25 mai 2012

Un paquet de gitans sans filtre

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On ne se lasse pas, on ne peut pas se lasser d'un évènement aussi beau que celui-là. Cela fait la quatrième année que nous assistons au pèlerinage Rom des Saintes-Maries-de-la-mer. Et c'est toujours aussi magnifique d'être là ensemble, quelles que soient nos croyances et nos origines, loin des peurs irrationnelles qui font tant de mal à ceux qui en sont les victimes. La ferveur de la foule et un amour sans clivage s'expriment entre nous tous, les humains - un mot qui se dit "rom" en romani.

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Ce matin, je vous propose une première sélection de photos, il y en aura d'autres dans les jours qui viennent. D'ailleurs, nous serons de nouveau là-bas samedi pour profiter un peu plus de ce lieu magique qu'est la petite ville des Saintes-Maries même en dehors du pèlerinage, mais aussi pour rencontrer ceux de nos amis que nous n'avons pas réussi à voir hier.

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Avant de rentrer à Nîmes, nous avons prolongé le plaisir en suivant un chemin de terre qui borde le mas de Cacharel, au plus près des étangs et des flamands roses. Nous vous en parlerons un peu plus tard. Sans oublier une promenade nonchalante le long des plages un peu avant le début de la procession.

Très belle journée à vous

24 mai 2012

Gadjo, Rom, nous sommes tous frères

Aujourd'hui, c'est le grand pèlerinage Rom aux Saintes-Maries-de-la-Mer. Nous y serons aux côtés de nos frères et sœurs Roms, comme à l'accoutumée.

Sur la route qui mène aux Saintes-Maries, en plein cœur de la Camargue, nous passerons devant le monument érigé à la mémoire des victimes Roms du camp de Saliers, établi en 1942 non pas par les Nazis mais par le gouvernement de Vichy.

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Certains de ces camps français n'ont été démantelés qu'en 1946, c'est à dire un an après la fin de l'occupation allemande, un an après la "libération" qui concernait tous les habitants de notre pays sauf les Roms, méprisés de tous sans autre raison que le racisme universel qui les frappait.

L'an dernier, sur le monument, se trouvait une lettre manuscrite dont voici le texte.

DSCN2890b.jpg"Automobilistes, randonneurs, touristes, que vous soyez Roms, Tsiganes ou Gadjés, arrêtez-vous à ce monument. Il a été érigé le 2 février 2006. Il nous rappellera que le 25 mars 1942, de sa propre initiative, le gouvernement de Vichy décida comme instrument de propagande la construction d'un camp de nomades à Saliers.

De juillet 1942 à octobre 1944, près de 700 Tsiganes y furent enfermés. Ils étaient arrêtés par la gendarmerie, gardés par une administration française, du directeur aux infirmières et aux gardiens.

A la libération, les Tsiganes avaient tout perdu, leurs biens, leurs chevaux, leurs roulottes et ce qu'il y avait dedans. tout avait disparu, volé, pillé. Cette perte ne fut jamais indemnisée, ni reconnue la responsabilité des autorités françaises de l'époque dans l'internement des Tsiganes.

Les victimes ont le sentiment d'avoir été oubliées, de ne pas être reconnues avec le statut d'internés et de ne rien avoir à attendre de l'administration des gadjés.

Gadjo, si tu t'es arrêté et que tu as pris le temps de lire ces quelques lignes, je t'en prie, parle autour de toi du Samudaripen (génocide des Tsiganes, 650000 sont morts dans les camps de concentration à la dernière guerre). Les Tsiganes n'en parlent presque jamais. Ils ont bien trop à faire avec les brimades, les tracas et les vexations que notre société leur apporte.

Rom, Gadjo, apprend la tolérance, l'acceptation de l'autre, lutte contre le racisme et la discrimination.

Gadjo, Rom, nous sommes tous frères et le monde te paraitra plus beau.

Françoise Bisson"

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Les temps sombres se sont prolongés bien après la guerre. Le sinistre discours de Grenoble ne date que d'il y a deux ans. Le triste individu qui l'a prononcé a enfin quitté le pouvoir mais le venin de la peur de l'Autre imprègne durablement bien trop d'esprits.

Aujourd'hui, Roms et Gadjés, nous serons côte à côte pour faire la fête.

Très belle journée à vous

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07 juin 2011

L'impression de lire mon rêve...

Kathy m'a fait suivre un bien beau lien ce matin, un lien vers un blog voisin, situé précisément à la croisée des chemins... un lien vers un magnifique hommage rendu aux Voyageurs au sang d'or et à son auteur.

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et savez-vous de quoi rêve notre gitan troubadour ?

Il rêve de roulottes...


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Photo Camargue - source Gitan Troubadour

Découvrez l'univers de Gitan Troubadour sur son blog Rêve de Roulottes
en cliquant ici.


anti

28 mai 2011

Scènes croisées autour de Sara

Quelques scènes croisées aux alentours de la procession,
lors du pèlerinage de Sara aux Saintes-Maries-de-la-mer il y a trois jours.

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L'enfant rencontré il y a deux ans était à nouveau là pour jouer avec les musiciens d'Urs Karpatz


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Un musicien en herbe a composé son premier air de guitare en contemplant Anti


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Il y avait des petites princesses à chaque coin de rue


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Les Vagabondu avaient astiqué leurs cuivres pour l'occasion


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Contre un mur ombragé, une famille attendait le passage de la Kali


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Roms et gadjé se sont photographiés, enlacés


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Au bord de l'eau, la foule enjouée prenait le frais


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Sara a flotté à la surface d'une mer humaine sous un flot de soleil


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Longtemps après, dans l'eau, tout le monde a chanté


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Et puis chacun a repris sa route vers ailleurs


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Très belle journée à vous

27 mai 2011

Un café chez la Dame du Voyage

Nous vous avons déjà parlé de Françoise Gaspard à plusieurs reprises sur ce blog. Tout-le-monde la connait sous le nom de la Dame du Voyage. Nous avons croisé sa route pour la première fois il y a un an aux Saintes-Maries, le soir de l'inauguration de l'expo organisée par l'Association Saintoise des Gitans et Amis.

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Elle s'est mise un beau jour à écrire des poèmes à la demande de Thérèse Chevalier, la présidente de l'association, et depuis, elle n'a plus arrêté. Son premier recueil, Mes cris par mes écrits, venait tout juste de sortir. Sur l'un des murs de l'expo se trouvait une lettre bouleversante écrite par Françoise au sous-préfet de Meaux.

Elle lui racontait la galère et le mépris ordinaires que subissent les gens du voyage à chaque démarche administrative. Elle parlait de la claque qu'elle a reçue en découvrant qu'elle relevait du service en charge de "l'accueil des étrangers" alors qu'elle est Française depuis plusieurs générations. Elle décrivait son incompréhension face à la manière dont les gens du voyage sont traités par la République.

Elle travaille, elle paye ce qu'elle a à payer, elle est fière de sa carte d'électeur et s'en sert.

Il y a quelques temps, Françoise a vu l'un des articles qu'Anti lui a consacré sur le blog et elle a déposé un mot très ému. Anti et elle ont ensuite correspondu par mail. Nous avons failli la voir cet hiver, profitant du fait qu'elle loge tout près de Nîmes à cette époque de l'année, mais elle devait reprendre la route et ça ne s'est pas fait. Rendez-vous a été repris, autour du pèlerinage des Saintes.

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Mardi, donc, après la procession de Sara, nous l'avons appelée sur son portable et elle nous a indiqué où la rejoindre. Sa caravane était installée sur le second parking des Saintes, le plus éloigné de la ville le long de la mer, donc le plus calme. A notre arrivée, elle était là, avec son mari et le plus grand de ses petits-fils. Le grand en question a 17 ans, c'est dire si elle a commencé tôt. Françoise en effet a 53 ans, six enfants et seize petits-enfants. Tous ceux en âge d'être scolarisés l'ont été.

Françoise nous a servi un café, l'ambiance était parfaite, détendue. Le plaisir d'être ensemble. Il y avait aussi une amie de passage, jeune maman gadji avec son bébé. Françoise était très heureuse de faire la connaissance de Kathy. Elle a, en effet, adoré Les voyageurs au sang d'or, le livre l'a énormément émue. Détail amusant, elle l'a découvert par hasard des mois après qu'on l'ait rencontrée aux Saintes, une de ses nièces le lui ayant offert en cadeau après l'avoir remarqué dans une librairie de Seine-et-Marne à cause de la couverture montrant une roulotte. Elle n'en revenait pas que Kathy puisse ne pas être Rom, pour avoir écrit une telle histoire avec un tel style. Kathy était aux anges et le méritait bien.

Anti lui a acheté un exemplaire de Mes cris par mes écrits, avec une belle dédicace bien sûr.

DSCN3009.jpgAu moment où nous allions repartir est arrivé un jeune homme avec une guitare jazz sous le bras. Il s'agissait du cousin de la jeune maman qui, elle, s'apprêtait aussi à repartir. Lui, il ne savait pas trop où passer la nuit. Françoise lui a dit : "Si tu veux, tu peux rester ici. Attends, je vais demander à mon petit-fils." Elle est entrée dans la caravane, est ressortie quelques secondes plus tard. "C'est bon, il est d'accord pour partager sa banquette avec toi." Chez elle, l'espace est petit mais le cœur sans limite.

Le portable de Françoise a sonné. C'était une équipe de tournage, des journalistes espagnols qui voulaient l'interviewer et qui s'étaient perdus dans le campement. Elle leur a donné quelques indications et ils sont arrivés. Nous avons dit au revoir à tout le monde et promis de nous revoir bientôt.

Une dernière chose, très importante.

La passion de Françoise, c'est l'écriture. Son combat, c'est l'éducation. Elle travaille avec plusieurs associations qui œuvrent à faire scolariser les enfants du voyage. Elle a même été élue présidente d'une fédération de certaines de ces associations. Elle intervient à chaque fois qu'elle le peut dans les écoles et les collèges pour expliquer aux enfants et aux ados qui sont les gens du voyage, comment ils vivent et ce qu'ils doivent surmonter au quotidien. Son but est évident : faire tomber les peurs, les préjugés, le racisme. Si vous avez envie de la faire inviter dans un établissement scolaire pour qu'elle vienne s'y exprimer, contactez-nous, nous lui ferons suivre votre demande.

Très belle journée à vous

26 mai 2011

Le visage de Mère

P5180187.JPGDimanche, aux Saintes, alors que nous étions attablés près de l'église pour un verre avec Félix, Janusz, Metshu et les autres, j'ai vu passer à quelques mètres de nous une vieille tzigane que plusieurs autour de la table connaissaient, à en juger par les bribes de mots respectueux qui se sont échangés à son propos.

En la voyant, je me suis aussitôt dit que c'était Mère, aussi clairement que si je l'avais connue il y a deux ans, à l'époque de l'écriture de La veuve obscure, mon roman dont l'action se situe entièrement aux Saintes-Maries.

Mère est un personnage secondaire mais très important de l'intrigue. Elle apparaît au chapitre 10, en voici le début :

Iselda était l’une des rares gitanes de la communauté à vivre encore dans une roulotte traditionnelle, autrefois peinte de couleurs bariolées mais depuis longtemps délavée par le soleil et le vent de la Camargue.

Elle était installée loin de tout, près du marais de Sigoulette, sur une langue de terre bordée de bruyères et d’ajoncs, au fond du chemin qui partait du mas de Cacharel et serpentait vers le nord, le long du grand étang de Vaccarès.

Rajko était son petit-fils. Il lui apportait une fois par semaine de la nourriture et de l’eau. Il lui arrivait de venir en 4x4 mais, le plus souvent, il se faisait prêter une monture par un ami du mas et parcourait à cheval les trois kilomètres séparant la route du bout de terrain où résidait sa grand-mère.


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Certains disaient d’Iselda qu’elle avait largement dépassé cent ans. Ses sourcils étaient pourtant toujours noirs. Quant à ses cheveux, plus personne ne les avait vus depuis une éternité. Ils étaient en permanence cachés par un foulard sombre relevé d’un liseré rouge, noué en une coiffe aux replis complexes.

Elle fumait à longueur de journée une pipe grossière et son visage était un champ de rides. Il ne serait venu à l’idée d’aucun Rom de l’appeler par son prénom.

Pour tous, elle était Mère.


Nous avons revu Mère le mardi 24 mai en fin d'après-midi sur la plage, alors que la procession de Sara était déjà repartie vers l'église.

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Elle était entourée de ses proches et parlait affectueusement à Yardani, jeune et talentueux violoniste que nous avions découvert l'an dernier à la soirée de l'Association Saintoise des Gitans et Amis.

DSCN3003b.jpgQuand j'ai montré mes photos d'elle à Félix, il l'a aussitôt identifiée, en me regardant comme si je lui avais demandé s'il reconnaissait le plus célèbre visage du monde.

Son vrai nom est Pisla Loeflfer, elle est Sinti et est originaire d'Alsace. La famille Loeffler et la famille Baptiste sont les deux principaux piliers du pèlerinage de Sara.

J'ai fini par retrouver sa trace sur le web, ce qui n'a pas été très simple. Elle porte également le nom de Pisla Helmstetter. Elle a réalisé et scénarisé en 1989 un documentaire intitulé De la source à la mer, qui raconte l'histoire d'une famille tzigane résidant en Alsace et sédentarisée qui, chaque année, repart sur les routes en direction des Saintes-Maries-de-la-Mer.

Elle apparait également dans l'excellent documentaire Qui a peur des Gitans ?, de John-Paul Lepers, diffusé l'été dernier à la télé. Sur un forum de jazz manouche qui parle de ce film, on la voit en photo et on peut lire parmi les dizaines de commentaires, celui-ci, très émouvant : "La vieille femme sur la photo s"appelle Pisla Helmstetter, c'est la sœur à ma grand-mère, une femme qui a vécu les camps."

Certes, à la différence d'Iselda, Pisla ne porte pas de foulard sur les cheveux, elle n'a probablement pas cent ans, je ne sais pas si elle fume la pipe et elle ne vit pas seule tout près des Saintes-Maries.

Mais son visage, rieur et beau, c'est celui de Mère.

Très belle journée à vous

23 mai 2011

Retrouvailles aux Saintes

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Janusz, Metshu et sa petite-fille

Ça y est, nous avons enfin fait notre premier passage aux Saintes-Maries hier après-midi, après une énorme grass mat'. Nous avions pris nos maillots à tout hasard mais le ciel était mitigé. Du coup, direction le Palais des Congrès direct et là, sur qui on tombe ? Janusz, fidèle au poste, toujours aussi souriant et qui nous embrasse chaleureusement à peine il nous voit.

Il nous présente la dame à laquelle il était en train de parler : Metshu, une Amérindienne venue tout droit du Québec pour l'occasion avec sa petite-fille. Son nom veut dire Aigle, elle descend en lignée ininterrompue d'une tribu qui vit près du Manitoba depuis toujours. C'est une vieille amie de Janusz, qui nous montre une photo qu'il a prise d'elle il y a une bonne quinzaine d'années de ça.

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Un portrait de Janusz avec sa plus jeune fille, entouré de deux photos de Jean-Gilles

A ce moment-là débarque Jean-Gilles - nouvelles embrassades - qui s'est raccourci les cheveux et surtout qui les a gris, alors que l'an dernier ils étaient noirs de jais (Jean-Gilles ? T'aurais pas utilisé de la teinture l'an dernier ?) Toujours aussi volubile, il nous raconte des tas d'histoires, de l'époque où il faisait partie du milieu dans les années 60 à Paris, alors qu'il côtoyait pas mal de truands célèbres ou anonymes. Il veut d'ailleurs écrire un livre là-dessus. En attendant, Anti lui achète deux de ceux qu'il a déjà sortis, auxquels il ajoute deux autres qu'il nous offre, avec moult dédicaces.

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Anti, Félix et Janusz

Pendant ce temps, je passe un coup de fil à Félix pour voir s'il est dans le coin. Il arrive quelques minutes plus tard. Grande émotion de le rencontrer en vrai après la correspondance que nous avons échangés depuis l'automne dernier.

Nous partons avec lui boire un verre au bistrot près de l'église qui sert de repère à une bonne partie de la petite bande que nous connaissons. D'ailleurs, Metshu est déjà là, attablée avec d'autres Roms qui nous reconnaissent et nous accueillent joyeusement mais dont nous ne connaissons pas les noms.

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A côté de moi, une photographe professionnelle me dit être un mélange d'anglaise-chilienne-écossaise et me raconte des anecdotes de sa vie. Je finis par la reconnaître quand elle nous montre ses photos : j'étais dans l'eau juste à côté d'elle l'an dernier, au moment de l'arrivée de la statue de Sara à la mer et nous avions échangé quelques mots. Le monde est petit.

Il est déjà tard, il faut qu'on rentre pour retrouver les enfants. Rendez-vous est pris avec tous pour mardi, le jour de la procession. Avant de rejoindre la voiture, nous faisons un crochet par la crypte. Sara est en grande tenue, comme chaque année. Des gitans s'approchent d'elle à tour de rôle pour la toucher ou lui glisser quelques mots.

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Dans deux jours, ce sera la foule, la ferveur et la fête.

Très belle journée à vous

20 mai 2011

Un weekend très prolongé

DSCN2870b.jpgPour bien commencer un weekend très prolongé pas comme les autres, nous sommes allés nous poser sur la pelouse pendant que le soir tombait. Nous, c'est Enzo, Anti, Mirou, Metallica, Santiago et moi. Allongés les uns et les autres au pied du micocoulier, nous avons contemplé les pipistrelles qui nous survolaient en silence.

Les deux plus jeunes d'entre nous - Metallica et Santiago - ont bien fait quelques tentatives d'en attraper une au passage quand elle passait suffisamment bas mais sans aucun succès, fort heureusement.

Au bout d'un moment, Anti s'est assoupie. J'ai ramené Enzo dans la maison pour le mettre au lit, avec Metallica dans mes pas qui surveillait le cérémonial du coucher.

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Ce matin, je ne travaille pas, j'ai pris quelques jours de break jusqu'au 25 inclus (sauf lundi où je serai au boulot pour la journée). Je vous en parlais parmi d'autres choses dans mon mot d'accueil d'hier, un grand rendez-vous annuel s'approche, celui du pèlerinage Rom des Saintes-Maries-de-la-Mer.

Le point culminant en sera la procession qui conduira la statue de Sara jusqu'à la mer le mardi 24. Une seconde procession a lieu le lendemain, celles des Maries qui, elle, est plutôt suivie par les gens du coin, la plupart des gens du voyage reprenant la route dès le 24 au soir.

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D'ores et déjà, de nombreux Roms venus d'un peu partout sont arrivés aux Saintes. Cette année, nous irons faire un tour là-bas samedi et retrouver des amis, aussi bien Roms que gadjé. Parmi eux, nous comptons bien croiser la route de Jean-Gilles et de Janusz, mais aussi de Françoise la Dame du Voyage et du poète Félix Monget avec qui nous avons sympathisé et correspondu depuis la mise en ligne de son texte superbe sur notre blog.

P5240146.JPGNous ferons bien sûr un passage par la crypte.

Nous serons également sur place toute la journée pour le grand jour du 24, bien sûr, et probablement le 25 aussi.

Nous y reverrons certainement Manitas de Platas devant le parvis dans son costume blanc, comme à l'accoutumée et quelques autres dans la procession ou les rues environnantes comme Zézé, les Baptiste en tête de cortège, la famille de Boï et Negrita, le groupe Urs Karpatz et tous ceux dont nous connaissons seulement les visages.

Enfin, Kathy aura un stand pour dédicacer ses livres devant la librairie qui jouxte l'église, comme l'an dernier.

Pour le moment, l'excitation monte.

Très belle journée à vous

21 octobre 2010

Balade en Camargue

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Voilà, c'était quelques photos prises lors de ma dernière balade aux Saintes Maries de la Mer...

anti

16 octobre 2010

Pèlerinage des Saintes Maries de la Mer et séance de dédicaces

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Photo Anna Galore

Pendant deux journées entières, ce samedi et demain dimanche,
Kathy Dauthuille dédicacera son roman "Les Voyageurs au Sang d'Or"
à la Librairie Michel aux Saintes Maries de la Mer.


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Pendant ces deux jours aura lieu le pèlerinage des Saintes Maries que nous avons découvert pour la première fois il y a deux ans à la même époque, Anna et moi.

saintes-maries-barque.jpgSource photo et texte Avignon et Provence.com - Crédit Photo Gilles MARTIN-RAGET

Sainte Marie Jacobé, Sainte Marie Salomé, patronnes des Saintes Maries de la Mer

Par quel mystère ces deux Saintes se trouvent-elles sur le rivage méditerranéen ?

Le Bréviaire du Diocèse d'Aix en Provence nous renseigne :

"Chassés par la persécution de Palestine, de nombreux disciples du Christ ont été exilés et ont porté la Foi chrétienne dans notre région." Avec Marie-Madeleine, Lazare, Maximin et beaucoup d'autres, Marie-Jacobé et Marie-Salomé furent donc arrêtées et embarquées sur un navire, puis, à proximité des côtes, abandonnées sur un rafiot sans voile ni rames.

Guidées par la Providence elles abordèrent le rivage provençal. Et tandis que les disciples partaient évangéliser au loin, les Saintes Maries Jacobé et Salomé, femmes d'âge puisque mères d'Apôtres, demeuraient sur ce rivage qui porte désormais leur nom. Elles auraient évangélisé les gens du pays et les Romains qui occupaient la région.

Bon à savoir : La Fête de Sainte Marie Jacobé est le 25 Mai et celle de Sainte Marie Salomé le 22 Octobre - cette dernière est célébrée en fait, le dimanche le plus proche de cette date. Ces deux dates attirent de nombreux pèlerins.

Pour ce qui concerne les Saintes Maries de la Mer sur le blog, vous pouvez consulter les nombreux articles que nous y avons consacré en cliquant sur le tag Saintes Maries de la Mer.

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Les châsses qui contiennent les reliques de Marie Jacobé et Marie Salomé - Photo Anna Galore


Programme du week-end aux Saintes Maries

Samedi 16 octobre
15h30 : cérémonie de la descente des châsses
18h00 : messe
21h00 : veillée de prières

Dimanche 17 octobre
10h00 : messe solennelle
11h00 : procession à la mer et bénédiction de la mer
15h30 : cérémonie de la remontée des châsses

* * * * *


Pour toute information sur Les Voyageurs au Sang d'or de Kathy Dauthuille, vous pouvez :

- lire les articles sur le blog
- consulter le catalogue des Éditions du Puits de Roulle
- voir le site de l'auteur

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