10 novembre 2011
Un beau petit royaume
Ce matin, parmi les nombreux mails que je reçois, il y en avait un annonçant une conférence de Marie Milis mathématicienne, professeur et anthropologue des mathématiques spécialisée dans l’accompagnement des élèves dits « en difficulté », ce sera à Arlon, en Belgique, le mercredi 23 novembre à 20h. Marie Milis ?... Marie Milis ?... Ah oui ! Je me souviens que Ghislaine de Laage, un des auteurs de "Voyons voir..." m'en avait parlé l'été dernier car elle a participé à ses stages.
En effet, Marie Milis est aussi l'auteur d'un livre qui porte le très beau titre de : Souviens toi de ta Noblesse - Pratique de l'autolouange ou l'accouchement du cœur qui m'avait intriguée à l'époque. Ce matin, j'ai eu envie d'en savoir un peu plus et j'ai trouvé cet extrait de la préface écrite par Christiane Singer :
Autolouange – souviens-toi de ta noblesse
La tradition de l'autolouange nous offre une étonnante invitation au retournement - un puissant contrepoison. Le simple fait de considérer sa propre vie comme le lieu sacré où toute la création a rendez-vous remet l'être dans sa dignité originelle. Chaque existence est le centre du monde. De chaque existence irradie l'univers entier. Il n'est d'autre moyeu à la roue du monde que la vie de chacun.
Tout homme est, qu'il le sache ou non, le héros d'une épopée cosmique. Lyrisme et poésie le mettent debout. La dynamique provoquée par l'autolouange mène plus loin encore. Seul celui qui a vu le prix inestimable de sa propre vie est capable de s'incliner devant celle de son frère et de déceler en elle la même haute énigme. Cette étonnante pratique m'apparaît une merveilleuse école de dignité. Et d'effronterie. Et de poésie joyeuse.
et... en cherchant encore un peu, je suis tombée sur une autre présentation :
Je reçois un message de mon amie Marie Milis, elle me dit tout bas que son dernier livre vient de sortir de presse, je l’ai lu c'est un livre qui donne le goût de se regarder soi-même et les autres avec amour et humour, une manière d’auto-dérision et de lucidité joyeuse. Connaissez vous : "l'autolouange" ? Je sais que la mode aujourd’hui n'est pas à louanger la louange mais si personne n'est là pour te louanger, louange-toi toi-même. Le livre s’appelle : "Souviens toi de ta Noblesse".
Voilà ce qu’en dit Marie Milis elle même : “J'y présente le principe des autolouanges dans le cadre de mon travail avec des jeunes. Pour que les apprentissages donnent de l'estime de soi plutôt qu'ils n'en privent les apprenants. Toutefois cette pratique est bonne pour tous, à tout âge."
Christiane Singer en dit : "Cette étonnante pratique m'apparaît une merveilleuse école de dignité." Le livre est encore peu diffusé en librairie mais vous pouvez l'obtenir chez Initiations (02 375 48 11 ou initiations@skynet.be) ou chez l'éditeur. Je serais heureuse de partager cette voie d'émerveillement avec vous”
Marie Milis
mon Dieu ! Ces mots, ce ton, cette tendresse dans les silences et les temps de pause dans une phrase, tant de délicatesse... c'est... mais oui ! c'est lui ! Cheminant de connaissances en connaissances de connaissances, je venais d'arriver chez... Julos !
Julios Beaucarne ! Le monde est petit, oui, et beau est le monde ! Et le monde de Julos, ça s'appelle tout simplement Julosland. En voici un avant goût :
Le parloir universel
Je suis un obsédé textuel, j'aime les mots, je les dorlote, je les fais passer par mon "gueuloir " à tout bout de champ.
Je me gargarise de mots, de textures, je m'endors en murmurant des textes, de moi, de toi, de mon papa, de mon frère quand il était soldat, de ma grand mère quand elle n'était déjà plus là. Je dis des textes en papou avec un accent genevois, je ne vois pas pourquoi, on ne pourrait pas dire à haute et intelligible voix, également des textes albigeois, des textes cathares, des textes d'antan, du bon vieux temps, des textes que disaient des vieux français avec un accent si tant rocailleux qu'on les écoutait en riant, en s'esclaffant.
Chacun parle et chante comme son bec est fait, même si ce sont des textes plein de tournures archaïques, avec des mots qui ont cassé leur pipe et qu'on n’a pas voulu dictionnariser parce qu'on a eu peur de se faire rire de soi, de se faire moquer.
Tous ces mots qui ont été oubliés, qui ont été jetés dans la poubelle du temps à "cause qu'ils n'étaient pas assez relevés", pas assez aseptisés et tout étonnés, abasourdis, sciés, voilà qu'ils reviennent comme des raz de marée et tout à coup, on ne sait pourquoi, rappliquent avec une verdeur, une force de geysers. Ces mots qui balaient tous les dictionnaires, ces mots qui giclent avec un aplomb, une joie, ces mots qui, tombant juste, ferment le débat.
Oui c'est vrai, je dis avec plaisir des textes d'autres parfois, parce qu'ils ont mieux dit que moi ce que je voulais dire. J’aime parler précis. Ces vieux mots, ces textes des vieux poètes disparus ont dit ce que moi je voulais dire... c'est pour cela que je donne de la voix dans d'autres langues, dans d'autres idiomes, dans d'autres parlures, en wallon, en grec, en latin.
Je suis un murmurant, un murmureur, un diseur, un colporteur de mots, de phrases. Je profère des mots, je les préfère, ils sont mes amis, ils sont mes frères de lait, je les rassemble, il font un chahut pas possible, ils crient des injures parfois, ces mots osés qui sont à la limite de l'écoutable pour ceux qui épépillent les mots et les phrases.
Parfois un mot ancien est plus fort que le mot actuel. Les mots qui viennent du passé ont encore beaucoup à nous dire, leur vibrance est intacte et puissante, ils n'ont pas encore tout dit. " Les vieux mots, les anciennes rimes" ont encore quelque chose à dire à nos oreilles contemporaines .
J'aimerais recréer des lieux de grande écoute où les personnes présentes vibrent et tremblent de joie, de bonheur. Le chanteur, l'aède est celui qui aide à vivre, à traverser tous les labyrinthes de ce temps. Les mots, les mélodies, la poésie sont les matériaux du chanteur, du poète, de l'aède. Je les mets ensemble, je les mêle à mes mots, je suis fou de patois, de tournures, de proverbes, de ratournures, de comptines, de virelangues. Je rassemble tout un peuple de mots, je conduis tous les mots d'hier et d'aujourd'hui et toutes les musiques, les anciennes et les nouvelles au grand parloir universel.
Julos Beaucarne la nuit du 1 au 2 novembre à Tourinnes la grosse - Belgique.
Mmmm... Merci Julos pour ces instants de grâce.
Julosland
ses mots, ses chansons, ses films, ses objets détournés...
S'aimer à tort et à travers
Pour les amoureux des mots, à découvrir Marcel Moreau
L'actualité de Marie Milis partout en Europe
"Voyons voir...", de Tatiana Fonseca, Pierre 'Hui, Marie-Paule Jonathan, Livia Javor, Anne Mathis, Ghislaine de Laage.
anti
11:00 Publié dans Coups de coeur, L'Univers d'Anti, Musique, Tous des humains | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : julos beaucarne, sculpture, livres
22 septembre 2011
Ranh Wang, la beauté du quotidien
Ran Hwang
est un artiste d’origine coréenne qui vit à New York et crée, avec infiniment de poésie et une très jolie douceur, des sculptures à partir de matériaux du quotidien (boutons, punaises, …), à l’instar de Federico Uribe.
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“Two love trees”


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“Invisibility is visibility”


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“Dreaming of joy”


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“Garden of light”


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© Ran Hwang
Miss You
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18 septembre 2011
Giacometti et les Etrusques
Giacometti et les étrusques, voilà une exposition plus que tentante ;-)
Une mise en perspective intéressante entre les célèbres silhouettes émaciées de Giacometti et la sculpture longiligne de la civilisation étrusque.
A ne pas rater.
La Pinacothèque de Paris présente jusqu'au 8 janvier 2012 une lecture inédite de l'œuvre du sculpteur Alberto Giacometti.
L'exposition événement de la rentrée, intitulée Giacometti et les Étrusques, est attendue à Paris par les spécialistes et les amateurs de l'artiste depuis plus de cinquante ans.
L'intérêt de Giacometti pour la figure primitive se retrouve très tôt dans son œuvre, mais l'art étrusque en particulier va provoquer chez l'artiste un bouleversement considérable. Il découvre cette civilisation brillante au département d'archéologie du Louvre et surtout au cours de l'exposition sur l'Art et la civilisation des Etrusques de 1955 à Paris.
Ce peuple étrange et mystérieux, créa une forme d'art exceptionnel en qualité, en richesse et en beauté, composée principalement de sarcophages sculptés et de figures guerrières puissantes. Les étrusques développèrent également une forme de figure sculptée longiligne.
Le choc fut tel pour Giacometti qu'il souhaita aller plus loin dans la compréhension de ce peuple et de son art. Cette révélation constitue l'une des clés essentielles à la compréhension de sa forme de création la plus connue et la plus forte : la représentation de longues figures verticales, émaciées à l'extrême.
L'artiste se rendit en Toscane afin d'approfondir ses recherches sur cette civilisation antique. C'est à Volterra, cité de l'Étrurie, qu'il découvre l'œuvre sculptée emblématique du monde étrusque, l'Ombre du soir.
Les figures célèbres de Giacometti, des séries de Femme de Venise à celles des Homme qui marche, ne peuvent se concevoir sans référence à cette sculpture longiligne et puissante.
La Pinacothèque de Paris présente aujourd'hui ce rapprochement exceptionnel. L'Ombre du soir sera accompagnée de plus de cent cinquante objets étrusques exposés avec une trentaine de sculptures de Giacometti.
Belle et riche visite :-)
Miss You
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15 septembre 2011
Federico Uribe
Né en 1962 à Bogota en Colombie, Federico Uribe vit et travaille à Miami.
Il utilise des milliers, voire parfois des millions, de tout petits objets (pièces de monnaie, couverts en plastique, dominos, mines de crayon de couleur, embouts de câble très fin,…) de la vie quotidienne, à partir desquels il crée des sculptures particulièrement élaborées.
J'aime beaucoup !
Miss You
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14 septembre 2011
Sukhi Barber
Sukhi Barber est une artiste sculpteur qui a passé douze ans à Katmandou (Népal), où elle a étudié la philosophie bouddhiste et le travail du bronze.
A travers son travail, elle souhaite créer un pont entre les cultures orientales et occidentales, personnifiant la paix d’une façon qui lui est propre.
Je trouve le résultat très impressionnant.
Miss You
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11 juillet 2011
Sidney Cash, « sculpter la lumière »
Magie pure !
Lumineuse journée à tous.
Miss You
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07 juillet 2011
Jeff Nishinaka, artiste du papier
Plaisir des yeux doublé d’un infini respect devant la performance de l’artiste : Jeff Nishinaka.
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03 juillet 2011
Filets de lumière
Lorsque la lumière inonde ses créations, les couleurs et la brise font vibrer la nuit.
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Suspension 1.26
entre le Théâtre grec et le Musée d'Art moderne de Denver,
Civic Center Park, Denver, CO, USA.
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“Water Sky Garden,” 2009.
Richmond Olympic Oval,
Richmond, BC, Canada
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“Her Secret is Patience,” 2009.
Civic Space Park,
Phoenix, AZ, USA.
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© et photos : Janet Echelman
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Miss You
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19 juin 2011
Brancusi et Serra à Bâle
Amis helvètes et visiteurs de passage ? A vos baskets !
Ce dialogue, à la Fondation Beyeler, des deux sculpteurs -le maître de l'art moderne et son disciple contemporain- doit être un vrai régal.
A ne pas manquer si vous êtes dans la région d’ici le 21 août prochain ;-)
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Muse endormie de Constantin Brancusi
(© 2011, Adam Rzepka/© Collection Cen)
La Fondation Beyeler consacre sa grande exposition d’été
à la création de Constantin Brancusi (1876–1957) et de Richard Serra (*1939),
deux sculpteurs majeurs du XXe siècle.
Né en Roumanie avant son installation définitive à Paris en 1904,
Brancusi peut être considéré comme fondateur de la sculpture abstraite
par son invention formelle réduite à l’essentiel.

"Olson", Richard Serra, 1986,
Collection de l‘artiste
© 2011, ProLitteris, Zürich
Quant à l’Américain Serra,
il a redéfini la sphère d’influence de la sculpture
par ses oeuvres minimalistes en acier qui intègrent directement le spectateur.
C’est en dessinant que Richard Serra a découvert Constantin Brancusi en 1964/1965.
Il séjournait à Paris grâce à une bourse d’études et se rendait tous les jours dans l’atelier reconstitué de l’artiste,
s’initiant peu à peu aux lois de la sculpture de Brancusi.

« La Négresse blanche » de Constantin Brancusi
© 2011, ProLitteris
Serra était fasciné par la façon dont Brancusi façonnait ses volumes,
dont il réussissait à appréhender la dimension spatiale par une conduite de lignes d’une extrême économie.
Ces commentaires s’ouvrent ainsi sur un élément biographique, sur une expérience artistique déterminante,
qui devraient faciliter l’accès à ces créations.

Intersection II,
sculpture de Richard Serra
au MOMA de New-York
Mais le véritable point de départ est infiniment plus vaste.
La mise en regard de l’œuvre de Brancusi, incarnation des débuts de la sculpture moderne,
avec une position contemporaine marquante nous a paru relever d’une véritable nécessité visuelle.
Des points communs étonnants, mais également des différences riches de tension, apparaissent
avec une grande immédiateté à travers l’expérience concrète de cette exposition.

Par Brancusi (Source)
Les œuvres de Brancusi et de Serra nouent ainsi un dialogue ouvert,
tout en constituant, en soi, une rétrospective concentrée de la création de chacun de ces deux artistes.
Un choix exemplaire d’une quarantaine de pièces de Brancusi fait face
à une sélection de dix sculptures et de plusieurs travaux sur papier de Serra,
qui permettent de reconstituer l’évolution, d’une cohérence magistrale,
de son idée de la sculpture au cours des quarante dernières années.

« Equal-Parallel/Guernica-Bengasi »
de Richard Serra,
sculpture de 38 tonnes à Madrid
C’est au demeurant la première fois que l’on peut voir en Suisse une rétrospective des sculptures de Brancusi.
L’exposition est subdivisée thématiquement en plusieurs groupes d’œuvres
et échappe à une disposition purement chronologique.

« Le baiser » de Brancusi
(Source)
C’est un jeu sans règles strictes que l’on découvre à travers les salles du musée.
Dans certains cas, les sculptures entretiennent un rapport direct et évident,
dans d’autres, on découvre des enfilades de salles exclusivement consacrées à l’un ou l’autre des deux artistes,
mais qui se conditionnent mutuellement à travers l’expérience visuelle qu’elles proposent.

« Verb list »
(Source)
Serra disait récemment à propos du travail de Brancusi :
« Je considérais son œuvre comme un catalogue de possibilités » —
et c’est également comme une somme de possibilités qu’il faut appréhender le dialogue artistique
qui se déroule au fil de cette exposition.
Présentation signée par la Fondation Beyeler
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Brancusi à son atelier
(Source)
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A lire aussi :
• « Brancusi et Serra : duo au sommet »
• La riche note sur Serra sur le blog Archéologue.over.com
• Sur le blog : « Constantin Brancusi, l'esthétique de la simplicité »

“Promenade” de Serra
(Source)
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Miss You
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12 juin 2011
Sylviane Pelletier
Sylviane Pelletier, est une artiste découverte, à travers quelques unes de ses toiles, sur le plateau de « Thé ou café » sur France2.
A talents multiples, cette créatrice oscille entre peinture et sculpture, street art et sensualité.
J’aime beaucoup !
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"A travers son art, elle communique ses rêves, ses passions, ses amours...
Un art urbain, toujours à la recherche des nouveaux réalistes des années 1950-55,
avec l'influence intellectuelle de l'Ecole espagnole (Millares, Tapies et bien d'autres).
Elle porte également une grande admiration à Rauschenberg.
L'artiste compose ses toiles avec du zinc, des tissus, collages, arrachages, lacération d'affiches et de journaux.
[…] Dans ses sculptures (bronze, béton, …), ses personnages ou ses couples,
qui viennent d'ailleurs, apparaissent surnaturels pour laisser place
à des réalisations à découvrir pour leur richesse émotionnelle. "
Présentation signée M. Dumont
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(Sans titre)

“Amor”


“Amor siempre”


“Eve”


“Los art”

“Les rêves”
© Sylviane Pelletier
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Source photos et texte
Galerie Espace Nollet
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Miss You
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