06 décembre 2009

The Starbucks Love Project

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J'ai souvent parlé sur le blog de Playing for change, une très belle initiative de Starbucks.

En voici une nouvelle qui m'enchante : The Starbucks Love Project

Nous, les Hommes, sommes séparés par... 7 continents... 196 pays... 1503 ethnies... 2245 partis politiques... 6912 langues... mais une chose nous rassemble... L'Amour...

Imaginez... que pendant un moment exceptionnel, le monde entier se réunisse pour chanter la seule chose que nous avons tous en commun : l’amour !

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Le 7 décembre 2009 à 14h30 des artistes à travers la planète chanteront d’une seule voix le tube légendaire « All You Need is Love » des Beatles.

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Ce concert mondial participe aux efforts continus que nous menons pour combattre le Sida en Afrique. En l’espace d’un an de partenariat avec (RED) ™, Starbucks a généré suffisamment d’argent pour acheter plus de 7 millions de jours de traitement médical pour aider ceux qui vivent avec le VIH en Afrique.

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Rendez-vous sur StarbucksLoveProject.com pour voir le concert et contribuer avec votre propre voix. Regardez la vidéo en direct des quatre coins du monde puis inscrivez-vous en chantant "All You Need Is Love" vous-même.

Pour chaque vidéo enregistrée, Starbucks fera un don au Fonds Mondial de lutte contre le SIDA en Afrique.

Vous pouvez également aider Starbucks à renforcer sa contribution au Fonds mondial en envoyant un dessin sur la Love Gallery.

Ceci était le communiqué vu sur Facebook auquel j'ai rajouté des photos capturées sur le site.

redcampaign_holding.gifEn effet, depuis hier Starbucks a démarré la campagne « la plus médiatique, la plus importante » sur Facebook comme jamais vu. Une initiative qui vise à célébrer l’entrée de la marque dans le projet (RED), le Fonds mondial de lutte contre le sida en Afrique.

Le 7 Décembre, la société réunira plusieurs musiciens afin de chanter « All You Need Is Love » des Beatles et sera diffusée en direct sur le site.
Starbucks invite aussi les gens à participer en enregistrant leurs propres versions de la chanson. Pour chaque contribution, Starbucks fera un don à la (RED).

La campagne sur Facebook vise16 pays, dont le Brésil, les États-Unis, Royaume-Uni, Canada, Turquie, France, Espagne, Allemagne, Suisse, Autriche, Irlande, Corée du Sud, la Thaïlande, la Chine, Singapour et l’Indonésie. (Source)

Le géant du café fait donc équipe avec (RED) — l’organisation qui aide à éradiquer le sida en Afrique — et sort à cette occasion un album CD en édition limitée intitulé ’All You Need is Love’.

Les consommateurs qui dépenseront 15 dollars dans l’un des Starbucks participant à cette opération en Amérique ou au Canada se verront remettre gratuitement ce CD quatre titres, dans la limite des stocks.

Ce mini album comprend des enregistrements par des militants de longue date de (RED) : U2, Dave Matthews Band, John Legend et Playing for Change, qui ont adapté ’All You Need is Love’ des Beatles aux couleurs du reggae.

Starbucks versera également un dollar sur chaque CD donné au Global Fund. Pour écouter les chansons figurant sur ’All You Need is Love’ et en apprendre plus, rendez-vous sur le lien dédié à Starbucks Love Project. (Source)






The Beatles "All You Need Is Love"


Love, love, love, love, love, love, love, love, love.
There's nothing you can do that can't be done.
Nothing you can sing that can't be sung.
Nothing you can say but you can learn how to play the game
It's easy.
There's nothing you can make that can't be made.
No one you can save that can't be saved.
Nothing you can do but you can learn how to be you
in time - It's easy.

All you need is love, all you need is love,
All you need is love, love, love is all you need.
Love, love, love, love, love, love, love, love, love.
All you need is love, all you need is love,
All you need is love, love, love is all you need.
There's nothing you can know that isn't known.
Nothing you can see that isn't shown.
Nowhere you can be that isn't where you're meant to be.
It's easy.
All you need is love, all you need is love,
All you need is love, love, love is all you need.
All you need is love (all together now)
All you need is love (everybody)
All you need is love, love, love is all you need.


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Aimer Aimer Aimer Aimer Aimer Aimer Aimer Aimer Aimer
Il n'y a rien que tu ne puisses faire qui ne puisse être fait.
Rien que tu ne puisses chanter qui ne puisse être chanté.
Rien que tu ne puisses dire, mais tu peux apprendre
Comment jouer à ce jeu
C'est facile.

Rien que tu ne puisses fabriquer qui ne puisse être fabriqué.
Personne que tu ne puisses sauver qui ne puisse être sauvé.
Rien que tu ne puisses faire, mais tu peux apprendre
Comment être toi à temps
C'est facile.

Tout ce dont tu as besoin c'est d'amour
Tout ce dont tu as besoin c'est d'amour
Tout ce dont tu as besoin c'est d'amour, d'amour.
L'amour est tout ce dont tu as besoin.

Aimer Aimer Aimer Aimer Aimer Aimer Aimer Aimer Aimer

Tout ce dont tu as besoin c'est d'amour
Tout ce dont tu as besoin c'est d'amour
Tout ce dont tu as besoin c'est d'amour, d'amour.
L'amour est tout ce dont tu as besoin.

Il n'y a rien que tu ne puisses savoir qui n'est pas connu.
Rien que tu ne puisses voir qui n'est pas montré
Nul endroit où tu puisses être qui n'existe
Tu es ainsi
C'est facile.

Tout ce dont tu as besoin c'est d'amour. (Tous ensemble maintenant).
Tout ce dont tu as besoin c'est d'amour. (Tout le monde)
Tout ce dont tu as besoin c'est d'amour, d'amour.
L'amour est tout ce dont tu as besoin.....



Tout Playing for change sur le blog.
Solidarité Sida
Fonds solidarité Sida Afrique

AIDS

anti

06 novembre 2009

Soweto Gospel Choir

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Fan de gospel, j’ai envie de vous parler d’une chorale que j’aime particulièrement, le Soweto Gospel Choir, qui se produit (heureux Franciliens !) au Théâtre du Châtelet jusqu’au 9 novembre prochain.

Ce chœur est composé de 26 chanteurs et chanteuses issus des chœurs d'églises de Soweto, la banlieue sud ouest (South Western Township) de Johannesburg en Afrique du Sud.


Il a deux particularités qui me le rendent particulièrement cher :

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D'abord, il mêle, a capella ou accompagnés de ses 4 musiciens, les standards du gospel aux chants traditionnels sud-africains, comme le maskandi ou le tonique mbaqanga, en les associant à une danse souvent acrobatique et pleine d’energie.

Par ailleurs, le Soweto Gospel Choir, qui a pour parrain l'ancien archevêque Desmond Tutu, Nobel de la paix en 1984, a créé en 2004 sa propre fondation, le Nkosi's Haven Vukani, qui vient en aide à des enfants sud-africains rendus orphelins par le sida.
Le choeur a notamment participé au premier concert 46664 (numéro matricule de Nelson Mandela lorsqu'il était en prison), en 2003, en faveur de la lutte contre le sida.


Ce qu’en dit Evene :


Le Soweto Gospel Choir, ce n'est rien d'autre que 26 choristes réunis pour célébrer l'unique pouvoir du gospel africain. Sous la direction de David Mulovhedzi et Beverly Bryer, cet ensemble rassemble les plus belles voix des églises des environs de Soweto.

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Fortement imprégné de la musique traditionnelle et de la puissance du message spirituel, le Soweto Gospel Choir porte haut l'héritage et l'âme de l'Afrique du Sud. Leurs chansons sont un hymne à la joie de vivre et un message d'espoir à travers leur foi. Vêtus de tenues traditionnelles, leurs concerts sont un show où l'on ouvre en grand ses oreilles mais aussi ses yeux.

Récompensé en 2003 d'un Helpmann Awards (Victoires de la musique en Australie) et du prix de la meilleure chorale aux American Gospel Music Awards, l'ensemble de choristes sillonne le globe pour diffuser son message de paix. "In my African dream, there's a new tomorrow, My African Dream, is a dream that we can follow" (Dans mon rêve africain, il y a un nouveau demain, Mon Rêve Africain est un rêve que nous pouvons croire).


Ce qu’en dit le Figaro :


Faut-il y aller ?

En courant, car ces artistes d'une énergie débordante sont incroyablement généreux et émouvants. Que ce soit lorsqu'ils revisitent des chants traditionnels zoulous, des standards du gospel ou des titres comme « Bridge Over Troubled Waters » de Simon and Garfunkel, un frisson parcourt la salle. On regrette juste qu'ils ne chantent pas toujours a cappella.


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Musique !




















Et, pour conclure, leur reprise d’”Amazing Grace” qui est à mon goût la plus belle interprétation (à en frissonner) de cet incontournable :






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• Le site du choeur
• Les écouter sur Deezer
Crédit Photos


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Miss You

17 octobre 2009

Le sable chaud

PA150558.JPGJe faisais allusion hier dans mon mot d'accueil à la rencontre que j'ai faite lors du vol qui me ramenait de Londres à Paris. Je vous raconte...

Le vol était plein à ras bord. Du coup, lorsque nous avons procédé à notre enregistrement sur une borne automatique dans l'aéroport, ma collègue et moi, nous n'avons pas eu de sièges côte à côte. Elle s'est retrouvée une dizaine de rangées derrière moi. A la place qu'elle aurait dû occuper si nous avions pu nous enregistrer plus tôt, c'est à dire celle du hublot, se trouvait un type au look inhabituel : grand, massif, cheveux très courts, vêtu d'un jean délavé, d'un t-shirt et d'un battle-dress portant un logo, celui d'une compagnie pétrolière italienne.

D'emblée, il a engagé la conversation avec moi. Appelons-le Jerry (ce n'est pas son vrai nom). Les passagers faisaient la queue dans la travée centrale et avaient de plus en plus de mal à trouver un espace libre pour glisser leur mallette ou leur sac dans les compartiments au-dessus des sièges. Jerry se met à rire et, me montrant la cohue d'un coup de menton, me dit dans un français plutôt correct et sans accent : "On serait sur un vol vers l'Afrique, ce serait très différent. Les gens auraient chacun quatre ou cinq valises et ils se battraient pour arriver à les caser." Et pour que je comprenne bien qu'il ne s'agissait pas d'un commentaire raciste, il a ajouté : "Je vous dis ça parce que je l'ai vu à chaque fois que je suis parti en Afrique et j'y vais très souvent."

De fait, j'ai déjà entendu ce genre de choses par ma sœur, qui passe sa vie entre Paris et Dakar. Elle, l'Afrique l'habite depuis son adolescence, au point qu'elle a fini par faire construire sa maison à Dakar. Aucun doute sur le fait qu'elle a vécu plusieurs vies précédentes dans la peau d'une Africaine (ou d'un Africain). Et puis, Jerry est foncièrement sympa, il n'y a aucun mépris dans sa façon d'en parler, il dit les choses qu'il a vues mais ne juge pas. Il trouve ça tout simplement amusant.

Je jette un coup d'œil sur sa carte d'embarquement, encore posée sur ses genoux, comme la mienne l'est aussi. Je vois que son vol continue après Paris sur Fonte Noire, un lieu dont je n'ai jamais entendu parler. Je lui demande où ça se trouve. Il me répond, au Congo. C'est là qu'il se rend.

Il travaille effectivement pour cette compagnie pétrolière. Il a bossé un peu partout en Afrique - Ethiopie, Cameroun, Nigeria, et là, pour la première fois, Congo. Son boulot, c'est "Health and Safety". Santé et Sécurité. Il a pour mission de veiller à ce que les personnels des sites où il se rend soient bien conscients des précautions sanitaires à prendre dans leur vie quotidienne. Il est effaré par l'omniprésence du sida, sans parler d'Ebola, du paludisme et, ce qui n'arrange rien, de la déroute économique généralisée qui fait que tout se transforme en une immense poubelle (ce sont ses termes). Quant à la partie sécurité, c'est aussi bien celle qui doit prévaloir à l'intérieur d'un site de forage (éviter les bagarres, les vols, etc.) que vis à vis de l'extérieur (tentatives d'intrusion, petits trafics, agressions... et guerre civile quasiment permanente.).

PA150556b.JPGAlors que l'avion prend de l'altitude, le soleil qui avait disparu derrière l'horizon réapparait au fur et à mesure que nous nous élevons et se lève à l'ouest, en une aube inversée.


Jerry est natif d'Angleterre mais il a horreur de s'y rendre. Il n'y va que pour des périodes minimales, c'est à dire des rendez-vous d'un jour ou deux liés à son boulot. Il en profite pour voir ses parents. Il déteste "les villes globales" (l'expression qu'il a employée) et surtout Londres où il est ulcéré par les milliers de caméras de surveillance qui quadrillent la ville. De plus, il ne supporte pas le climat froid et humide qui prévaut en Grande-Bretagne. Ce qu'il aime, c'est le soleil et la vie tranquille. Depuis plusieurs années, il a sa maison à Malte, où il vit avec sa femme. Son boulot l'occupe un mois sur deux - un mois de mission, un mois de congés - et c'est ce qui lui plait le plus, même s'il est aussi content de son salaire mais pour lui, c'est secondaire.

Il parle anglais, français et italien, ce qui lui permet de débrouiller pas mal de situations. En effet, la langue officielle sur un site de forage, c'est l'anglais et tous les cadres sont anglophones (Anglais, Américains, Australiens). Par contre, les ouvriers sont recrutés sur place et en Afrique, cela veut dire que très souvent ils sont uniquement francophones. Jerry est là pour faire l'interface, le médiateur. Et il adore ça.

PA150561.JPGDans ses bagages, il me dit qu'il a toujours une couverture épaisse. C'est pour se protéger des serpents, il y en a partout dans les coins où il se rend, la plupart du temps en pleine jungle. Pour le Congo, son superviseur a ajouté : "Ah oui, et aussi, fais attention aux panthères". Ca le fait marrer, il trouve ça très drôle. Comme il trouve très drôle l'état de stress permanent de ses chefs temporaires, d'un site à l'autre, face au détachement des "locaux" qui lorsqu'on leur en demande un peu trop répondent "On verra demain, on a le temps, inch'Allah". Là, il éclate de rire parce que le stress, lui, il n'en veut pas. Ce qui est remis au lendemain est fait quand même et ça ne change rien à la vie de personne que ça ait pris un jour de plus.

Il ajoute : " J'ai vraiment un boulot que j'adore. Je n'aurais jamais cru en arriver là quand j'étais gamin. Plein de vacances, du soleil, ma maison sur une île et un job qui me fait rencontrer des tas de gens un peu partout. Le rêve."

Notre avion se pose. Une hôtesse débite son message habituel, demandant de ne pas allumer les téléphones portables ni détacher nos ceintures avant l'arrêt complet de l'appareil. Jerry me dit en se marrant : "En Afrique, à peine l'avion touche la piste, tu entends partout des bip-bip-bip, ce sont tous les téléphones qui se rallument, et tout le monde se lève alors que l'avion roule encore, pour tenter de rassembler ses valises et de passer devant pour sortir."

Ca y est, on est à l'arrêt. Sur les 200 passagers, il y en a bien 180 qui se lèvent d'un coup et qui transforment la travée centrale en embouteillage alors que la porte de l'avion ne va pas s'ouvrir avant encore plusieurs minutes. Jerry est hilare : "Tu vois ? C'est presque pareil ici ! Le stress, le stress ! Ils sont malades !"

Alors qu'on est encore assis, il me dit :
- J'ai vu sur ta carte d'embarquement que tu vas à Montpellier, c'est chouette comme ville.
- En fait, je vais à Nîmes.
- Nîmes ? Je connais bien ! J'étais à la Légion là-bas, pendant cinq ans.
- Tu te rends compte ? On aurait preque pu être voisins !
On éclate de rire.

Voilà, c'était ma rencontre avec quelqu'un qui avait prévu de prendre le vol de la veille mais n'a pas pu, qui s'est retrouvé à côté de moi alors qu'il n'aurait pas dû, qui fait un métier que je n'aurais jamais pensé croiser, pulvérisant au passage toutes les idées reçues qu'il m'aurait inspiré a priori, dont je n'aurais jamais imaginé qu'il puisse être un mec serein, posé et épanoui... et qui a vécu dans la ville où je vis aujourd'hui.

Rien de plus improbable, rien de plus naturel.

Très belle journée à tous

21 juin 2009

Que les donateurs se rassurent !

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On l’avait vu. Pendant la crise, la générosité continue !

La question suivante qui vient à l’esprit est qu’advient-il des dons ? En effet, rien n’est plus frustrant et dommageable que de douter de la destination des dons.

On hésite, on se dit à quoi bon si ça n’arrive pas à ceux à qui ils sont destinés, on hésite et on s’abstient.

La générosité alors risque de se tarir, la solidarité de s’effilocher, et ce que l’on voulait contribuer à améliorer, s’aggrave, s’envenime et s’enfonce dans le pire.

Alors forcément, en lisant ces extraits du Rapport de la Cour des Comptes, j’ai eu envie de vous en parler. Parce que ça rassure, ça fait du bien au moral et ça encourage à continuer, chacun à son niveau, chacun en fonction de ses moyens.








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Les donateurs peuvent être rassurés.
Les Restaurants du cœur, Sidaction, Perce-Neige et France-Alzheimer
ont amélioré leur gestion en suivant les recommandations de la Cour des comptes.




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Quatre associations caritatives -Les Restaurants du cœur, Sidaction, Perce-Neige et France-Alzheimer- qui viennent d'être contrôlées par la Cour des comptes, révèlent une gestion "globalement satisfaisante", a affirmé, mardi 17 juin, le président de la 5ème chambre, Jean-Pierre Bayle, lors d'une conférence de presse.

La Cour qui "s'assure si les fonds collectés ont été employés conformément aux intentions des donateurs", a adressé une série de bons points aux associations. Les sages de la rue Cambon confirment que les recommandations émises lors de précédents contrôles (entre 2000 et 2006) ont bien été suivis de faits.

Donc, le donateur peut être rassuré, résume la Cour des comptes qui suit régulièrement les associations faisant appel à la générosité publique (ARC, Ligue nationale contre le cancer, dons après le tsunami de 2004).

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Restos du Cœur

La plus importante des 4 associations surveillées, "Les Restos du cœur" avec ses 5.000 bénévoles, ses 1.500 salariés et un budget de 122 millions d'euros, a réussi à renforcer "ses procédures de contrôle interne tant au niveau national que des associations départementales" et a professionnalisé les fonctions clés de l'organisation (approvisionnement, comptabilité, gestion, communication….), note la Cour.

En outre, l'association dispose de huit mois de réserves financières, qui doivent "lui permettre de faire face aux risques pouvant peser sur ses ressources et ses dépenses, dans un contexte d'augmentation du nombre de bénéficiaires et de hausse des prix des denrées alimentaires".

Alors que les dons ont augmenté de 35% en quatre ans entre 2003-04 et 2006-07, la Cour souligne que "des risques réels pèsent sur ces ressources": un risque de baisse des dons des particuliers en temps de crise (ils constituent 40% des ressources), "des difficultés de prévision des recettes liées à la tournée des Enfoirées" et l'éventualité d'une baisse des aides européennes.


Sidaction
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Les autres associations Perce Neige, Sidaction, France Alzheimer ont aussi amélioré leur fonctionnement. Sidaction, épinglée en 2000 pour "insuffisances dans les procédures de sélection et d'attribution des fonds", a notamment amélioré l'allocation de ces fonds en attribuant ces compétences au conseil d'administration avec l'appui d'un comité d'experts indépendants.

Ces efforts des associations qui ont appliqué les recommandations de la Cour des comptes, permettent à la Cour de souligner que son rôle n'est pas seulement "d'épingler" mais aussi d'accompagner.

Par Thibaud Vadjoux





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Les différents rapports de la Cour des Comptes en pdf.

Comment “détourner” légalement de l’argent vers des assocations ou organismes qui vous tiennent à coeur...

Les associations ne manquent pas. Elles ne manquent ni de volonté, ni d’idées. Elles manquent de fonds. Elles manquent de nous pour continuer. On compte sur elles ! Elles comptent sur nous !


Miss You

09 mars 2009

Umoja, un village pour se protéger des hommes

Un article paru conjointement dans la Tribune des Droits Humains et Rue89.

Répudiées par leurs maris et bannies de leurs communautés après avoir été violées par des soldats britanniques, des femmes kenyanes ont créé leur propre village. Fous de jalousie, leurs anciens maris les traquent. Documentaire et débat à Genève dimanche 8 mars au Festival du Film et Forum International sur les Droits Humains (FIFDH).



Carole Vann/Tribune des droits humains - « Dans la communauté Samburu, c’est toujours la femme qui travaille beaucoup. Elle se réveille tôt, vers 3h, elle travaille toute la journée et se couche tard vers 23h. L’homme, lui, dort quand il veut et autant qu’il veut. A son réveil, il réclame son petit déjeuner, sort éventuellement le bétail de l’enclos et va dormir sous un arbre. Le reste du temps, il joue avec ses amis, exige qu’on lui apporte la nourriture là où il se trouve. Après il dort, et de nouveau il demande de la nourriture. La femme fait tout, mais rien ne lui appartient. Parfois elle n’a même pas le droit de manger. »

Cercles de colliers aux couleurs chatoyantes autour du cou, robes flamboyantes, la femme adossée à un tronc semble sortie d’une pub pour safaris. Elle est en réalité l’une des protagonistes de Umoja, le village interdit aux hommes. Ce documentaire émouvant de Jean-Marc Sainclair et Jean Crousillac nous livre les récits de ces femmes violées par des soldats britanniques, puis chassées par leurs maris ou bannies de leur communauté, qui se sont regroupées et ont créé en 1991 leur propre village Umoja (qui signifie unité en swahili).

La région, l’une des plus splendides du Kenya, attire effectivement de nombreux touristes en quête de nature. Pourtant qui, dans ces autocars bondés de visiteurs armés de caméras et d’appareils photos, soupçonnerait que Samburu abrite aussi l’une des histoires les plus insolites et les plus dramatiques du Kenya ? Mais cette histoire ne figure dans aucun guide.

Une prospérité enviée

« Je vis ici depuis quinze ans à cause des militaires qui m’ont violée. Mais j’ai une vie bien meilleure qu’avant. Mon mari me battait, ne me respectait pas ». Parties de rien, installées sur une terre asséchée, ces quelques 50 femmes, avec leurs 150 enfants, ont construit au fil des années une prospérité économique enviée dans toute la région. A leur tête, Rebecca Lolosoli, la matriarche et fondatrice du village. Femme de poigne, elle a elle-même fui les hommes de son village qui ne supportaient pas sa force de caractère et ne manquaient pas une occasion pour la rouer de coups. C’est elle qui a décrété que Umoja serait interdit à la gent masculine.

Fous de jalousie, ces derniers ont, dans un premier temps, campé en face de Umoja pour espionner leurs femmes et les attaquer. Ils ont aussi cherché à copier le modèle économique de ces dernières : les habitantes de Umoja avaient-elles monté un centre culturel, une boutique artisanale et un camping pour les touristes, le village rival masculin essayait d’en faire de même. Mais en vain. Tandis qu’Umoja prospérait, le village rival stagnait. Tant et si bien que les hommes s’en sont allés. Mais certains d’entre eux continuent leurs razzias sur le village féminin pour battre, enlever ou tuer leurs épouses rebelles. Les femmes de Umoja ont d’ailleurs engagé trois guerriers masaïs pour les protéger durant la nuit.

A Umoja, on n’excise plus les petites filles

Et Umoja n’a cessé de prospérer. Grâce aussi à l’aide internationale, des écoles ont été ouvertes pour les enfants et les mentalités ont commencé à changer. A Umoja, on n’excise plus les petites filles, on ne les marie plus à des vieillards, et les garçons aident leurs mères dans les tâches ménagères. Umoja s’est forgé une telle réputation que le village est devenu un lieu de refuge et de conseil pour les femmes battues ou maltraitées des villages alentour.

Honnie par les hommes du coin qui la perçoivent comme une menace, Rebecca Losoli a acquis une renommée internationale. Elle a été invitée à New York aux Nations Unies, à un sommet à Nairobi, en France, en Italie, au Canada – elle sera présente à Genève pour une rencontre avec le public après le film dimanche. Et elle a l’intention de se présenter au parlement kenyan.

« Il existe beaucoup de programmes et de séminaires destinés aux femmes, mais il en faut absolument pour les hommes, explique la matriarche. Ce sont eux le principal obstacle au changement des mentalités. Chez nous, une femme n’a pas le droit de contester les dires d’un homme, même s’il est dans son tort. Cela doit changer. Avant, nous ne connaissions pas nos droits, car nous n’avions aucune éducation. C’est pourquoi nous faisons de l’école une priorité pour nos enfants. Nous apprenons aussi aux femmes à se respecter, à respecter leurs corps, notamment pour se protéger du sida. Elles doivent comprendre qu’elle sont en droit de refuser un rapport sans devoir craindre d’être battues ou violées. Elles doivent pouvoir posséder une terre afin de se nourrir ainsi que leurs enfants. »

Umoja, le village interdit aux hommes de Jean Crousillac et Jean-Marc Sainclair, à voir le dimanche 8 mars à 19h au Grütli, 16 rue Général Dufour, Genève

04 mars 2009

Gule Wamkulu, la sortie des masques

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Parmi les festivités du 13ème Festival de l’Imaginaire à la Maison des Cultures du Monde à Paris du 03 mars au 10 avril 2009, figurera une danse rituelle des Chewas, peuple vivant au Malawi, au Mozambique et en Zambie.
C'est d’ailleurs du village de Mkaika, à l'est de la Zambie, que viendront les Chewas masqués du gule wamkulu, du 5 au 8 mars à Paris.

• Mais qu'est-ce qu'un gule wamkulu ? Un moment de célébration (wamkulu) où apparaissent des masques (gule, prononcer "goulé").

Les hommes qui les portent viennent s'adresser aux villageois réunis autour de la place.
Fin des récoltes, passage d'une saison à l'autre, de l'enfance à l'âge adulte, de la vie à la mort..., les masques dansants en fibres de sisal et raphia sont là pour marquer ces moments.
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• Et tandis que les tambours résonnent et que les femmes entonnent des chants, les masques interpellent les enfants "N'oubliez pas de respecter vos aînés !" ; ils font œuvre pédagogique pour l'éducation à la propreté "On ne jette pas les détritus n'importe où !" ou à la santé "Attention au sida..."

Ils ne se privent pas de commenter aussi l'actualité ou s'attirent les lestes plaisanteries des femmes qui les moquent pour ne même pas savoir succomber à leurs charmes.

• Voilà Maria, au visage blanc, détournement de la Vierge Marie des anciens colons britanniques. Mbiyazo, l'esprit des morts au corps enduit d'argile. L'infirme Amunaach monté sur une seule échasse.

Tout un peuple de personnages symboliques se livre à cette "danse majestueuse" pour que le village resserre ses liens, se défoule, apaise les tensions de la vie quotidienne, pour qu'on ne délaisse pas les humains fous ou au corps diminué et que soit retrouvé, l'espace d'un "gule", ce temps lointain où régnait l'entente entre la nature et l'Homme. (Source Le Monde.fr)


Je vous conseille d'aller jeter un oeil sur le portfolio "La danse des masques" proposé par Le Monde.fr. Il y a des masques superbes.

Et, pour en savoir plus sur « Gule Wamkulu, la sortie de masques», classée "Chef-d'oeuvre du patrimoine oral et immatériel de l'humanité (UNESCO)", le site de la Maison des Cultures du Monde est une mine.


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Miss You

17 janvier 2009

Homosexuels au Sénégal - 8 ans ferme

PARIS - Le Conseil national du sida a demandé au gouvernement français de "réagir" suite à la condamnation à huit ans ferme à Dakar de neuf homosexuels sénégalais engagés dans la lutte contre le sida, tandis que Jean-François Delfraissy, directeur de l'ANRS, manifestait son "inquiétude" et sa "consternation".

Dans un communiqué jeudi, le Conseil national du sida (CNS), qui est chargé de conseiller les pouvoirs publics, "dénonce cette décision des autorités judiciaires sénégalaises" qui "porte gravement atteinte aux droits élémentaires des personnes, apparaît nuisible en termes de santé publique et constitue un signal politique désastreux à l'échelle du continent africain".

"La discrimination et, en l'espèce, la criminalisation de n'importe quel groupe d'individus contribue au développement de l'épidémie en rendant ces groupes plus vulnérables, en dégradant leurs conditions d'existence, en entravant l'accès à l'information, à la prévention et aux services de santé", note le CNS.

Pour le Conseil, le gouvernement sénégalais avait pris des "engagements" lors de la conférence internationale sur le sida en décembre à Dakar "que l'affaire en cours semble renier".

Il demande au gouvernement français d'intervenir "officiellement" auprès du gouvernement sénégalais, pour obtenir l'annulation de ces condamnations et l'encourager "à s'engager résolument dans une réforme du droit pénal visant à abroger toute disposition à caractère discriminatoire fondée sur l'orientation sexuelle".

Le Pr Delfraissy, au nom de l'Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales, se dit pour sa part "profondément attristé" par le "recul" des autorités sénégalaises depuis la conférence de Dakar, où un prix avait été remis par la première dame du Sénégal à une équipe africaine de chercheurs travaillant sur l'homosexualité.

"En freinant le droit de chacun à la liberté sexuelle, cette condamnation freine les efforts déployés, notamment en recherche, pour améliorer la prévention et la santé publique", écrit-il dans une lettre au coordonnateur du site de l'ANRS au Sénégal, le Dr Ibra N'Doye.

Il lui demande de transmettre aux autorités de santé de son pays son "inquiétude" et sa "consternation".

©AFP

10 décembre 2008

30 artistes pour Amnesty International

Coup de coeur !

Pour le 60e anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’Homme, une exposition-vente d’œuvres d’art est organisée au Palais de Tokyo à Paris en faveur d’Amnesty international, ce mercredi 10 décembre, dès 20 h.

30 artistes, parmi lesquels Pierre et Gilles, Peter Klasen ou Ben ont joué le jeu pour rendre hommage aux 30 articles de la déclaration.

L'intégralité du catalogue est visible sur le site d’Artcurial (
ici).



Voici quelques unes des oeuvres mises aux enchères :





GAO Brothers TV N°6, 2000
Tirage Chromogénique contrecollé sur aluminium

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Commentaire : Cette série, présentée sur leur site officiel, questionne la liberté de la presse
"Nous avons choisi cette photo car nous espérons qu'Amnesty pourra promouvoir le droit à la liberté d'expression et à la liberté de la presse, dans les lieux dans lesquels nous ne savons pas si l'on peut y croire aujourd'hui"
Gao Brothers



Yann ARTHUS BERTRAND (Né en 1946)
Filets de pèche sur la plage, Hak Dong Beach, province de Gyeongsangnam-Do. Corée.
Tirage chromogénique

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Commentaire : "Survoler la terre pour la photographier et tenter de la comprendre est un puits sans fonds.
Il fallait commencer pour prendre conscience que cela ne se terminerait jamais. Partout, des hommes et des femmes se mobilisent pour éviter le pire. Partout les hommes aspirent au bonheur, à la paix, à l'amour. Aujourd'hui, je souhaite que mes photographies soient des passerelles, qu'elles portent au plus grand nombre le massage que j'ai reçu pendant toutes ces années: l'avenir de l'homme est indissociable de celui de cette terre vivante. Nous avons chacun le pouvoir et le devoir de la respecter"
Yann Arthus-Bertrand



Antoine SCHNECK (Né en 1963)
Les mains de Sylvie, 2007
Tirage chromogénique sous diasec

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Commentaire : "Photographier des personnes ou des objets c'est m'ouvrir un champ de relations possibles avec le sujet, puis plus tard, avec le spectateur. Les visages ou les mains sont ce que nous offrons en premier à l'autre, ils sont à l'aube de la paix entre les hommes. Antoine Schneck



Titouan LAMAZOU (Né en 1955)
Jacqueline, Association AMAVES (Association de mamans vendeuses de souliers), Butembo, Nord Kivu, Congo RDC, 2004
Tirage lambda sous diasec

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Commentaire : "Jacqueline est la fondatrice et l'animatrice d'AMAVES, association des mamans vendeuses de souliers à Butembo dans le nord kivu, république démocratique du Congo. AMAVES compte 600 membres, 600 "mamans" pour la plupart rescapées de violences sexuelles.
Jacqueline recueille ces femmes souvent enceintes, parfois et pour cette raison, rejetées par leurs propres familles et totalement démunies.
Elle leur fournit un fonds de commerce de chaussures d'occasion importées d'Europe. L'association prend aussi en charge les orphelins du sida.
"Regarde ! Me dit jacqueline, on vient de recevoir ce stock: c'est toujours pareil, la moitié des souliers sont dépareillées! Ils savent bien qu'on va en commander encore, car c'est notre survie et qu'il nous est impossible de réclamer un remboursement !"
J'ai rencontré Jacqueline en 2004, par l'intermédiaire du responsable d'Amnesty sur zone, basé à Kampala et chargé du rapport sur la violence faite aux femmes dans la région des kivu et de l'Ituri. Depuis, en concertation avec Amnesty, nous avons créé l'association Lysistrata dont le premier projet est d'apporter une aide concrète à Jacqueline et à ses "soeurs" dont le combat solidaire n'a jamais été plus pressant qu'aujourd'hui
" Titouan Lamazou



Pierre et Gilles(rencontre en 1976)
Liberté Chérie, 2008
Prototype en résine peinte

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Commentaire : "Liberté chérie" Pierre et Gilles




Michael KENNA (Né en 1953)
Waterfall, Fujiideraji, Tokusshima, Shikoku, Japan, 2003
Tirage argentique

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Commentaire : "L'eau est l'essence de la vie, une ressource inestimable. Les hommes ne peuvent survivre sans eau. L'eau est un droit fondamental de l'Homme. La photographie a été prise dans le temple Bouddhiste de Kukiidera à Shikoku au Japon pendant l'année internationale de l'eau douce en 2003" Michael Kenna



Ben (Né en 1935)
Pour un monde plus juste, 2008.
Acrylique sur prototype en résine, marqueur sur boites en carton, un rouleau de papier toilette et une tirelire.

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Commentaire : "Sans le droit des peuples à gérer leur propre destin culturel et politique, les droits de l'homme (universel) sont pure hypocrisie"
Ben




Christian LACROIX (Né en 1951)
Original grand rouge, 2008
Tirage chromogénique

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Maurice RENOMA (Né en 1945)
Sans Titre, 2008
Impression sérigraphique sur canapé

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Commentaire : "Sensible aux combats menés depuis soixante ans pour le respect de la Déclaration des Droits de l'Homme, j'ai choisi pour illustrer mon oeuvre des photographies qui révélaient aux mieux les actions de femmes et d'hommes, qui, au péril de leurs vies, luttent en faveur des droits humains...
Que l'on regarde en face chacune des populations, qu'on rende hommage à leur engagement....A l'arrière du fauteuil, je souhaite que JAMAIS on n'oublie la souffrance de certains qui se battent pour la liberté d'expression et que nous ne sommes pas encore égaux en droit....la lutte continue...
" Maurice Renoma



Jean-Claude MEYNARD (Né en 1951)
Bannière pour Amnesty, 2008.
Sérigraphie numérique sur plexiglas.

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Commentaire : Le travail sur le mythe de Babel de Jean-Claude Meynard a pour motif : la silhouette humaine, celle qui se lève, qui marche, qui devient. Architecturée en réalité et reflet, positif et négatif, ombre et lumière, vide et plein, cette silhouette humaine est comme le signe d'une écriture et se démultiplie comme une écriture. Les hommes sont des des phases infinies et si la Babel d'Orient nous les montrait séparés, désunis par les langues, Meynard nous les montre comme une chaîne d'humanité appartenant à la même écriture.

"Bannière pour Amnesty", est une métaphore sur le devoir de solidarité des hommes en montrant leur interdépendance pour leur développement aujourd'hui et à venir.
Jean-Claude Meynard




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01 décembre 2008

Sida: 20 ans de mobilisation



L’épidémie se stabilise en France, mais progresse encore chez les gays.

(Source: Libé, Eric Favereau)

C’était il y a vingt ans exactement. Pour secouer une planète indifférente, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) décidait de faire du 1er décembre la journée mondiale contre le sida. En 1988, il y avait autour de 5 millions de personnes touchées à travers le monde. Aujourd’hui, elles sont plus de 33 millions.

Disparités

Vingt ans… Depuis chaque année, l’OMS donne à ce jour un slogan. «Un monde uni contre le sida» en 1988. En 1989, «Nos vies, notre monde : prenons soin l’un de l’autre». Pour 2008, c’est un rien sibyllin :

«Mener, responsabiliser, s’activer».

Il n’empêche, le 1er décembre dope la mobilisation (1).

L’Institut de veille sanitaire (InVS) rend public ce matin les dernières données en France. Elles sont plutôt encourageantes. Il y a autour de 6 500 contaminations par an, un chiffre plutôt en baisse. Entre 130 000 et 140 000 personnes vivent avec le VIH dans l’Hexagone. Derrière ce chiffre se cachent des disparités grandissantes.

L’épidémie en France reste inquiétante chez les gays. Pour un sous-groupe à risque estimé à 300 000 personnes, il y a 2 250 nouvelles contaminations.

Chez les hétéros, le taux est 90 fois plus faible : autour de 6 à 8 nouvelles contaminations pour 100 000.

Dans la population migrante, la situation se stabilise. Mais est-ce une si bonne nouvelle ? Cela est peut-être lié à la politique sécuritaire du gouvernement.

Enfin, l’InVs a annoncé qu’elle allait lancer, en janvier, une enquête épidémiologique sur la situation du VIH en prison.

Urgence

«2,1 millions d’enfants sont aujourd’hui infectés par le virus ; 90 % d’entre eux vivent en Afrique subsaharienne, seuls 10 % de ces enfants ont accès à des médicaments antirétroviraux» (Médecins sans Frontières)


(1) Pour tout savoir sur les manifestations organisées aujourd’hui : www.lecrips.net/journee-mondiale-sida

20 novembre 2008

Et les enfants ?


Source: ONU.

Catherine nous en parlait ce matin : aujourd'hui c'est la Journée mondiale de l'Enfance.

En 1954 (une très belle année), l’Assemblée générale a recommandé à tous les pays d’instituer une Journée mondiale de l’Enfance, qui serait une journée de fraternité mondiale et de compréhension entre les enfants, et d’activités favorisant le bien-être des enfants du monde entier.

Elle a proposé aux gouvernements que cette journée soit célébrée à la date qui leur semblait la mieux appropriée. Le 20 novembre marque le jour de l’adoption par l’Assemblée de la Déclaration des Droits de l’Enfant en 1959, et de la Convention relative aux droits de l’enfant, signée en 1989.

En septembre 2000, à l'occasion du Sommet du Millénaire, des dirigeants politiques du monde entier sont convenus de huit objectifs du Millénaire pour le développement (OMDs) - qui vont de la réduction de moitié de l’extrême pauvreté à l’éducation primaire pour tous, en passant par l’arrêt de la propagation du VIH/sida, et ce à l’horizon 2015.



Bien que ces objectifs concernent l'humanité tout entière, ils concernent en premier lieu les enfants. Six des huit objectifs concernent directement les enfants et en atteignant les deux autres, on améliorera aussi leur vie de manière considérable.


En RDC, les enfants sont, comme toujours, les premières victimes de guerres et de conflits absurdes.

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