslée H. Rainer

• Vers un article très intéressant « Enfin les artistes africains ne sont plus anonymes » du Monde
• Vers le musée historique d’Abomey

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A noter dans les tablettes, toujours au Quai Branly :
Du 22 juin au 3 octobre 2010
Cette exposition proposera à travers 166 objets une découverte des traditions artistiques d’Afrique centrale (principalement Gabon, Congo, RDC).
Des forêts situées au nord du fleuve Congo jusqu’aux savanes du sud, le parcours souligne les liens artistiques existant entre les œuvres produites par les diverses communautés de ces régions, porteuses de cultures et de traditions bien distinctes, mais ayant toutes la langue bantoue en commun.
Au-delà des différences entre les Fang, Hemba, Kwélé ou Kota, il existe en effet des styles ou des usages communs qui permettent de mieux comprendre les chefs-d’œuvre d’Afrique centrale présentés dans cette exposition.
J’en reparlerai probablement ;-)

(c) Musée d'Art et d'Histoire Romain Rolland
Ces statuettes étaient traditionnellement produites pour calmer la colère du blolo bian ou du blolo bla,
le conjoint que chaque être humain possède dans l’autre monde.
Photo
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07 novembre 2009
Scènes du monde, Photoquai toujours
Je vous ai déjà parlé de Photoquai 2009.
Aujourd’hui, je vous propose une nouvelle série dans laquelle le musée du Quai Branly déploie le long de la Seine, à l’occasion de sa deuxième biennale, des images du monde.
Il présente les œuvres de cinquante photographes contemporains venant des grandes zones géographiques représentées au sein du musée.
Jusqu'au 22 novembre.

Le chemin qui mène à Rome # 2, 2007.
Said Atabekov (Kazakhstan),
Né en 1965 en Ouzbékistan, il vit et travaille à Shymkent au Kazakhstan.
Il est le fondateur de Kyzyl Traktor, premier groupe artistique d'avant-garde à avoir vu le jour après la Perestroïka.
© Said Atabekov
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Série Last Light Antarctica, 2006, Monstre dans la glace.
Joyce Campbell (Nouvelle-Zélande)
Artiste néo-zélandaise qui utilise la photographie, la sculpture, le film et les installations vidéo.
Elle donne des cours à la Elam School of Fine Arts de l'université d'Auckland.
© Joyce Campbell
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Série Bagamoyo, la photographie et l'espace quotidien,
Femme attendant, 2008.
Emeka Okereke (Nigéria)
Né en 1980 au Nigéria, il vit entre Lagos, Paris et Berlin.
Issu d'une pratique du photojournalisme,
il s'ouvre aujourd'hui à de nouveaux médias comme la vidéo ou le son
qu'il associe à son travail photographique.
© Emeka Okereke
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Série Par une fenêtre de la tour Prestes Maia 911, Prestes Maia 1, 2006.
Julio Bittencourt (Brésil)
Né en 1980, il a grandi à Sao Paulo et passé son adolescence à New-York.
Il a récemment reçu le prix de la Fondation Conrado Wessel 2007/2008
et le prix Leica Oskar Barnack 2007.
© Julio Bittencourt
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Safia Saifi, première Afghane stagiaire en photographie, Kaboul, Afghanistan, 2008.
Fardin Waezi (Afghanistan)
Il est né et a grandi à Kaboul.
Il travaille actuellement pour l'agence indépendante Aina Photo Agency,
pour les Nations Unies en Afghanistan et
est également photographe indépendant pour diverses agences renommées.
© Fardin Waezi
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Série La nuit est ma journée, 2003-2004.
Melisa Onel (Turquie)
Née à Smyrne en Turquie, elle vit et travaille à Istanbul.
Son travail porte sur les questions d'identité et de mémoire.
Elle a participé à de nombreuses expositions locales et internationales.
© Melisa Onel
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A Yin (Chine).
© Ayin
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Série Au risque de l'identité, qui joue sur le trouble identitaire.
Mouna Karray (Maghreb)
© Mouna Karray
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Série "Blocked view on Israel".
Tamir Sher (Israël)
© Tamir Sher
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Shade of Water-6
Abbas Kowsari (Iran)
© Abbas Kowsari
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Source texte Libération et série de photos sous © du musée du quai Branly, Photoquai 2009.
D’autres photos encore à admirer sur l’Internaute
Miss You
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12 septembre 2009
Trésors de Teotihuacan

L’exposition rassemble environ 450 pièces exceptionnelles de la culture de Teotihuacan, grande cité de l’Ancien Mexique que de récentes découvertes ont permis de mieux connaître.
Les objets sont présentés par thématiques successives permettant aux visiteurs de découvrir cette cité antique, et de comprendre son fonctionnement, le rôle et l’influence qu’elle a eue dans le monde méso-américain.

Cette exposition unique présente des pièces qui, pour la plupart, n’ont jamais été présentées en Europe, et dont certaines étaient encore inédites au Mexique jusqu’à leur présentation à Monterrey de septembre 2008 à janvier 2009.
Les objets sont issus à 95% des collections mexicaines et à 5% des collections européennes (collections des musées ethnographiques allemands et du musée du quai Branly à Paris).

Bien que le jour ne se fût pas levé,
Bien qu'il n'y eût aucune lumière,
Ils se rassemblèrent
Les Dieux se réunirent
Ici à Teotihuacán"
(Source)

Le site précolombien le plus fameux et le plus grandiose est la cité de Teotihuacán dans la vallée de San Juan, à 50 Km au nord-est de Mexico.
Au milieu de la grande plaine s'élèvent les deux pyramides monumentales qui font irrésistiblement penser à leurs cousines égyptiennes. L’"Allée des Morts", large de 45 mètres et longue de 4 kilomètres, est un véritable boulevard qui mène au "Temple de Quetzalcóatl" que l'on nomme aussi la "Citadelle", car effectivement elle ressemble à un fortin.

Sur la gauche, la massive "Pyramide du Soleil", plus petite de quelques mètres que celle de la Lune. De part et d'autre de l'Allée, de nombreux temples et autels, en forme d'escaliers monumentaux, dédiés aux dieux de moindre importance. Ils sont souvent couverts de fresques aux figures stylisées qui sont peu à peu restaurées.

Teotihuacán est un mot Nahuatl, langue que parlaient les Aztèques, et que l'on peut traduire par : "La cité où les hommes se transforment en Dieux".
La légende raconte que c'est là que les Dieux se réunirent pour créer le Soleil et la Lune. Plus précisément, c'est le lieu où Quetzalcóatl et Tezcatlipoca, le Dieu noir de la nuit, ont créé les hommes en mélangeant les os des anciens morts et le sang offert par les autres Dieux.

De ce mélange sont sortis les premiers hommes du "Cinquième Soleil", le dernier cycle avant la fin définitive du monde.
En remerciement pour tant de générosité, les hommes construisirent deux temples à la mesure de cette puissance divine. Il s'agit bien sûr d'un lieu sacré, une ville sacerdotale.
Aujourd'hui, les archéologues n'en savent pas beaucoup plus et émettent diverses hypothèses sur l'origine et la disparition de ce peuple sans nom qui de toute évidence était d'une culture supérieure. Le site fut fondé en 200 avant J.C., (par la réunion de petits hameaux agricoles et surtout par la présence à cet endroit de grottes qui apparemment intéressaient beaucoup ces hommes) et qu'à l'époque de son apogée, en 650, le complexe religieux était entouré d'une ville de plus de 200000 habitants ; peut-être la plus grande ville du monde à cette époque ! L'Europe vivait en plein obscurantisme...

Les sculptures sont les plus anciennes et souvent de grande taille, comme celles ci-dessus représentent Quetzalcóatl et Tlaloc (Le Dieu de la pluie et donc du maïs...).
Elles sont peu à peu remplacées par des fresques peintes sur les murs intérieurs et extérieurs des constructions religieuses et profanes. Les sculptures et les décorations disparaissent pour faire place à cette omniprésence de la couleur sur les bâtiments (rouge, jaune, vert,...). Couleurs souvent très vives qui viennent seulement d'être révélées.

(peut être Tlazolteotl)
Parmi les surprises, il s’avère que les noms du site et de tous les bâtiments ont été attribués par les Aztèques qui découvrirent le site de Teotihuacán, déjà abandonné de toute population depuis déjà trois siècles.
Avec les Aztèques, la cité renaissait une seconde fois de ses cendres pour mieux triompher. Mais pour peu de temps... Les Aztèques choisiront Tenochtitlán à 50 km plus au sud comme capitale surtout pour des raisons pratiques et politiques plus que religieuses. Ce n'est qu'au milieu du siècle dernier que la cité fut redécouverte.

Elle n'avait plus l'aspect d'une ville sacrée car tout avait été recouvert par la végétation, même les pyramides ! Elles ressemblaient alors à de vulgaires collines... C'est ce qui explique que la cité passa inaperçue pendant plus de trois siècle et ne fut donc ni pillée, ni détruite, ni "profanée".
Le site est toujours fouillé et récemment une grotte-sanctuaire a été découverte sous la Pyramide de la Lune.

En 1998, on a découvert, sous la Pyramide de la Lune, dans son "cœur", une tombe. "Uns sépulture miraculeusement intacte. Celle d'un homme seul, issu de l'aristocratie..." On trouva à ses cotés des bijoux, des objets d'apparat, et surtout des jaguars enfermés dans des cages dorées et destinés à être offerts aux Dieux.
(Source du texte)

Quelques liens parmi beaucoup sur le blog :
• Escapade au quai Branly
• Les secrets du jaguar
• L'origine des lunes
• Le serpent, l'oiseau et l'animal cornu
• Celui qui vient en paix
Origine des photos : Google images
Miss You
11:30 Publié dans Miss Terre et bouts de blogs | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : musées, quai branly, archéologie, sculpture, masques




























