28 mars 2011
Aquarelles de Lawrence Yang
Coup de cœur pour le travail de Lawrence Yang un peintre, qui mêle douceur, lumière et poésie, et me fait penser à l'univers de Tim Burton.
Miss You
11:17 Publié dans Coups de coeur, Miss Terre et bouts de blogs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : peinture, tim burton
17 février 2011
« Entre au MoMA, Tim Burton ! »
Tim Burton, vous le savez peut-être^^, je suis fan et je suis loin d’être la seule sur le blog.
Aussi, en découvrant avec retard (!) certaines des pièces exposées lors de la rétrospective que le MoMa lui avait été consacré au printemps dernier, j’ai eu envie de vous les montrer ici.
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A lire : l’article de Télérama
« Entre au MoMA, Tim Burton ! »
(article dont j’ai repris le titre pour cette note)

“Trick or treat”

“Edward”

“Picasso woman”

“Black cauldron”

“Blue girl with wine”

“Oysterboy”

“Green man”

“Romeo and Juliet”

Sculpture sans titre

Miniatures from “Nightmare”

“Trick or treat (2)”

(Source Télérama)

(Source Télérama)

En marge de la rétrospective
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Sauf précision contraire,
les photos proviennent du site
Fast Company.Com
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Miss You
11:15 Publié dans Miss Terre et bouts de blogs | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : musées, tim burton, graphisme, dessin, films
25 mai 2010
Libération sous caution de Jafar Panahi
Une très bonne nouvelle !
Nous parlions sur le fil Cannes avant Cannes de l’importance de ce festival comme caisse de résonnance et mise en lumière de réalisateurs et d’artistes privés de leurs droits les plus essentiels, la liberté, l’expression, …
Voici un bel exemple de ce que Cannes a contribué à faire.
Tout n’est pas réglé bien sûr, mais Jafar Panahi est libre. Enfin !

Crédit photo AFP
La justice de Téhéran a ordonné lundi la libération sous caution de Jafar Panahi, en détention depuis le 1er mars. Le cinéaste iranien avait entamé une grève de la faim il y a une dizaine de jours.
Âgé de 49 ans, Jafar Panahi, qui soutient ouvertement l'opposition au président Mahmoud Ahmadinejad, avait été arrêté à son domicile de Téhéran avec seize autres personnes.
Une arrestation qui avait soulevé une vague d'indignation internationale et le soutien de nombreuses personnalités du septième art, comme Steven Spielberg, Martin Scorsese, Robert De Niro, Juliette Binoche, Prix d'interprétation 2010 ou encore Francis Ford Coppola, ainsi que de 85 réalisateurs.
Son nom a été évoqué plusieurs fois lors du Festival de Cannes, où le cinéaste devait siéger parmi les membres du jury présidé par Tim Burton.
Lors de la cérémonie d'ouverture, le fauteuil qu'il aurait dû occuper était resté symboliquement vide sur l'estrade de l'auditorium du Palais des festivals.

Crédit photo REUTERS/Jean-Paul Pélissier
La France, par la voix de ses ministres des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, et de la Culture, Frédéric Mitterrand, avait appelé le 12 mai à sa «libération immédiate».
Jafar Panahi est l'un des cinéastes de la nouvelle vague iranienne les plus connus à l'étranger.
Il a notamment reçu le lion d'or à la Mostra de Venise en 2000 pour Le Cercle et l'ours d'argent à la Berlinale en 2006 pour Hors-Jeu. Il a été primé deux fois à Cannes (Le Ballon blanc, prix de la Caméra d'or 1995 et L'Or pourpre, prix du Jury-Un certain regard en 2000).
Source Le Figaro avec l’AFP
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L'appel au secours de Jafar Panahi sur le site La règle du Jeu
Miss You
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24 mars 2010
Les Johnny Depp de Tim Burton
Huitième collaboration entre Tim Burton et Johnny Depp, la très attendue libre adaptation d'Alice au pays des merveilles sort aujourd’hui sur les écrans français.
En attendant d’aller la découvrir, petit retour sur les métamorphoses opérées par Johnny Depp pour son réalisateur fétiche…

En interview, Tim Burton expliquait que Johnny Depp ne regarde jamais ses films une fois qu'ils sont terminés et qu'il n'a dès lors aucun a priori ou limite lié à son image ou à son égo face à un nouveau projet. Le réalisateur se sent extrêmement ainsi libre de lui proposer des personnages et des rôles aussi décalés, étranges ou loufoques que possible. Au contraire, l'acteur s'investit personnellement beaucoup dans la conception de ses personnages, choisissant tant leur aspect que leur visage chaque fois.
Dans "Alice", il s'est créé un sourire qui n'est pas sans rappeler celui de sa compagne dans la vie. Plutôt sympa comme clin d'oeil !
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Edward aux mains d’argent (1990)

Crédit : SIPA
Tim Burton rêvait de confier le rôle à Michael Jackson
tandis que la Fox imaginait plutôt Tom Cruise.
Ce sera finalement Johnny Depp,
trop heureux de pouvoir se débarrasser de son image d’ado rebelle de 21 Jump Street.

Crédit : SIPA
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Ed Wood (1994)

Crédit : SIPA
Johnny Depp raconte qu’il n’aura fallu que 10 minutes à Burton
pour le convaincre d’endosser le rôle du réalisateur Edward D. Wood Jr.
Et redonner à un Depp déprimé l’envie de faire à nouveau du cinéma

Crédit : SIPA
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Sleepy Hollow (1999)

Crédit : SIPA
Le producteur Scott Rudin a déclaré en 2006 que tous les personnages
que jouait Johnny Depp étaient en fait des représentations de Tim Burton.
Dans Sleepy Hollow (La Légende du Cavalier sans tête en VF),
on peut voir dans le combat que mène Ichabod Crane
une métaphore de la bataille que livre Burton contre Hollywood.

Crédit : SIPA
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Charlie et la Chocolaterie (2005)

Crédit : SIPA
Dans cette adaptation du roman de Roald Dahl, Depp incarne Willy Wonka,
le patron d'une chocolaterie. Sa coupe de cheveux aurait été inspirée par Anna Wintour,
la rédactrice en chef du Vogue américain.

Crédit : SIPA
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Les Noces Funèbres (2005)

Crédit : AP / SIPA
Dans ce film d’animation,
Johnny Depp ne fait que prêter sa voix au héros Victor.
Pourtant, le physique du jeune garçon nous fait étrangement penser à l’acteur…

Crédit : AP / SIPA
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Sweeney Todd (2007)

Crédit : SIPA
Cette comédie musicale offre à Johnny Depp le Golden Globe du meilleur acteur
et sa troisième nomination aux Oscars.

Crédit : SIPA
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Alice au pays des merveilles (2010)

Crédit : DISNEY
Dans cette libre adaptation en 3D des romans de Lewis Carrol,
Depp incarne le Chapelier Fou,
un personnage pour le moins excentrique.
Sorti sur les écrans américains le 5 mars dernier,
le film a déjà battu des records de recette.

Crédit : DISNEY
Source Légendes et photos
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Miss You
15:45 Publié dans Miss Terre et bouts de blogs | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : films, animation, tim burton
12 février 2010
Quand Tim Burton conte
Fan de Tim Burton (si si !), je suis toujours gourmande de découvrir de nouvelles facettes de son travail et de ses univers.
Après que Netsah ait mentionné le livre de contes, aujourd'hui je découvre certains de ses croquis, et je me régale.
Si je n'aime pas tous ses dessins, beaucoup d'entre eux me séduisent terriblement. J'y retrouve tout ce que j'aime dans ses films : une poésie certaine mêlée à une douce folie, des silhouettes fragiles et émouvantes, des monstres hallucinants, des atmosphères vraiment particulières, qui me touchent à chaque fois. Il mêle une part d'enfance et le sombre avec une infinie délicatesse.

Rétrospective
À la croisée du conte et du fantastique, teinté de grotesque et d'humour,
l'univers de Tim Burton s'est imposé auprès du public.
Le prestigieux MoMa de New York le consacre à travers une exposition programmée jusqu'au 26 avril.

Un artiste total
Cette rétrospective du MoMa propose aux visiteurs
de découvrir croquis, marionnettes, maquettes et costumes
tirés tout droit de l'imaginaire de Tim Burton.

Un talent de dessinateur
Collaborateur régulier de Disney,
Burton a développé un talent de dessinateur.
Avant la réalisation de ses films,
le cinéaste américain dessine ses personnages.
Ici, on reconnaît le croquis du martien du film Mars Attacks (1996).

Entre féérie et férocité
Ici, une esquisse de son chef d'oeuvre autobiographique Edward aux mains d'argent (1990).
Enfant introverti et réservé, Burton était souvent mis à l'écart.
C'est donc avec férocité qu'il met en scène l'idée de rejet et de solitude dans son film.

La prise photo
L'artiste américain s'est également adonné à la photographie pour créer ses personnages.
Ici, une photo polaroïd de Sally,
personnage du conte animé L'Étrange Noël de Mister Jack (1993).

Des personnages récurrents
Croquis préparatoire pour la minisérie d'animation Stainboy,
diffusée en 2000 sur le web.
Stainboy, cet enquêteur de la police de Burbank (ville natale de Burton),
est tiré du recueil de poèmes La Triste Fin du petit enfant huître et autres histoires.

Un conteur-né
Il aime raconter des histoires.
Imprégné par la culture des contes, en 1997,
dans son recueil de contines La Triste Fin du petit enfant huître.
il met en scène une famille d'enfants solitaires
dans une ambiance macabre et poétique.

Halloween
Ce croquis est une oeuvre préparatoire pour un projet cinématographique
qui n'a jamais abouti.
Son nom Trick or Treat ("un bonbon ou un sort" en français) est une formule qui se scande à Halloween,
fête souvent représentée dans les films de Burton.

La déconstruction dans l'art
Burton attend d'une oeuvre d'art qu'elle le touche
par le biais de l'inconscient plutôt que par celui de l'intellect.
Et le thème de la déconstruction l'attire.
Picasso en était le maître.
À sa façon donc, il représente ainsi la femme.

Les hommes-animaux
Oeuvre préparatoire pour un projet de film qui n'a jamais abouti.
Attiré par les gens qui se comportent comme des animaux,
il représente ici Roméo et Juliette sous ces formes.

Monstres
Depuis l'enfance, les films de monstres fascinent Burton.
Il s'identifiait à l'acteur pour se libérer de ses propres angoisses.
Ici, Chaudron noir (1983).

Le rejet de l'isolement
En réaction à l'univers des banlieues où Burton a vécu,
il dessine des décors exprimant l'isolement.
Une manière d'aller au-delà
et de vivre dans un lieu ne ressemblant pas à un intérieur de boîte.
Ici, Trick or Treat (1980)

Liberté
Il s'est toujours désintéressé de savoir s'il pouvait ou non reproduire des formes humaines.
En attendant,
son croquis du chanteur Joey Ramone du groupe punk rock Ramones prouve qu'il en est capable.
Source Photos et légendes
Miss You
11:15 Publié dans Miss Terre et bouts de blogs, Raconte-moi une histoire | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : tim burton
26 janvier 2010
Tim Burton
En entendant l’info, ce matin, j’étais ravie.
D’abord parce que je suis fan de son travail et ses univers et aussi parce que j’espère que son regard particulier apportera à la fois une douce folie et une poésie certaine dans la sélection des films présentés à Cannes.
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La dépêche
Tim Burton présidera le jury du prochain Festival de Cannes

«Un rêve devenu réalité.» C’est ce qu’a dit vivre le réalisateur américain Tim Burton, après avoir appris qu’il serait le président du prochain Festival de Cannes, du 12 au 23 mai. «Quand on pense à Cannes, on pense cinéma du monde. Et puisque j’ai toujours vécu les films comme des rêves, je vais vivre un rêve devenu réalité», affirme le cinéaste âgé de 51 ans dans une brève déclaration citée par le communiqué du festival.
«Après avoir passé mes jeunes années à voir des triples programmes et à faire des marathons de 48h de films d’horreur, je me sens prêt pour Cannes», a plaisanté l'auteur des Noces funèbres et de Mars attacks.
«C’est un grand honneur, et je suis très impatient de me retrouver avec mes camarades jurés pour voir de beaux films venus du monde entier», a encore déclaré le cinéaste en acceptant l'invitation de Gilles Jacob et Thierry Frémaux, respectivement président et délégué général du festival. Tim Burton succède à l'actrice française Isabelle Huppert, présidente du jury l'an dernier.
Pour Thierry Frémaux, Tim Burton est un président «à la fois surprenant et évident». «C’est un artiste touche-à-tout, fantasque et brillant, un auteur populaire qui a imposé son imaginaire et un homme attachant qui connaît bien l’histoire du cinéma. Sa légitimité sera incontestable pour les cinéastes en compétition.»
«C’est la première fois qu’un créateur venu de l’animation préside le jury du Festival de Cannes», souligne Gilles Jacob, qui rend hommage au «cinéaste au coeur d’or et aux mains d’argent», «prestidigitateur au délire visuel dont l’écran devient féerie». «Que sa douce folie et son humour gothique envahissent la Croisette et ce sera Noël pour tout le monde» dit-il, ajoutant aussitôt: «Noël et Halloween».
L'identité des huit membres du jury ne sera annoncée qu'à la mi-avril.

Après des études à la California Institute of the Arts, Tim Burton débute chez Disney dans les années 70, collaborant à l'animation de plusieurs dessins animés, dont Rox et Rouky. Après cette expérience, il débute dans la réalisation avec deux courts métrages, l'un d'animation (Vincent; 1982), l'autre de facture classique, Frankenweenie (1984), parodie revendiquée de Frankenstein et des films de la firme Hammer.
En 1985, Tim Burton réalise son premier long métrage, Pee Wee Big Adventure, qui plante déjà les bases d'un univers très personnel, où le fantastique le dispute à l'onirisme.
Trois ans plus tard, il se révèle au grand public avec la comédie Beetlejuice, fable fantastico-macabre dans laquelle Michael Keaton incarne un "bio-exorciste" totalement déjanté.

Il retrouvera le comédien pour Batman (1988) et Batman, le défi (1991), le glissant sous le costume du célèbre homme chauve-souris et démontrant par la-même que son génie créatif peut aussi s'exprimer sur des films dits "de commande".

Fidèle en amitiés professionnelles, Burton entame en 1990, par la romance fantastique Edward aux mains d'argent, une fructueuse collaboration (six films) avec Johnny Depp.
Après avoir donné au comédien le rôle d'une invention humaine pourvue d'un coeur et de lames de métal en guise de doigts, le cinéaste ne cessera de lui offrir des prestations fortes et originales.

Ainsi, Depp se glisse sous les traits du réalisateur de sériez Z Ed Wood (1994), fait tout pour percer le mystère d'un cavalier sans tête dans Sleepy Hollow (1999), campe un inquiétant chocolatier dans Charlie et la chocolaterie (2005), adapté du livre pour enfants de Roald Dahl, et incarne le terrifiant barbier Sweeney Todd (2008) dans l'adaptation de la comédie musicale de Stephen Sondheim.

Tim Burton parvient parfois à s'affranchir du fantastique pur et d'un cinéma très personnel bâti au fil des ans. Il emprunte ainsi un ton plus parodique avec Mars Attacks! (1996), qui narre une invasion extra-terrestre aussi tragique que délirante, se penche sur l'exercice du remake avec La Planète des singes (2001), ou abandonne même toute excentricité avec la fable douce-amère Big fish (2003).

Considéré comme l'un des cinéastes les plus inventifs de sa génération, Tim Burton est également un producteur avisé, notamment dans le domaine du film d'animation fantastique (James et la pêche géante, L'Etrange Noël de M. Jack ou encore Les Noces funèbres, avec un certain Johnny Depp à la voix).

Edgar Allan Poe a fortement influencé Tim Burton.
L’attrait que le cinéaste éprouve pour lui provient d’une part de la découverte de l’œuvre du poète maudit lorsque Burton a 10 ans et, d’autre part, des films que Roger Corman a réalisés d’après l’œuvre de Poe. Il convient de préciser que Vincent Price, son idole, était la vedette principale de ce cycle.
Le scénario de L'Étrange Noël de Monsieur Jack a été rédigé à partir d'un poème de Tim Burton.
Cela renforce un peu plus le parallèle entre Burton et Poe, l'œuvre la plus célèbre de ce dernier étant un poème : Le Corbeau (traduit par Charles Baudelaire).
De plus, les poèmes de Poe et de Burton servent à chaque fois de base à l’élaboration des scénarios respectifs qui, certes respectent l’esprit des auteurs, mais entraînent l’histoire dans une nouvelle direction.
Le poème original de Poe est transformé en un véritable feu d’artifice visuel et burlesque entre Price, Karloff et Lorre, tandis que celui de Burton devient une comédie musicale mélancolique et macabre.
Tim Burton laisse sur chacune de ses œuvres plusieurs empreintes récurrentes, parmi lesquelles :
• Présence fréquente de parapluies, d'escaliers aux marches irrégulières, de carrelage noir et blanc, d'arbres tordus, de représentants d'églises peu sympathiques et d'épouvantails. De plus, présence quasi perpétuelle de morts.
• Au début de ses films, les crédits sont souvent présentés en travelling.
• Ses travaux et son style sont influencés par l'artiste Edward Gorey, notamment au niveau de ses peintures à l'encre.
• Il utilise souvent les ombres afin d'obtenir un rendu inquiétant.
• Ses personnages principaux ont tendance à être des individus solitaires, excentriques, timides, en marge de la société, souvent pâles et distants.
• Ses créations présentent un bon nombre de rayures noires et blanches et de spirales tordues.

• Ses films commencent souvent par des flocons de neige tombant la nuit, ou lorsque la fête commence (in medias res).
• Il s'inspire parfois du cinéma expressionniste allemand et de ses images exagérées.
• Pour les trames sonores, il travaille essentiellement avec Danny Elfman (sauf pour Ed Wood, dont la musique est signée Howard Shore et Sweeney Todd : Le Diabolique Barbier de Fleet Street dont la musique est cette fois signée Stephen Sondheim).
• Il insère souvent des références aux Kaijus Eiga dans ses films.
• Il a une prédilection pour les monstres de tous types : loup-garou dans Big Fish, le Pingouin et Catwoman dans Batman, le défi, une galerie complète dans L'Étrange Noël de monsieur Jack

De nombreux éléments sont récurrents dans son univers :
• Les chats ou les chiens, souvent compagnons du héros (Frankenweenie, L'Étrange Noël de Monsieur Jack, etc...)
• Le cirque ou la fête foraine, représentant l'amour du cinéaste pour le grotesque et le bizarre. Le cirque est chez lui non seulement l'expression de la différence mais aussi de la famille car les liens qui unissent ses membres sont généralement très forts. Dans Ed Wood, le réalisateur Edward Wood se constitue une bande d'amis dignes d'une fête foraine (voyant, catcheur, faux vampires, etc...)

• La demeure du héros, isolée du reste de la ville. Souvent un manoir sur une colline (Batman, Beetlejuice), elle se distingue généralement du reste de son environnement : la maison d'Edward aux mains d'argent perchée sur une sinistre montagne détonne au mileu des habitations bariolées de la ville ; à l'inverse, l'intérieur coloré de la chocolaterie de Willy Wonka tranche avec le décor des rues noires et blanches.
• Le pont, qui est un symbole de passage, souvent entre le monde des vivants et celui des morts (Beetlejuice, Les Noces funèbres) ; on peut également penser au pont sur lequel Ichabod Crane rencontre pour la première fois le cavalier sans tête dans Sleepy Hollow).
• La forêt, lieu où le héros va faire une découverte (L'Étrange Noël de monsieur Jack, Big Fish, Sleepy Hollow).

• La cage, qu'il utilise comme représentation de l'enfermement, notamment dans Sleepy Hollow, où Ichabod Crane libère un cardinal (petit oiseau rouge) en sa possession. On peut également citer l'oiseau du Pingouin dans Batman, le défi ainsi que les oiseaux en cage à qui chante Johanna dans Sweeney Todd : Le Diabolique Barbier de Fleet Street. Ou encore le papillon sous la cloche en verre dans Les Noces funèbres, symbole d'emprisonnement.
• Les fêtes d'Halloween et de Noël sont fréquemment mises en scène, notamment présence récurrente d'un plan en plongée où l'on voit des enfants déguisés sur le seuil d'une porte lançant le fameux « Trick or treat! » (L'Étrange Noël de monsieur Jack, Ed Wood, Charlie et la Chocolaterie, etc...)
Tim Burton travaille régulièrement avec certains acteurs :
Johnny Depp, Helena Bonham Carter, Michael Keaton, Michael Gough, Jeffrey Jones, Jack Nicholson, Glenn Shadix, Deep Roy, Christopher Lee, Lisa Marie, Winona Ryder, Danny DeVito, Albert Finney, Paul Reubens, Missi Pyle, Christopher Walken et Alan Rickman.
Miss You
13:30 Publié dans Coups de coeur, Miss Terre et bouts de blogs | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : films, tim burton, animation
19 janvier 2010
Le biopic sur Gainsbourg sort demain !
Je vous en avais un peu parlé sur Gainsbourg, des graffs à un film. L’échéance, un peu lointaine pour certains à l’époque, est maintenant toute proche.
Le Biopic intitulé « Gainsbourg, Vie héroïque » sort demain 20 janvier !!
A vos marques !

D’abord une petite précision. Un biopic ? Cékoitesse ? Ce mot est apparu dans le langage courant récemment et j’ai eu envie d’en savoir un peu plus : Le biopic, abréviation anglophone de biographical picture, est un genre cinématographique à part entière. Il s’agit d’un long-métrage biographique. De fait, il présente donc - de manière plus ou moins réaliste - la vie d’un personnage historique important…. (la suite, très intéressante, est ici ...).
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Quelques mots sur les secrets de tournage ?
Histoire d’être parfaitement prêts avant la séance ;-)
Anecdotes et potins autour du film

Shebam ! Pow ! Blop ! Wiizzz !
Gainsbourg (vie héroïque) est le premier long métrage de Joann Sfar. Né en 1971 à Nice, celui-ci était jusqu'alors connu comme auteur de bandes dessinées, signant (seul ou au sein d'un collectif) plus de 150 albums en dix ans. Sa série la plus fameuse est Le Chat du rabbin, dont les premières aventures ont été publiées en 2002.
Côté vidéo, sa bd Le Petit vampire a été adaptée en dessin animé pour le petit écran, et on lui doit le clip de la chanson de Thomas Fersen Hyacinthe, primé à Annecy en 2006 (il a également collaboré avec le groupe Dionysos, pour des pochettes ou des clips). Parallèlement à Gainsbourg (vie héroïque), Sfar a travaillé à l'adaptation du Chat du rabbin en film d'animation, un long métrage (coréalisé par Antoine Delesvaux), dont la sortie est prévue en juin 2010.

Trompettes de la renommée...
Joann Sfar fait une apparition dans son film : c'est lui qui joue le rôle de Georges Brassens sur scène...
Le physique et le figuré
David Martí explique qu'au départ, Joann Sfar souhaitait que le personnage de Gainsbourg ait une apparence moins réaliste : "Il avait imaginé un Gainsbourg à la Dick Tracy, très anguleux, avec un nez et des oreilles exagérées, vraiment protubérants. Une sorte de copie humaine de La Gueule. On lui a dit que ça allait nuire au jeu de l'acteur, que le personnage perdrait en crédibilité et que les spectateurs auraient plus de mal à s'attacher à lui (...)
Finalement, on a opté pour des légères prothèses sur le nez et les oreilles, qui ne faisaient pas d'Eric Elmosnino une caricature de Gainsbourg." Pour la période Gainsbarre, trois à quatre heures de maquillage étaient nécessaires : "Eric arrivait à 4 heures du matin pour être prêt dans les temps."
Pan... dans la Gueule !
Les maquillages et effets spéciaux ont été confiés à David Martí et Montse Ribé, lauréats d'un Oscar en 2007 pour leur travail sur Le Labyrinthe de Pan de Guillermo Del Toro. Ce sont eux qui ont conçu La Gueule, mais aussi La Patate, "une caricature en 3 dimensions d'un Juif sortant d'uen affiche antisémite", comme l'explique Marti. C'est Montsé Ribé qui s'est glissée dans ce "costume" encombrant : "elle avait 50 kilos à porter, deux fausses jambes en plus des siennes, et elle devait marcher, courir, danser sans perdre l'équilibre."
Coulloud, de Jane à Marilou
La jeune comédienne qui interprète la coiffeuse Marilou, prénom de la jeune femme qui est au coeur de l'album L'Homme à tête de chou, est Chloé Coulloud, une actrice révélée par le film La Tête de maman en 2007. Elle y incarnait une adolescente tourmentée... et fan inconditionnelle de Jane Birkin !
Doug Jones, une bonne "Gueule"
Pour rendre compte visuellement de la complexité de son personnage (le côté Docteur Jekyll et Mr. Hyde), titre d'une chanson, ou l'opposition Gainsbourg/Gainsbarre), Joann Sfar a inventé un personnage, baptisé La Gueule, tel un étrange Gemini Cricket, qui apparait régulièrement pendant le récit et dialogue avec Serge Gainsbourg.
Derrière le masque de La Gueule, on retrouve Doug Jones, comédien américain habitué des monstres : cet ancien contorsionniste incarne Pan dans Le Labyrinthe de Pan de Guillermo Del Toro et Abe Sapien dans Hellboy et Hellboy II du même réalisateur. Et dès 1992, il était grimé en clown dans Batman, le défi de Tim Burton.

Un endroit pour Verlant
Le journaliste Gilles Verlant, biographe de Serge Gainsbourg a été consulté pendant la préparation du film... dans lequel il fait une apparition, dans le rôle d'un flic !
Réferences
Christian Marti, chef-décorateur (un poste-clé pour un film pareil, qui couvre plusieurs époques), parle de ses inspirations et des indications de Joann Sfar : "Il m'a d'abord donné des peintures russes ainsi que des fims comme Nosferatu de Murnau, Les Enfants du paradis de Carné et Amarcord de Federico Fellini en guise de référence.
De mon côté, j'ai aussi visionné des films expressionnistes, vu et revu Rebecca de Hitchcock, je me suis inspiré des collages de Prévert et, surtout, des textes des chansons de Gainsbourg." Certains décors (l'appartement des parents de Gainsbourg, son atelier) ont été contruits dans les studios d'Epinay-sur-Seine, l'appartement de Dali a été reconstitué dans l'Abbaye de Royaumont.
Il était une fois...
Le chef opérateur Guillaume Schiffman explique son travail sur ce film : "Nous sommes partis sur l'idée qu'on allait faire un conte, où il y a des créatures, des choses du domaine du ressenti et une histoire tout sauf linéaire. On voulait rendre l'esprit d'une époque sans s'y référer forcément et que le film soit totalement ancré dans un réel qui autorise le fantastique (...) Quand Bardot est allongée nue sur le lit, je voulais qu'elle soit belle mais pas belle comme elle était dans la réalité.

A un moment, je pense que les gens ont besoin d'imagerie (...) Elle n'était évidemment pas dans une lumière comme ça, belle et dorée. Elle ne dormait certainement pas là non plus. Mais comme comme un tableau à ce moment-là, un instant figé (...) Avec le chef opérateur, nous avons décidé de construire des décors petits et bas de plafond pour créer de l'irréalité, accentuer l'atmosphère du conte (...) Il y avait une volonté de faire une belle image, de mêler le conte et le réel, mais il ne fallait pas que ce soit au détriment de l'histoire."
Jane Birkin, à bon conte...
C'est Jane Birkin qui a souhaité que sous le titre du film figure la mention "Un conte de Joann Sfar", pour insister sur le fait que les dialogues et les situations ne sont pas forcément authentiques, même s'il est question de personnes qui ont réellement existé.
Eh bien, chantez maintenant !
Le compositeur Olivier Daviaud a fait appel à des chanteurs reconnus pour interpréter certains morceaux. il explique ces choix : "Sur Nazi rock, je cherchais un groupe qui puisse faire du rock'n'roll et susciter le malaise. C'était fait pour Dionysos. Pour Love on the beat, j'avais besoin d'un beatbox humain, de bruitages, de cri, de miaulements, qui alalient encore plus loin dans la violence que ce qu'a fait Bambou. Nosfell répondait à tous les critères.
En ce qui concerne Aux armes et caetera, j'ai demandé à K2R Riddim, qui est pour moi la meilleure section rythmique de reggae en France, et à Tyrone Downie, le clavier de Bob Marley, de m'accompagner (...) Pour Qui est in, qui est out, j'ai fait appel à Jeanne Cherhal et Emily Loizeau (...) Les musiciens du groupe Zone libre sont intervenus sur L'Hôtel particulier parce qu'on voulait du rock pur et dur (...) Et Gonzales a interprété les deux tiers des morceaux au piano de Gainsbourg (...) Mais les mains qui jouent du piano à l'image sont les miennes." A noter que les frères jacques sont incarnés par les membres d'un groupe de musiciens et humoristes d'aujourd'hui : le Quatuor. Et signalons que le Canadien Gonzales, excentrique touche-à-tout comme Gainsbourg, a produit deux albums de Jane Birkin et chanté en première partie de Juliette Gréco...

C'est le Nord !
Les séquences censées se dérouler en Jamaïque (pour évoquer la période reggae de Gainsbourg) ont en fait été tournées... dans le Nord de la France ! "C'était marrant de filmer Kingston à Berck dans le Nord de la France, même s'il faisait froid, ils ont planté des poteaux télégraphiques en rang d'oignons et un machino déplaçait les palmiers en pots pour qu'ils soient toujours dans le champ", se souvient Eric Elmosnino.
Signalement : yeux bleus, cheveux châtains...
Il a fallu rencontrer 400 jeunes comédiennes, entre la France et la Grande-Bretagne, avant de trouver celle qui incarnerait Jane Birkin : Lucy Gordon. Cet ancien mannequin était apparue auparavant dans Les Poupées russes et Spider-Man 3. Le 20 mai 2009, alors que les professionnels découvraient à Cannes les premières images de Gainsbourg (vie héroïque), la comédienne, née en 1980, mettait fin à ses jours, par pendaison.
Dans une séquence troublante du film, elle interprète la chanson Le Canari est sur le balcon, morceau méconnu qui figure sur le même album que le légendaire Je t'aime moi non plus, et dans lequel il est question du suicide d'une jeune femme : "Avant d'ouvrir le gaz elle pense à son canari / Avant d'en finir une fois pour toutes avec la vie..."
Un beau gosse pour Fréhél...
Ami de Joann Sfar, dessinateur de bande dessinateur devenu lui aussi réalisateur (Les Beaux gosses), Riad Sattouf joue un petit rôle dans le film, celui du gigolo aux bras de Fréhel-Yolande Moreau.

Sans état d'âme, Eric
Le rôle de Serge Gainsbourg est interprété par un comédien peu connu du grand public, Eric Elmosnino.
Né en 1964, il s'est fait un nom sur les planches, décrochant le Molière de la révélation théâtrale en 2002 pour Léonce et Léna. Au cinéma, on l'a aperçu dans des films d'Olivier Assayas (L'Heure d'été), Bruno Podalydès (il était le clochard de Bancs publics (Versailles rive droite)) ou Valeria Bruni Tedeschi (Actrices).
Quelques semaines avant la sortie de Gainsbourg (vie héroïque), il était à l'affiche du Père de mes enfants. "Ca me plaisait qu'Eric ne connaisse pas Gainsbourg, ça voulait dire qu'il ne serait pas écrasé par ce personnage. Et dès le premier essai, j'ai aimé sa décontraction et son humour", note Joann Sfar.
Le cas Katerine
Boris Vian a les traits de Philippe Katerine. Celui-ci a déjà fait l'acteur, pour les frères Larrieu ou Cédric Kahn, mais il est surtout connu comme chanteur. Héritier de Vian ou Gainsbourg pour son côté dandy, il a connu un succès d'estimer bien avant de remporter les faveurs du public... Et lui aussi a fait chanter des actrices : Anna Karina et Arielle Dombasle.
Gainsbourg a du (Des)chien...
On compte pas moins de trois ex-Deschiens dans Gainsbourg (vie héroïque) : Yolande Moreau, mais aussi François Morel et Philippe Duquesne...

Looking for Serge
La première idée de Joann Sfar a été de confier le rôle de Serge Gainsbourg à... la fille de celui-ci, Charlotte Gainsbourg. D'abord séduite, elle a finalement décliné cette proposition. Le réalisateur a ensuite pensé à Mathieu Amalric (qui a passé des essais), mais a renoncé à cette deuxième piste en raison de la trop grande notoriété du comédien.
Jeunesse et Genèse
Serge Gainsbourg fait partie de l'imaginaire de Joann Sfar depuis son plus jeune âge : "Dans les disques et les magazines de ma maman, Gainsbourg était partout. J'ai grandi entouré de ça (...) Adolescent, je me suis mangé l'intégrale de Gainsbourg. Je l'écoutais en dessinant. J'aimais l'idée qu'il ait voulu dessiner et qu'il n'y soit pas parvenu, qu'il ait été en recherche d'amour et de légitimité vis-à-vis de la France comme je l'étais moi, avec ma famille mi-russe mi-algérienne."
Il signe alors une adaptation en bande dessinée de Evguénie Sokolov, le seul roman de l'Homme à tête de chou. "Je suis arrivé à Paris trois mois après la mort de Gainsbourg. Je susi allé rue de Verneuil, j'ai jeté ma BD sur Sokolov dans la boite aux lettres et je suis parti."
Il s'est ensuite intéressé à un artiste bien plus obscur, le peintre bulgare Pascin. "J'ai fait autour de Pascin ce que je ne m'autorisais pas encore à faire autour de Gainsbourg." En 2006, lorsque le producteur Marc du Pontavice, fan de son travail de dessinateur (notamment sur Pacsin), lui proposera de réaliser un film, Sfar lancera l'idée d'un long métrage sur Serge Gainsbourg, en précisant : Ce ne sont pas les vérités de Gainsbourg qui m'intéressent mais ses mensonges."
En avant la musique !
La partition de Gainsbourg (vie héroïque) est signée Olivier Daviaud, compositeur et arrangeur qui a travaillé entre autres avec Jacques Higelin et le groupe Dionysos. Ces derniers apparaissent d'ailleurs dans le film, accompagnant Gainsbourg lors de l'interprétation de Nazi rock.
A noter que les comédiens du film, comme Eric Elmosnino (qui a suivi 4 mois de caoching musical) ou Laetitia Casta chantent avec leur propre voix dans le film. "Il y a plus de 60 moments musicaux dans le film, ça me laissait de la marge. Je me suis réapproprié leschansons de Gainsbourg et pour les musiques additionnelles, j'ai créé des compositions dans lesquelles j'ai injecté des éléments de l'univers musical de Gainsbourg."
D’autres liens ?
• Incontournable, le site officiel du film
• Les années Toulouse, dont parlait Anna sur « Bonjour » ce matin
• Et une chronique « L’homme à la tête de chouchou » sur le documentaire diffusé par France3 hier soir et mentionné par Ramsès, également sur « Bonjour ».
Bonne séance !
Miss You
15:30 Publié dans Miss Terre et bouts de blogs, Musique | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : films, serge gainsbourg, tim burton
16 août 2009
« Hôtel Woodstock / Taking Woodstock », le film
Sur la note Il y a 40 ans, Woodstock !, Bloody Mary a mentionné ce film. J’ai eu envie d’en savoir un peu plus, en attendant de le voir avec elle ;-)

Date de sortie : 23 Septembre 2009
Réalisé par Ang Lee
Avec Emile Hirsch (grandiose dans Harvey Milk), Demetri Martin, Liev Schreiber (Casting complet)
Film américain.
Genre : Comédie dramatique
Durée : 2h.
Année de production : 2009
Titre original : Taking Woodstock

1969. Elliot, décorateur d'intérieur à Greenwich Village, traverse une mauvaise passe et doit retourner vivre chez ses parents, dans le nord de l'État de New York, où il tente de reprendre en mains la gestion de leur motel délabré.
Menacé de saisie, le père d'Elliot veut incendier le bâtiment sans même en avoir payé l'assurance alors qu'Elliot se demande encore comment il va enfin pouvoir annoncer qu'il est gay...

Alors que la situation est tout simplement catastrophique, il apprend qu'une bourgade voisine refuse finalement d'accueillir un festival de musique hippie. Voyant là une opportunité inespérée, Elliot appelle les producteurs.
Trois semaines plus tard, 500 000 personnes envahissent le champ de son voisin et Elliot se retrouve embarqué dans l'aventure qui va changer pour toujours sa vie et celle de toute une génération.
Présenté à Cannes
Hôtel Woodstock a été présenté en Sélection officielle au Festival de Cannes 2009, en compétition. En septembre de la même année, au moment même où Ang Lee préside le jury de la Mostra de Venise, le film est égelement présenté au Festival de Deauville.
Demetri a du métier
Ang Lee a confié le rôle principal à un comédien inconnu du public français. Demetri Martin, acteur new-yorkais né en 1973, est célèbre outre-Atlantique pour ses shows de stand-up. Il fait des prestations remarquées sur la chaîne télévisée Comedy central, dans le Daily show, ainsi que dans ses propres émissions, comme Important things with Demetri Martin. Avant Hôtel Woodstock, il n'avait fait que de brèves apparitions au cinéma, dans Mafia Blues 2 - la Rechute ou The Rocker.

40 ans après
Hôtel Woodstock de Ang Lee s'attache à un aspect particulier de cette manifestation, qui eut lieu 40 ans avant la sortie du film, et qui fit l'objet d'un fameux documentaire Woodstock réalisé Michael Wadleigh -dont Martin Scorsese fut l'un des monteurs.
L'Amérique d'Eric
La photo du film est signée Eric Gautier, grand chef-opérateur français, collaborateur régulier d'Arnaud Desplechin, Olivier Assayas ou Patrice Chéreau. Hôtel Woodstock n'est pas sa première expérience américaine : après Carnets de voyage, il a travaillé sur A Guide to Recognizing Your Saints (inédit en France) et Into the Wild avec, déjà, Emile Hirsch.

Fidélité
On retrouve au générique James Schamus, fidèle collaborateur de Ang Lee (à la fois comme producteur et comme scénariste), depuis son tout premier film Tui shou en 1992.
Le Woodstock de Danny Elfman
C'est la deuxième fois, après Hulk en 2003, que Ang Lee fait appel pour la musique au complice de Tim Burton Danny Elfman.

*
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Source texte, photos, vidéo allociné
Bonne séance !
Miss You
11:30 Publié dans Miss Terre et bouts de blogs | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : films, tim burton, ang lee
07 juillet 2009
Le Labyrinthe de Pan

Je vous parlais dernièrement d'un réalisateur mexicain que j'aime beaucoup, Alejandro González Iñárritu, du coup, ça m'a donné envie de vous parler d'un de ses confrères ( avec Alfonso Cuarón) de la même génération et ami proche, j'ai nommé Guillermo del Toro et particulièrement de son film "Le Labyrinthe de Pan".
Pour moi, Guillermo del Toro, c'est un peu le Tim Burton mexicain. Il parvient sans peine à me faire entrer dans des univers fantastiques.
(tels que les horloges), les monstres, les endroits mal éclairés, et ce qui est à l'état larvaire. »
« La fascination que j'éprouve pour eux [lesmonstres] est quasiment anthropologique... Je les étudie,
je les dissèque dans bon nombre de mes films : je veux savoir leur mode de fonctionnement,
de quoi ils sont faits, et quels êtres sociaux ils sont. »
Il devrait prochainement adapter "Sacrées Sorcières", le roman pour enfants de Roald Dahl et doit réaliser Bilbo le Hobbit en 2011. L'article de Wikipédia concernant Guillermo del Toro donne le vertige tant il a de projets cinématographique en cours !!!
Mais revenons au "Labyrinthe de Pan". Voici ce qu'en dit Robert Hospyan sur Films de Culte :
Espagne, 1944. Fin de la guerre. Carmen, récemment remariée, s'installe avec sa fille Ofélia chez son nouvel époux, le très autoritaire Vidal, capitaine de l'armée franquiste. Alors que la jeune fille se fait difficilement à sa nouvelle vie, elle découvre près de la grande maison familiale un mystérieux labyrinthe...
LE LABYRINTHE DES PASSIONSSixième long métrage et première sélection au Festival de Cannes pour l’auteur mexicain, qui retourne dans son pays d’origine entre deux projets hollywoodiens, comme il l’avait fait en 2001 avec L’Echine du Diable. Le Labyrinthe de Pan est décrit justement comme un parent de ce dernier. Tout droit issu de l’imaginaire du cinéaste, qui trouve une nouvelle fois le moyen d’explorer ses obsessions (l’enfant face au monstre, l’Espagne des années 40, la figure du labyrinthe), le film marque une fois de plus la progression de l’auteur depuis ses débuts avec le fondateur Cronos. A plus d’un titre, son dernier opus sonne comme le film de la maturité, tant thématique qu’esthétique. Del Toro abandonne ici ses spectres à demi morts pour aborder la question de la mortalité de manière frontale. Maturité et donc fin de l’innocence, comme c’est le cas pour la principale protagoniste du film, une innocence corrompue par l'arrivée du fascisme ("mort de l'âme" selon Del Toro).
L'idée de transition, de passage, est véhiculée tout le long du film, comme le symbolisent si bien tous ces "raccords invisibles" qui se font sur une surface sombre derrière laquelle on passe pour révéler un autre plan, révéler ce qui se cache derrière. L'univers du Labyrinthe de Pan est fait de secrets et de portails, témoignant d'un contraste perpétuel entre le monde réel et le monde des contes de fées et où l'on se rend compte que la réalité est infiniment plus cruelle que ne peut le permettre la plus effrayante création née de l'imagination d'une enfant et que les monstres existent. Del Toro adopte ici la lumière du clair de lune plutôt que la chaleur ambrée de ses précédents films et signe une œuvre triste, à l'image de sa mélodie fredonnée avec douceur au début et, surtout, à la fin.
LE SYNDROME DE PANComme d’habitude chez le réalisateur, le monstre n’est cependant pas celui que l’on croit. Outre les insectes, créatures si chères à l’auteur, métamorphosées ici en fées chargées de guider l’héroïne d’un monde à l’autre, ambassadrices de ce nouvel univers, on trouve un monstre en apparence en la personne de Pan. Dieu de la mythologie grecque, Pan était réputé pour ses facéties et son appétit sexuel.
Deux caractéristiques qui mèneront à sa diabolisation par le christianisme du Moyen-Âge, qui octroiera les cornes et les sabots du dieu grec à Satan. Pan inspirait également la peur dans les moments de solitude (la "peur panique") et s’avère être le seul dieu à avoir un jour connu la mort. Le personnage porte alors en lui les graines du symbole qu’il représente dans ce récit. Effrayée dans un premier temps par la faune, la jeune Ofelia devra alors affronter le caractère malicieux de la créature et éventuellement faire face à la mort. Ainsi Pan se révèle être une figure bénéfique tandis que le monstre réel se cache sous les traits de Sergi Lopez, capitaine fasciste de l’Espagne franquiste.
A l’instar du personnage d’Eduardo Noriega dans L’Echine du Diable, le Mal est à nouveau incarné par une figure masculine séduisante. Seulement ici, comme le souligne Del Toro, "le capitaine Vidal est méchant par choix". La question du choix, déjà présente dans Hellboy, définissant la personne que l’on décide d’être, est au cœur du film. En opposant le fascisme (abolition du choix) à l’imagination, le metteur en scène met en contraste les deux choix qui font des personnages (Ofelia et le Capitaine Vidal) ce qu’ils sont. Si le Mal s’impose comme une solution plus facile, le choix de la solution plus ardue aboutit à une sorte d’immortalité comme le représente la fable de la rose évoquée dans le film (une fleur qui rend immortel mais dont l’accès est rendu périlleux par ses épines mortelles).
Cette question du choix de la personne que l'on veut devenir est un thème que j'ai particulièrement aimé dans la très belle pièce de Jean Anouilh Le voyageur sans bagage, pièce dont je parlerai un jour certainement.
Le Labyrinthe de Pan aura été pour moi, l'occasion de retrouver l'excellent Sergi Lopez que je venais de voir quelque temps avant dans "Les mots bleus" de Alain Corneau où il incarnait un personnage très attachant loin, bien loin, du terrifiant capitaine Vidal. Comme quoi, c'est un véritable comédien qui sait jouer.


Le Labyrinthe de Pan est disponible en VOD.
La partition pour piano de Lullaby est téléchargeable gratuitement ici.
anti
13:51 Publié dans L'Univers d'Anti | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : films, piano, partition, mexique, guillermo del toro, tim burton

















